SECTION VI.

BIBLIOTHÈQUES ADMINISTRATIVES.

349. On entend par _bibliothèques administratives_ les collections de

documents et d'ouvrages administratifs formées dans les préfectures

et les sous-préfectures pour le service des bureaux. Ces institutions

sont récentes. L'Assemblée constituante avait décrété l'envoi à

toutes les administrations de département d'un exemplaire officiel de

chaque loi[474]. Elles reçurent de même le _Bulletin des lois_ auquel

s'ajoutèrent plus tard le _Recueil des actes administratifs de la

préfecture_, celui des _Circulaires du ministère de l'intérieur_ et

le Moniteur[475]. Plusieurs préfectures possédaient encore quelques

ouvrages de jurisprudence, débris des bibliothèques des intendances,

dans les pays d'États ou d'élection. Mais, en admettant que les

collections fussent complètes, ce qui était rare, elles étaient

absolument insuffisantes. Les préfets et sous-préfets devaient se

procurer, _à leurs frais_, les ouvrages d'administration nécessaires

à leur travail et à celui de leurs bureaux pour l'instruction des

affaires; en cas de mutation, ils emportaient ces livres, leur

propriété personnelle, ou les cédaient à leurs successeurs. Par

une circulaire en date du 26 août 1837, M. de Montalivet, ministre

de l'intérieur, appela l'attention des préfets sur la nécessité de

créer dans les préfectures et sous-préfectures des bibliothèques

administratives dont le département et l'État supporteraient

concurremment les frais; il les invitait à provoquer les souscriptions

des conseils généraux à cet effet et se proposait de confier le choix

des livres à une commission gratuite instituée près son ministère,

pour assurer le bon emploi des fonds. L'année suivante, il demanda

l'inscription au budget d'un crédit de 25,000 fr. pour achat d'ouvrages

administratifs; la discussion fut assez vive: tout en reconnaissant

l'utilité des bibliothèques administratives, M. Dufaure voulait qu'on

en laissât l'initiative aux conseils généraux et la Chambre finalement

refusa le crédit[476].

350. Ce fut donc presque exclusivement aux frais des départements que

se constituèrent les bibliothèques des préfectures, les acquisitions

étant faites sur des allocations spéciales votées par les conseils

généraux et, avec l'agrément ministériel, portées dans la seconde

section du budget[477]; aussi sont-elles reconnues comme propriétés

départementales. Le ministre dut se borner à envoyer aux préfets des

instructions pour en assurer l'ordre et l'entretien. Il recommanda

notamment d'appliquer aux collections de livres les mesures de contrôle

et de conservation établies pour les autres parties du mobilier

départemental, au premier rang desquelles figure un récolement

annuel[478]; de faire dresser et tenir à jour un catalogue dont

les feuillets seraient cotés et parafés par le secrétaire général

ou le sous-préfet et signés par eux à chaque récolement; de faire

timbrer les livres sur la couverture et la page du titre au moyen

d'une estampille ainsi conçue: _Préfecture de..._; _Sous-préfecture

de..._; Il prescrivit aux sous-préfets de déposer à la préfecture un

double de leurs catalogues et aux préfets d'envoyer au ministère un

exemplaire des catalogues de toutes les bibliothèques administratives

du département. Et comme, sans son autorisation, le préfet ne pouvait

alors procéder à l'emploi des sommes votées par le conseil général, il

se réserva de n'approuver la dépense qu'après communication de la liste

des acquisitions projetées[479].

351. Une bibliothèque administrative centrale fut fondée, vers le

même temps, au ministère de l'intérieur. Un arrêté du 25 juin 1841

l'organisa. Elle devait comprendre les procès-verbaux et autres

documents imprimés des Chambres, les publications officielles et

semi-officielles des ministères et administrations publiques, des

ouvrages de droit administratif et aussi les publications et actes

émanés des préfectures, sous-préfectures et administrations locales,

les rapports au conseil général, ses délibérations, les annuaires

départementaux, etc.[480], c'est-à-dire tous les éléments de

l'histoire politique et administrative de la France, plan large et

excellent auquel l'exécution n'a répondu que bien imparfaitement[481].

