Personne n'avait contribué autant que Salluste à l'élévation de
l'empereur. Dès que cet ami généreux le vit assuré sur le trône, il lui
demanda pour récompense de ses services la permission de se démettre de
la préfecture, et de passer en repos le reste de sa vieillesse: _Eh!
quoi_, lui répondit Valentinien, _ne m'avez-vous donc chargé d'un si
pesant fardeau, que pour m'en laisser accablé, sans vouloir m'aider
à le soutenir?_ Il refusa constamment de consentir à la retraite de
Salluste: heureux s'il n'eût jamais trouvé que de ces ministres qui ne
se servent pas eux-mêmes en servant le prince, et qui n'aperçoivent
dans leur emploi que les obligations qu'il leur impose.
[Note latérale: X.
Il prend pour collègue son frère Valens.
Amm. l. 26, c. 4, et l. 31 c. 14.
Vict. epit. p. 229.
Themist. or. 6, p. 71 et or. 8, p. 119 et 120.
Zos. l. 4, c. 1.
Idat. chron.
Chron. Alex. vel Paschal. p. 301.
Socr. l. 4, c. 1.
Philost. l. 8, c. 8.