Zos. l. 4, c. 8.]

Marcellus, parent de Procope, commandait la garnison de Nicée. Zosime

rapporte que le tyran lui avait mis entre les mains un manteau de

pourpre, aux mêmes conditions qu'il en avait lui-même reçu un de

Julien. Dès que ce général eut appris la mort de Procope, il fit tuer

Sérénianus qu'il tenait prisonnier. Ce meurtre sauva la vie à beaucoup

d'innocents, que Valens, par les conseils de ce méchant homme qu'il

écoutait volontiers, n'aurait pas manqué d'immoler à une aveugle

vengeance. Après cette exécution, Marcellus courut à Chalcédoine, où

il se fit proclamer empereur par une troupe de désespérés. Il comptait

sur trois mille Goths qui venaient de passer en Asie pour secourir

Procope[497]. D'ailleurs il n'appréhendait rien du côté de l'Illyrie,

où la mort du tyran était encore ignorée. Mais un pouvoir si faiblement

appuyé fut détruit sans peine. Il n'en coûta à Valens que d'envoyer

une troupe de soldats braves et hardis, qui enlevèrent Marcellus comme

un criminel, et le jetèrent dans un cachot. On l'en tira peu de jours

après pour lui faire endurer de cruels tourments, et le mettre à mort

avec ses complices.

[Note 497: C'était une partie des troupes auxiliaires, que Procope

avait obtenues des rois Goths, au moyen d'un subside et en faisant

valoir sa parenté avec Constantin. _Gothorum tria millia regibus jam

lenitis ad auxilium erant missa Procopio, Constantianam prætendenti

necessitudinem, quæ ad societatem suam parva mercede traduci posse

existimabat._ Amm. Marc. l. 26, c. 10.--S.-M.]

[Note latérale: XLVIII.

Punition des complices de Procope.

Amm. l. 26, c. 10.

Zos. l. 4, c. 8.

Them. or. 7, p. 84 et 93.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 195 / 354 题