Cette collection était placée dans les attributions du secrétariat

général et spécialement destinée au service des chefs et employés

de l'administration centrale et des fonctionnaires, les personnes

étrangères pouvant y être admises, sur une autorisation du ministre.

Le catalogue fut imprimé dès 1844. La même année, le ministre, M.

Duchâtel, obtenait de la Chambre des pairs et de la Chambre des députés

la concession d'un exemplaire de leurs procès-verbaux et de leurs

impressions à la bibliothèque administrative de chaque préfecture,

et adressait aux préfets sur la tenue de ces bibliothèques, leur

classement et la rédaction des catalogues, des instructions encore

aujourd'hui appliquées.

352. La bibliothèque administrative devait être confiée à l'archiviste

ou à un employé des bureaux versé dans la connaissance des ouvrages

de droit et d'administration: l'expérience a fait attribuer partout à

l'archiviste la direction de ce service qui peut être considéré comme

une annexe de celui des archives[482].

353. Le catalogue méthodique ne dispense pas le bibliothécaire de

tenir un registre-inventaire où sont consignées les entrées d'ouvrages

avec leurs dates. Tous les trois ans, le préfet envoie au ministère

le supplément des catalogues des bibliothèques administratives

de son département; il y joint la liste des livres conservés en

double exemplaire ou en nombre[483]. Ces documents, centralisés à

la bibliothèque du ministère, forment l'inventaire général de cette

propriété des départements et permettent de combler des lacunes, le

ministère pouvant signaler des acquisitions à faire et provoquer des

échanges entre préfectures.

354. Grâce aux crédits annuels votés par les conseils généraux, et

aussi au zèle des archivistes-bibliothécaires, les bibliothèques

administratives se sont développées et un certain nombre ont acquis

une réelle importance. Elles envoient régulièrement leurs catalogues

au ministère depuis 1858[484]. Par suite de leur spécialité, ces

collections sont appelées à rendre plus tard d'utiles services à

l'érudition. Les documents administratifs qu'elles possèdent ne se

trouvent guère dans les bibliothèques publiques et moins encore dans

celles des particuliers: c'est là cependant que les historiens de

l'avenir devront apprendre le fonctionnement et le mécanisme des

institutions françaises depuis 1789.

355. En louant la pensée qui inspira la création de la bibliothèque

centrale du ministère, nous avons eu occasion de constater que les

résultats répondaient mal au but poursuivi. Le personnel n'y a pas

toujours été à la hauteur de la tâche[485]. Il existe à Paris une

autre bibliothèque administrative, conçue sur le même plan, mieux

organisée, plus complète et appelée à rendre les mêmes services, non

seulement aux fonctionnaires, mais au public: celle de la préfecture de

la Seine. Avant 1871, elle était confondue dans les locaux de l'Hôtel

de Ville avec la bibliothèque de la Ville de Paris. L'une et l'autre

ont été détruites. En 1872, elles ont été reconstituées séparément,

la bibliothèque historique à l'hôtel Carnavalet, la bibliothèque

administrative à la préfecture. Cette séparation a profité à toutes

les deux. Le Conseil municipal inscrit annuellement au budget communal

un crédit de 15,000 francs pour les diverses dépenses d'entretien de

la bibliothèque administrative; depuis 1878, on a créé une section

étrangère, sur l'initiative de M. Ferdinand Duval, préfet de la

Seine[486].

356. La section française comprend actuellement plus de 12,000 volumes:

textes des lois, recueils de jurisprudence, revues, journaux de droit,

publications officielles du département de la Seine et de la Ville de

Paris, ouvrages d'un intérêt général ou spécial concernant l'État,

l'administration départementale ou communale, documents publiés par les

Chambres et les administrations publiques, rapports et procès-verbaux

des conseils généraux, des conseils d'hygiène et de salubrité, actes

administratifs des préfectures, etc. Une large part y est faite à

l'administration locale.

