Andronicus, gouverneur de Phénicie, s'était rendu recommandable par son
désintéressement, par sa douceur, par sa justice. Lié d'amitié avec
Procope, le tyran l'avait appelé auprès de lui, et lui avait confié le
gouvernement de la Bithynie et ensuite de la Thrace. Quoiqu'il ne se
vît qu'à regret dans un parti dont il prévoyait la ruine prochaine, il
servit fidèlement Procope, et dans son désastre il crut indigne de lui
de trahir un ami malheureux. Il ne voulut pas même se soustraire par la
fuite à la vengeance du vainqueur qui aurait été, dit Libanius, assez
généreux pour lui pardonner, si le courtisan Hiérius, animé contre
Andronicus par une ancienne inimitié, n'eût sollicité son supplice.
[Note latérale: L.
Conduite de Valens à l'égard de quelques partisans de Procope.