L’expérience de notre hôtellerie roulante commence au coup de sifflet du
départ, et elle intéresse vivement tous ceux d’entre nous qui ont une
certaine pratique des chemins de fer. Ainsi, l’on doit nous servir à
dîner dans un quart d’heure et nous trouvons le couvert mis avec une
intrépidité qui nous étonne. J’ai l’habitude de déjeuner tous les mois
dans le train de Paris à Boulogne-sur-Mer, et quoique la Compagnie du
Nord ait des voitures admirablement suspendues qui lui coûtent jusqu’à
dix-sept et dix-huit mille francs l’une, je sais combien il est malaisé
d’y verser et d’y boire un verre de vin sans trinquer avec sa propre
chemise. Eh bien! les serviteurs de la Compagnie Nagelmackers n’ont pas
craint de placer devant chacun de nous trois ou quatre verres à pied
d’un équilibre fort instable. Il faut que ces braves garçons aient une
confiance illimitée dans l’aplomb de leur restaurant, et il nous semble
à première vue que les fiches, les cordes tendues, ce qu’on appelle le
violon à bord des paquebots, ne seraient pas de trop en cette
occurrence. L’événement nous donne tort: rien ne bouge sur ces petites
tables si bien servies, tant la construction des voitures a réalisé de
progrès depuis quelques années. La pesanteur du train qui représente
environ mille kilogrammes de poids mort par voyageur, la fabrication
ingénieuse et savante des roues, la multiplicité des ressorts et des
tampons, l’écartement des essieux qui permet de poser chaque voiture sur
deux trucs indépendants l’un de l’autre, tout concourt à nous faire
rouler sans secousse, sans bruit, sans fatigue, à des vitesses qui, par
moment, n’ont pas été de moins de quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure.
Et dans les courbes les plus rapides, où les voitures ordinaires de sept
mètres de long sont parfois rudement cahotées, non seulement nous
n’avons point ressenti le moindre choc, mais nous n’avons pas même
éprouvé cette trépidation qui fait dire aux voyageurs des trains
express: Ça marche bien.
Ce qui n’a pas très bien marché le premier soir, c’est le service. Soit
que le cuisinier n’eût pas encore ses coudées franches dans l’armoire à
surprises qui lui sert d’atelier, soit que les domestiques fussent un
peu déconcertés par l’abondance et l’opulence d’un matériel tout battant
neuf, soit peut-être tout bonnement parce que les invités se trouvaient
trop bien à table et s’amusaient plus que de raison à lier connaissance
le verre en main, il n’était pas loin de minuit lorsque nous prîmes le
chemin de nos chambres. Encore quelques groupes trouvèrent-ils le moyen
de faire une station en plein air sur les petites plates-formes qui
séparent les grands wagons: on y est admirablement pour fumer un cigare
dont le vent furieux du train emporte la moitié. J’avoue que je n’étais
pas fâché d’éloigner l’heure fatale du sommeil et d’entrer le plus tard
possible dans la prison sans air où les passagers des bateaux ronflent
les uns sur les autres lorsqu’ils ne font rien de pis. Il me semblait
que nos voitures neuves devaient sentir la peinture et je ruminais
tristement le nom de ces dragées pharmaceutiques qui prétendent guérir
le mal de mer. Je n’en eus pas besoin. La chambre, nette et luisante
comme un sou neuf, n’a pas reçu une seule couche de peinture, par
l’excellente raison qu’elle est boisée du haut en bas. Le matelas et
l’oreiller sont juste à point, ni trop mous ni trop durs; les draps,
qu’on change tous les jours par un raffinement inconnu dans les maisons
les plus riches, exhalent une fine odeur de lessive; et mes deux
compagnons, MM. Grimprel et Missak-Effendi, sont des dormeurs
exemplaires. La lampe à gaz brillait discrètement à travers une
épaisseur de soie verte. Lorsque j’ouvris les yeux, nous roulions vers
Carlsruhe à travers les prairies badoises, et il faisait grand jour.
J’ai su depuis que trois ou quatre ingénieurs de notre bande étaient
descendus à Strasbourg avec M. Porgès, président de la Société Edison,
pour voir l’intérieur de la nouvelle gare éclairée par la lampe
électrique. On dit que c’est fort beau; mais le soleil lui-même me
paraîtrait bien terne à Strasbourg. Nous traversons les bois, les
vignobles et les riches cultures du Wurtemberg sans autre incident
mémorable que notre toilette du matin. Mais ce détail n’est pas une
petite affaire. Le confort est un peu comme le galon; dès qu’on en
prend, on n’en saurait trop prendre. A force d’être bien, nous sommes
déjà devenus exigeants, et les deux cabinets de toilette qui s’ouvrent à
chaque bout de chaque wagon-lit ne nous suffisent plus, il nous en
faudrait au moins quatre. Ils sont installés avec luxe, amplement
pourvus de savon, d’eau chaude et d’eau fraîche, et maintenus dans un
état d’irréprochable propreté par les valets de chambre. Mais, soit pour
la toilette, soit pour les autres besoins de la vie, ils ne peuvent
héberger qu’un voyageur à la fois. Nous sommes donc obligés, le matin,
de nous attendre les uns les autres et quelquefois assez longtemps.
