«Après notre sortie du port d'Alexandrie, nous avons été assez bien
pendant les premiers jours, mais cela n'a pas duré, car nous avons
toujours eu mauvais temps et mauvais vent pendant le reste du trajet.
Il y avait toujours de garde sur le pont un officier, le pilote et
quatre matelots. Quand nous {p.524} voyions, à la fin du jour, que
nous allions avoir une mauvaise nuit, nous montions sur le pont. Vers
minuit, je faisais notre punch. Je commençais toujours à en donner à
notre pilote et aux quatre matelots, ensuite j'en servais à Monsieur,
à l'officier et à moi; mais nous ne prenions pas cela aussi
tranquillement que dans un café. Cet officier avait beaucoup plus
d'usage que le capitaine; il parlait très bien français, ce qui nous a
été très agréable dans notre trajet.»
Nous continuons notre navigation et nous mouillons devant les îles
Kerkeni.