Cod. Th. l. 11, tit. 10. leg. 1, et tit. 11, leg. unic. et ibi God.]

Il fit trembler à leur tour ces officiers de province, qui abusent de

l'autorité que leur donnent leurs fonctions, pour se faire craindre

des habitants, et les assujettir à des servitudes onéreuses; il leur

défendit, sur peine de mort et de confiscation de tous leurs biens,

d'imposer aucune corvée aux habitants de la campagne pour leur service

particulier, d'en exiger aucun de ces présents qui étaient devenus,

par abus, des redevances annuelles, d'accepter même ce qui leur était

volontairement offert; et par un excès de sévérité, il condamna à la

même peine l'habitant qui, pour sauver l'officier concussionnaire,

prétendrait l'avoir servi de son propre mouvement et sans en être

requis. Pour ce qui regardait les travaux publics, il les épargnait

aux paysans, surtout dans les temps où la terre demande leurs peines

et leurs soins. _Il vaut mieux_, disait-il, _aller chercher dans les

maisons oisives des villes, des bras inutiles, pour les occuper à

ces ouvrages, que d'arracher les laboureurs à des travaux qui font

subsister les villes mêmes_.

[Note latérale: XLIV.

Etablissement des médecins de charité.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 251 / 354 题