C’est notre seul desideratum dans les délices de cette Capoue roulante,
et je crains bien qu’il soit matériellement impossible de faire mieux
que l’on n’a fait. Considérez d’ailleurs que les voyageurs ordinaires
d’un train express rendraient mille grâces aux dieux s’ils avaient un de
ces cabinets de toilette pour cent personnes. Or nous en avions deux
pour vingt. En Bavière, non loin de l’inutile et ruineuse forteresse
d’Ulm, nous rencontrons pour la première fois le beau Danube bleu que
l’on appelle aussi et peut-être plus justement _die schmutzige Donau_,
la sale Danube. Nous découvrons encore une autre chose qui n’est pas
sans nous émouvoir. C’est que le wagon-restaurant, où l’on fait de si
bonne cuisine et où l’on passe trois heures à table, a un léger défaut
de construction: l’essieu chauffe; une odeur de graisse brûlée avertit
nos ingénieurs qui ont le nez fin. Il n’y a pas péril en la demeure;
d’ailleurs les passagers peuvent communiquer incessamment avec le
mécanicien. Mais une réparation est nécessaire, et elle ne peut
s’exécuter en chemin. Le chef de gare de Munich ne nous l’a pas envoyé
dire: il a fait décrocher d’urgence notre beau restaurant neuf avec
toutes ses dépendances, juste au moment où l’on nous apportait le café.
Mais il faut croire que cette Compagnie des sleeping-cars a tout prévu,
même les accidents inévitables dans l’essai d’un nouveau matériel. En
moins de cinq minutes, le cuisinier, les maîtres d’hôtel et tous les
hommes de service sont embarqués à bord d’un autre restaurant moins neuf
et moins brillant que le premier, mais aussi bien pourvu de tout le
nécessaire et même de tout le superflu. Jusqu’à Giurgewo où nous devons
quitter le train pour pénétrer en Bulgarie, rien ne nous manquera, ni le
beurre frais d’Isigny, ni les vins fins, ni les fruits, ni les cigares.
Et quand nous reviendrons de Constantinople, nous retrouverons à
Giurgewo le beau restaurant neuf qui s’est fait réparer à Munich.
Le court moment que nous avons passé dans la capitale de la Bavière nous
a permis d’admirer sinon l’architecture, au moins les proportions d’une
de ces gares monumentales dont l’Allemagne victorieuse s’est donné le
luxe à nos frais. Non seulement nous les avons payées, mais elles
pourront encore nous coûter cher, car elles sont manifestement
construites contre nous. Ces halls immenses où tout encombrement de
voyageurs est impossible sont des établissements militaires au premier
chef. Il ne faut pas être grand clerc en stratégie pour supputer au pied
levé le nombre de batteries et de bataillons qu’on y peut embarquer dans
les vingt-quatre heures à destination de Paris. J’aime à croire que
depuis douze ans notre état-major général a suivi les exemples de M. de
Moltke, mais je n’en suis pas bien certain.
Nous avons passé la frontière d’Autriche et pris l’heure de Prague à
Simbach après l’heure de Munich, l’heure de Stuttgard et l’heure
allemande. Une des particularités de la monarchie autrichienne, c’est
qu’il lui sonne deux heures à la fois, l’une à Prague, l’autre à Pest,
l’heure bohême et l’heure madgyare. Seule, l’heure de Vienne n’existe
pas, probablement parce que Vienne règle sa montre sur les illustres
pendules de Berlin. L’horloge de notre wagon-restaurant a craint de
s’affoler dans la confusion de tous ces méridiens politiques, et, par
une mesure de neutralité intelligente, elle a oublié sa clef à Paris.
Quant à nous, nous avons renoncé depuis Strasbourg à déranger nos
montres, et ce sont deux voix féminines qui nous ont, à la gare de
Vienne, sonné minuit.
