Ma chère Bérénice,
Depuis quatre jours, nous sommes au feu sans nous déchausser ni nous
déséquiper. Il fait aujourd'hui un temps splendide. Je me sens très fort
et très vigoureux. Nous allons attaquer dans quelques instants. Si je
suis tué, mes dernières pensées seront pour toi.
Je t'embrasse.
Max MAGNUS.
_Lettres du Commandant IMHAUS DE MAHY, officier en retraite, qui a
repris volontairement du service à 60 ans, tué héroïquement à Verdun, à
62 ans, le 30 Mars 1916._