Cod. Just. l. 2, tit. 6, leg. 6 et 7.]

Le trait de justice, auquel on attribue la disgrace de Sévéra, n'est

pas constaté par un témoignage assez authentique: il ne se trouve

que dans la chronique d'Alexandrie[702]; mais on ne peut refuser à

Valentinien, la louange d'avoir montré une aversion extrême, pour

toute apparence d'injustice et de concussion. Ce caractère d'équité

éclate dans la loi qu'il publia cette année pour régler la conduite des

avocats. Après avoir proscrit ces traits outrageants, qui transforment

un plaidoyer en libelle diffamatoire, il interdit aux avocats toute

convention avec leurs clients: il leur défend de rejeter comme

insuffisant ce qui leur est offert par une libre reconnaissance, et

d'allonger à dessein les procédures: il permet aux personnes titrées

d'exercer cette noble profession, pourvu qu'elles la remplissent avec

noblesse; et que, renonçant à un vil intérêt, elles n'en retirent

d'autre récompense que l'honneur de défendre l'innocence et la justice.

Deux ans après, afin que deux plaideurs n'eussent l'un sur l'autre

aucun avantage que par la qualité de leur cause, il ordonna que les

juges donneraient aux deux parties des avocats d'une égale capacité;

et il défendit à l'avocat nommé pour soutenir le droit d'une des

parties, de refuser son ministère sans une raison valable, à peine

d'interdiction perpétuelle.

[Note 702: Et dans la Chronique de Malala (part. 2, p. 34).--S.-M.]

[Note latérale: XLIII.

Loi contre les concussions.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 250 / 354 题