Amm. l. 26, c. 6. Zos. l. 4, c. 5.]

La disposition des esprits fit concevoir à Procope un dessein supérieur

à son génie encore plus qu'à sa fortune. Il crut que le désespoir

général lui rendrait facile à exécuter ce que le sien lui suggérait.

N'ayant à risquer qu'une vie plus déplorable que la mort, il résolut

de périr, ou de se rendre maître de l'empire[456]. Il se découvrit

d'abord à un eunuque de la cour nommé Eugène, disgracié depuis peu, et

très-capable par son ressentiment et par ses richesses de le seconder

avec zèle et avec succès. Eugène lui promit de sacrifier tout pour

une si noble entreprise. On voyait alors tous les jours passer par

Constantinople des troupes qui filaient vers l'intérieur de la Thrace,

pour garnir les bords du Danube. Deux cohortes[457] venaient d'arriver,

et devaient séjourner dans la ville pendant deux jours. Procope, qui

connaissait plusieurs de leurs officiers, les gagna par ses promesses:

ils s'obligèrent par serment à le servir.

[Note 456: _Procopius ærumnis diuturnis attritus, et vel atrocem mortem

clementiorem ratus malis quibus afflictabatur, aleam periculorum omnium

jecit abrupte._ Amm. Marcell. l. 26, c. 6.--S.-M.]

[Note 457: C'étaient les _Divitenses_ et les _Tungricani juniores_,

comme on l'apprend d'Ammien Marcellin, l. 26, c. 6.--S.-M.]

[Note latérale: XXXI.

Procope prend le titre d'empereur.

Amm. l. 26, c. 6.

Themist. or. 7, p. 91.

Zos. l. 4, c. 5.

Hier. chron.

Idat. chron.

Socr. l. 4, c. 3.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 177 / 354 题