Socr. l. 3. c. 21.]

Sapor, soit qu'il voulût amuser Julien, soit qu'il fût en effet

effrayé de ses succès, lui députa un des grands de sa cour, pour lui

proposer de garder ses conquêtes, et de conclure un traité de paix

et d'alliance. Ce député s'adressa d'abord à Hormisdas frère de son

maître; et se jetant à ses genoux, il le supplia de porter à Julien

les paroles de Sapor[236]. Le prince perse s'en chargea avec joie;

la prudence lui persuadait qu'une pareille ouverture ne pouvait être

que très-agréable à l'empereur: c'était acquérir une vaste et riche

province, et recueillir le plus grand fruit qu'il pût raisonnablement

espérer de ses travaux. Mais Julien séduit par des songes trompeurs,

et par les prédictions de Maxime aussi vaines que ces songes, s'était

enivré du projet chimérique de camper dans les plaines d'Arbèles et

de mêler ses lauriers à ceux d'Alexandre; déjà même il ne parlait

que de l'Hyrcanie et des fleuves de l'Inde[237]. Il reçut froidement

Hormisdas; il lui commanda de garder un profond silence sur cette

ambassade, et de faire courir le bruit que ce n'était qu'une visite que

lui rendait un seigneur de ses parents. Il craignait que le seul nom de

paix ne ralentît l'ardeur de ses troupes.

[Note 236: Ammien Marcellin ne dit rien de ces propositions de

paix.--S.-M.]

[Note 237: Ce sont là des phrases de Libanius (or. 10, t. 2, p.

301.)--S.-M.]

[Note latérale: XXXVI.

Il est trompé par un transfuge.

Liban. or. 10, t. 2, p. 301 et 302.

Greg. Naz. or. 4, t. 1, p. 114 et 116.

Sext. Rufus. Vict. epit. p. 228.

Chrysost. de Sto Babyla, contra Jul. et Gent. t. 2, p. 575 et 576.

Amm. l. 24, c. 7.

[Zos. l. 3, c. 26.]

Socr. l. 3, c. 22.

Theod. l. 3, c. 21.

Soz. l. 6, c. 1.

Philost. l. 7, c. 15.

Oros. l. 7, c. 30.

Histoire du Bas-Empire. Tome 03 · 第 102 / 354 题