Cellar. geog. l. 2, c. 4, art. 70.]

Ce prince, associant son frère à la puissance souveraine, avait résolu

de partager le gouvernement des diverses provinces de l'empire. Les

entreprises des Barbares, qui après la mort de Julien s'étaient

réveillés de toutes parts, le pressaient d'exécuter ce dessein. Les

Allemans ravageaient la Gaule et la Rhétie; les Sarmates et les

Quades, la Pannonie; les Pictes, les Scots, et les Attacottes[419],

peuple jusqu'alors inconnu, et dont il n'est plus parlé depuis ce

temps-là, alarmaient la Grande-Bretagne par des courses continuelles;

les Austuriens et d'autres nations Maures insultaient l'Afrique avec

plus d'audace que jamais; la Thrace voyait ses campagnes pillées par

différents partis de Goths. Du côté de l'Orient, le roi de Perse

faisait revivre d'anciens droits sur l'Arménie: il prétendait que la

mort de Jovien, avec lequel il avait traité, lui rendait la liberté

de reprendre ce pays, dont les anciens rois de Perse avaient été en

possession[420].

[Note 419: Ammien Marcellin (l. 26, c. 4), y joint les Saxons. C'était

une indication à ne pas négliger.--S.-M.]

[Note 420: Ces faits racontés d'une manière bien concise et assez

confuse par Ammien Marcellin, se trouveront avec tous leurs

développements, ci-après, liv. XVII, § 3-14.--S.-M.]

[Note latérale: XIV.

Maladie des deux princes.

Amm. l. 26, c. 4.

Zos. l. 4, c. 1.

Eunap. in Max. t. 1, p. 58 et 59 ed. Boiss.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 165 / 354 题