La section française est ouverte tous les jours pendant les heures

de travail des bureaux. Les livres ne sont consultés que sur place:

mesure excellente et indispensable, selon nous, à la bonne tenue de la

bibliothèque d'une administration; la trop grande facilité des prêts

est la cause la plus ordinaire du désordre qu'on y constate si souvent.

357. Deux catalogues ont été établis, l'un alphabétique, sur fiches,

l'autre méthodique dont on s'est appliqué à faire correspondre les

divisions aux attributions des services de la préfecture[487].

358. Les collections de la section étrangère, qui dépasse 15,000

volumes, ont été constituées presque sans frais, principalement

par voie d'échanges[488]. Les publications de la Ville de Paris et

du département de la Seine sont envoyées aux municipalités et aux

administrations étrangères qui, en retour, expédient leurs documents

respectifs. L'étude de l'organisation des principaux services publics à

l'étranger permet de s'en inspirer pour l'amélioration de nos services

communaux similaires.

Chacune des administrations ou des villes étrangères en relations

d'échanges avec la Ville de Paris a un dossier spécial comprenant:

1° la liste des publications reçues; 2° la liste des publications

envoyées; 3° la correspondance échangée.

359. On a dressé trois catalogues qui se complètent l'un l'autre:

1° Un catalogue par pays où l'on inscrit le livre sous son

numéro d'ordre, avec son titre dans sa langue, la traduction du

titre et l'indication abrégée des matières dont il traite;

2° Un catalogue par noms d'auteurs, reproduisant le numéro de

l'ouvrage et le nom du pays dans lequel il est classé;

3° Un catalogue par matières, sur fiches, où l'on inscrit le

titre en français avec la mention du pays. Les matières sont

elles-mêmes rangées par ordre alphabétique, sous les soixante

rubriques suivantes qui embrassent toutes les parties de

l'administration d'une grande ville: Abattoirs, Agriculture,

Aliénés, Annuaires, Architecture, Armée, Assistance publique,

Aveugles, Beaux-Arts, Bibliothèques, Brevets d'invention,

Caisses d'épargne, Cartes, Chemins de fer, Cimetières,

Commerce, Conseils municipaux, Cultes, Eaux, Éclairage,

Économie politique, Égouts, Émigration et Immigration, Employés

municipaux, Expositions, Finances, Forêts, Géographie,

Gymnastique, Histoire, Hygiène, Impôts, Incendies, Industrie,

Instruction publique, Journaux, Législation et Tribunaux,

Livres de classe, Marchés, Médecine et Art vétérinaire,

Météorologie, Mines, Mont-de-Piété, Municipalités, Navigation,

Octroi, Omnibus, Poids et Mesures, Police, Population, Postes

et Télégraphes, Prisons, Sourds-muets, Statistique, Théâtres,

Tramways, Travaux publics, Voirie, Voitures de place.

360. La bibliothèque administrative de la préfecture de la Seine,

formée d'abord au Luxembourg, a suivi les bureaux au pavillon de

Flore; malheureusement le défaut de place a forcé de ralentir les

échanges internationaux et l'on a dû provisoirement déposer dans

une maison communale, rue Monsieur-le-Prince, 69, un certain nombre

d'ouvrages anglais provenant de l'ancienne bibliothèque américaine

de la Ville de Paris. Les deux sections de la bibliothèque viennent

d'être transférées dans une vaste galerie, sous les combles de l'Hôtel

de Ville. L'accès en est réservé au personnel de la préfecture et les

étrangers à l'administration n'y sont admis que sur une autorisation

spéciale. Par l'organe de son rapporteur, M. Dardenne, la commission

des bibliothèques de Paris a émis l'idée qu'après avoir surmonté les

difficultés inhérentes à la période d'installation, on pourrait ouvrir

régulièrement les deux sections au public. Les travailleurs sérieux

y trouveraient en effet des éléments d'information qu'aucune autre

bibliothèque ne possède[489]. Nous espérons qu'il sera donné suite au

vœu de la commission.

