Cod. Th. l. 13, tit. 3, leg. 8, 9 et 10.]

La ville de Rome vit alors naître dans son enceinte un établissement

honorable à la religion chrétienne, et conforme à l'esprit de l'église,

qui, animée d'une tendresse maternelle pour tous ceux qu'elle

renferme dans son sein, embrasse avec prédilection les indigents

comme la portion la plus faible de sa famille. Valentinien choisit

entre les médecins de Rome des personnes habiles, qui sussent mettre

plus d'honneur à prendre soin des pauvres, qu'à rendre aux riches

des services intéressés; il en institua quatorze, un pour chaque

quartier; il leur assigna un entretien honnête sur le trésor public;

il leur permit d'accepter ce que les malades guéris leur offriraient

par reconnaissance, mais non pas d'exiger ce qu'ils auraient promis

par crainte avant leur guérison; il ordonna que les places vacantes

seraient données au concours, sans nul égard à la faveur, ni aux plus

puissantes recommandations. Les médecins déja en fonction examinaient

les récipiendaires, et jugeaient de leur capacité: il fallait au

moins sept suffrages pour être choisi; et sur un rescrit du prince

qui confirmait l'élection, le préfet de la ville expédiait les

provisions. Quelques temps après, il dispensa les médecins de Rome et

les professeurs des lettres et des sciences, de fournir des miliciens,

et de loger des gens de guerre: il les exempta en général, eux et leurs

femmes, de toutes charges publiques.

[Note latérale: XLV.

Probus préfet du prétoire.

Amm. l. 27, c. 11 et ibi Vales.

Grut. inscr. p. 450, nº 1, 2, 3, 4, 5.

Reines. insc. p. 68.

Prud. in Symm. l. 1, v. 553.

Auson. ep. 16.

Claud. de Olyb. et Prob. cons. v. 41, et seq.

God. ad Cod.

Th. t. 4, p. 95, et t. 6, p. 379.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 252 / 354 题