Cellar. geog. l. 3, c. 4, art. 10.]

Jamais les tremblements de terre ne furent aussi fréquents que dans ce

siècle. Il en arriva un cette année, si semblable à celui dont nous

avons parlé sur l'an 362, qu'Ammien Marcellin les a confondus. Le 21

de juillet ce terrible fléau fut annoncé par des éclairs redoublés

qui parurent au lever du soleil. La terre fut agitée par de violentes

secousses dans toute l'étendue de l'empire. La mer sur plusieurs

côtes recula à une grande distance, et découvrit des montagnes et des

vallées cachées jusqu'alors au fond de ses abîmes. Revenant ensuite

avec fureur, elle inonda ses rivages, renversa quantité d'édifices dans

les villes voisines, submergea des milliers d'hommes et de bestiaux,

et porta des vaisseaux bien loin dans les terres. Ammien Marcellin

rapporte qu'en passant plusieurs années après par le territoire

de Méthone, aujourd'hui Modon dans la Morée, il y vit la carcasse

d'un navire, que la violence des eaux avait poussé à deux milles du

rivage[435]. La Sicile souffrit beaucoup de ce tremblement. En Arabie

les murs d'Aréopolis, nommée dans l'écriture-sainte Ar et Rabbath-Moab,

autrefois capitale du pays des Moabites, tombèrent en une nuit.

[Note 435: Ammien Marcellin rapporte, l. 26, c. 10, qu'à Alexandrie des

vaisseaux furent portés sur le toit des maisons.--S.-M.]

[Note latérale: XXVI.

Valentinien en Gaule.

Amm. l. 26, c. 5.

Zos. l. 4, c. 9.

Sext. Rufus.

God. ad Cod.

Theod. t. 2, p. 283.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 172 / 354 题