NOTES

[474] L. du 5 novembre 1790, art. 7.--Cf. L. du 26 fructidor an

II (12 septembre 1794) et arr. cons. du 27 floréal an VIII (17

mai 1800).

[475] Circ. min. Int., du 21 septembre 1815 et du 20 septembre

1820.

[476] Séance du 30 mai 1838.--Dans la discussion, le ministre

avait déclaré que déjà il envoyait des livres aux préfectures,

mais qu'il en prélevait les frais sur le fonds d'encouragement

aux beaux-arts.

[477] _Dépenses facultatives._ L. du 10 mai 1838, art. 16.

[478] Ord. du 3 février 1830.

[479] Circ. min. Int., du 30 juillet 1838.--Les décrets du

25 mars 1852 et du 13 avril 1861 (tableau A. art. 15) ont

compris les achats sur les fonds départementaux d'ouvrages

administratifs destinés aux bibliothèques des préfectures et des

sous-préfectures, au nombre des dépenses laissées à l'initiative

du préfet, sans le concours du ministre. Ce dernier n'a donc

qu'un droit de recommandation officieuse. Il l'exerce par voie

d'insertion au _Bulletin officiel du ministère_.--Circ. min. du 5

mai 1852, § 15.

[480] Circ. min. Int., du 2 juillet 1841.--Cf. circ. min. du 22

mars 1841.

[481] Par décision ministérielle, les ouvrages doubles de la

bibliothèque administrative du ministère sont concédés à celles

des préfectures.--Champollion-Figeac, _Annuaire de l'archiviste_,

1861-62, p. 147.

[482] Conformément au catalogue de la bibliothèque du ministère,

celui des bibliothèques de préfecture reproduit les divisions

suivantes:

{ 1° Recueils de lois[D].

{ Législation antérieure à 1789.

{ Législation depuis 1789.

Ire PARTIE.--_Documents { 2° Procès-verbaux et actes des

législatifs._ { Assemblées législatives.

{ 3° _Moniteur universel_, _Journal

officiel_.

[D] Cette section ne comprend que les recueils, tels que le

_Bulletin des lois_, les Codes, la collection Duvergier; les

lois spéciales sont classées dans la seconde partie, section I

(_Ministères_).

IIe PARTIE.--_Publications { 1° Ministères.

officielles émanées des { 2° Préfectures des départements et

administrations { administrations municipales.

publiques._ { 3° Institutions diverses.

{ 1° Ancien droit.

{ 2° Droit nouveau.

{ § 1er. Recueils d'arrêts et

IIIe PARTIE.--_Ouvrages de { répertoires.

jurisprudence._ { § 2. Droit public et

{ administratif.

{ § 3. Droit civil et commercial.

{ § 4. Droit pénal.

{ 1° Économie politique.

{ 2° Administration dans ses rapports

{ avec l'économie politique;

{ bienfaisance publique,

{ paupérisme, etc.

{ 3° Enseignement.

{ 4° Statistique, population.

IVe PARTIE.--_Sciences et { 5° Finances.

arts._ { 6° Commerce.

{ 7° Art de l'ingénieur et du

{ constructeur.

{ 8° Sciences naturelles, salubrité,

{ médecine légale.

{ 9° Archéologie.

{ 10° Dictionnaires, annuaires,

{ nomenclatures diverses.

Cette classification sommaire peut recevoir des subdivisions

proportionnées à l'importance de la bibliothèque. (Voir

Champollion-Figeac, _Manuel de l'archiviste_, p. 307-311.)

[483] Circ. min. Int. du 20 avril 1869.--Avant 1869, cet envoi

se faisait ou devait se faire tous les ans. Circ. min. du 8

septembre 1844.

[484] _Ann. de l'archiviste_, 1868-69, p. 157. Note de M. Pautet

du Rozier.

