La température des bains, on le sait, n'est point indifférente. Des
recherches récentes confirment nettement cette notion. A la Société de
thérapeutique, M. Deschamps, de Rennes, a insisté sur l'utilité des
bains froids pour les obèses.
Chez ces sujets, dit-il, l'accumulation de graisse est liée à un défaut
de rayonnement calorique. Alors, pour augmenter ce rayonnement, M.
Deschamps provoque la réfrigération par un bain tiède prolongé. Le
premier bain se donne à 33º les suivants à des températures inférieures,
mais qui ne descendent jamais au-dessous de 25°. Les bains se donnent
tous les deux jours et durent de 15 à 45 minutes, suivant la
susceptibilité du sujet qui doit sortir de l'eau dès qu'il a la chair de
poule, le frisson ou des tremblements. Durant le bain on constate que le
pouls s'accélère et que la température centrale s'élève. D'après M.
Deschamps, ces bains, en augmentant le rayonnement calorique, diminuent
vite l'obésité, sans toutefois affaiblir le malade.
L'obèse doit donc rechercher le bain tiède. Le neurasthénique, par
contre, devra rechercher le bain chaud. C'est du moins l'opinion de M.
U. Alessi, qui ne s'est pas bien trouvé de l'hydrothérapie froide pour
ses neurasthéniques et qui a remarqué, par hasard, chez ceux-ci des
effets très favorables à la suite de bains chauds.
Le neurasthénique se trouvera particulièrement bien du bain chaud pris
le matin au lever. Le bain doit être aussi chaud que possible, tout en
restant agréable au malade.
Cette hydrothérapie chaude est très calmante, dit M. Alessi; les
bains--qui doivent être de 40 minutes environ--suppriment les états
d'excitation et les remplacent par un bien-être très prononcé qui permet
au malade d'aller à ses affaires et d'être, pour un temps au moins, plus
supportable pour son entourage.
[Illustration: Buste de Giuseppe Verdi sculpté en neige par M. Achille
Canessa, à Gênes.--_Phot. Burti._]
[Illustration:]