[485] Par arrêté du 20 novembre 1872, l'emploi de bibliothécaire

du ministère de l'intérieur a été supprimé; ces fonctions ont été

attribuées à un commis principal. Il est toujours fâcheux qu'une

bibliothèque ne soit pas administrée par un _bibliothécaire_; ce

service exige des connaissances spéciales que l'on ne saurait

demander aux employés des bureaux. Cette vérité, quoique

évidente, est constamment méconnue dans la pratique.

[486] Cf. la délibération du Conseil municipal, du 5 août 1879.

[487] On prépare actuellement l'impression de ce catalogue.

_Cadre de classement._

1° Textes de lois.--Codes.--Recueils de jurisprudence.--Revues

et journaux de droit;

2° Philosophie du droit.--Droit naturel;

3° Droit romain;

4° Droit international;

5° Ancien droit français;

6° Droit civil;

7° Procédure civile;

8° Droit commercial.--Prud'hommes.--Brevets

d'invention.--Sociétés.--Valeurs mobilières.--Transports par

terre et par eau.--Assurances;

9° Droit pénal.--Instruction criminelle.--Prisons;

10° Code rural.--Agriculture.--Code forestier.--Chasse et pêche;

11° Marine.--Algérie et colonies;

12° Législation comparée;

13° Organisation judiciaire;

14° Organisation militaire.--Recrutement;

15° Sciences morales et politiques.--Économie politique;

16° Droit public et administratif.--Juridictions

administratives.--Pensions;

17° Travaux publics.--Voirie.--Travaux de

Paris.--Architecture.--Expropriations pour cause d'utilité

publique;

18° Chemins de fer.--Tramways.--Omnibus;

19° Chemins vicinaux et ruraux;

20° Régime des eaux.--Navigation.--Navigation de la

Seine.--Alluvions.--Usines hydrauliques.--Inondations;

21° Eaux et égouts.--Recherche, conduite et distribution

des eaux.--Eaux de Paris.--Égouts.--Assainissement de

Paris.--Irrigations de Gennevilliers.--Vidanges.--Voirie de

Bondy;

22° Mines et carrières;

23° Instruction publique.--Instruction

supérieure,--secondaire,--primaire.--Instruction

primaire dans le département de la Seine et dans les

autres départements.--Enseignement professionnel et

commercial.--Salles d'asile.--Écoles maternelles;

24° Cultes;

25° Cimetières et pompes funèbres;

26° Finances.--Comptabilité.--Impôts.--Postes et télégraphes;

27° Administration départementale;

28° Aliénés;

29° Enfants assistés.--Société protectrice de l'enfance;

30° Administration du département de la Seine et de la ville de

Paris;

31° Administration communale;

32° Assistance publique.--Hospices.--Hôpitaux.--Bureaux de

bienfaisance.--Droit des pauvres;

33° Sociétés de secours mutuels.--Caisses

d'épargne.--Institutions de prévoyance;

34° Éclairage et chauffage;

35° Élections;

36° Halles et marchés.--Poids public.--Subsistances.--Boucherie;

37° Hygiène.--Établissements et logements insalubres;

38° Mont-de-Piété;

39° Octroi;

40° Police;

41° Presse;

42° Histoire et géographie;

43° Sciences et arts;

44° Littérature et linguistique;

45° Bibliographie.--Catalogues de bibliothèques.

[488] On ne fait d'achats aux libraires que pour compléter

des collections ou pour avoir des ouvrages intéressants au

point de vue administratif, qu'on ne saurait obtenir par voie

d'échange. On évite les frais de port en recourant à l'entremise

soit du service international d'échanges établi au ministère

de l'instruction publique, soit des ambassades. En 1884, on a

affecté aux achats d'ouvrages étrangers un crédit extraordinaire

de 15,000 francs.

[489] _Bull. mun. off. de la Ville de Paris_, 10 mars

1883.--C'est à cet intéressant rapport que nous avons emprunté la

plupart des renseignements qui précèdent.

Traité de l'administration des bibliothèques publiques · 第 5 / 10 章