Voix charmantes d’ailleurs et voix de femmes gracieuses entre toutes. Au
moment où M. Georges Cochery, M. Blavier, M. Eschbacher et M. Porgès,
quatre Français, quittaient le train pour aller voir l’Exposition
d’électricité, nous embarquions un haut fonctionnaire des Chemins de
l’État autrichien, M. Von Scala, avec sa femme et sa belle-sœur. Un
élément nouveau et particulièrement délicat venait assaisonner tous nos
plaisirs et tempérer agréablement la gaieté d’une nombreuse réunion
d’hommes. Mme Von Scala est fort belle; elle a le type anglais animé par
la physionomie viennoise; sa sœur, Mlle Léonie Pohl, est exactement le
contraire d’une beauté classique, mais elle a tant d’esprit, tant de
grâce et de bonne humeur qu’elle est sûre de plaire, et pour longtemps,
au second coup d’œil. Les deux aimables sœurs ont, du reste, une taille
charmante et une profusion de cheveux blond cendré dont la finesse et la
couleur feraient merveille à Paris. L’empire d’Autriche-Hongrie est
largement représenté dans notre caravane par M. Von Hollan, conseiller
de section, M. Von Obermayer, conseiller de régence, charmant homme, le
cœur sur la main, délégués l’un et l’autre par le ministre des travaux
publics, et par M. Wiener, secrétaire général des Chemins de fer
orientaux et frère du célèbre explorateur de l’Amazone. Le plus jeune de
ces deux hommes distingués est resté Autrichien; l’aîné est naturalisé
Français et secrétaire de notre légation au Chili.
J’avais parcouru la Hongrie il y a une douzaine d’années avec mon ami
Camillo, qui s’est fait moine laïque à Rome et qui nous écrit de si
jolies lettres quand il a le temps. Nous avions traversé ensemble ces
vastes plaines que l’on croirait cultivées par des génies invisibles,
car, en juin 1869, le blé mûr abondait partout et l’on cherchait en vain
les laboureurs ou leurs villages. Depuis la ville féodale de Buda et sa
laborieuse voisine de Pest jusqu’à l’étrange colonie des Confins
militaires, nous n’avions guère vu d’autres habitants que les chevaux
nerveux, les bœufs aux longues cornes et les buffles demi-sauvages. Il
me semble aujourd’hui que la culture a progressé. L’homme est moins
rare, on voit plus de plantations, plus d’arbres fruitiers, plus de
vignes surtout. La vigne enrichira peut-être bien des pays déshérités si
le phylloxera consomme notre ruine. On nous offre, à toutes les gares,
de gros raisins délicieux qui n’ont qu’un seul défaut, c’est d’être trop
sucrés; il faudrait le savoir et l’expérience de vignerons consommés
pour transformer tout ce sucre en alcool. Nous suivons à travers les
glaces sans tain de nos voitures la récolte du maïs. Elle est très
pauvre; la sécheresse de l’été a arrêté presque partout le développement
des épis. Le bétail aura de la paille à satiété; mais les hommes? Voici
un chariot qui emporte la moisson de cinq ou six hectares, et il n’est
rempli qu’à moitié. Par bonheur, les citrouilles, qui se cultivent dans
l’intervalle des sillons, ont un peu moins mal réussi. Et puis, voici
des troupeaux d’oies, de ces belles oies blanches qu’on dirait emballées
par un confiseur, tant leur plume est légère et frisée. Les éleveurs
français les payent trente ou quarante francs la paire; ici, le paysan
les vendra jusqu’à vingt sous pièce, si elles sont bien en chair. La
chasse offre aussi des ressources au Madgyare aventureux. Nous venons
d’admirer deux hommes magnifiques, grands et forts, précédés de deux
beaux chiens d’arrêt. Vêtus d’une chemise blanche et d’un caleçon de
même couleur, ils marchaient fièrement, nu-pieds dans les chaumes. Ces
vastes plaines sans trèfle, sans luzerne, sans remises trompeuses,
semblent avoir été créées pour la multiplication des perdrix. On viendra
les chercher ici lorsque le braconnage les aura détruites chez nous; je
crois même qu’on y vient déjà et que la Hongrie a sa part dans le
repeuplement de nos chasses.
Où donc sommes-nous? Je ne sais; quelque part entre Pest et Temeswar. Le
train s’arrête et nous sommes salués par la musique des Tziganes. A dire
vrai, ces artistes brillants ne sont Tziganes que de nom. Si leurs types
sont hongrois, leurs costumes ne feraient pas sensation sur la place de
la Ferté-sous-Jouarre. Mais, Bohêmes ou non, ils ont le diable au corps,
et ils jouent avec un brio merveilleux non seulement leurs mélodies
nationales, mais la musique de Rouget de l’Isle en l’honneur des hôtes
français. On les applaudit, on leur crie non pas _bis_, ce qui serait
impoli comme un ordre donné à des inférieurs, mais un mot qui signifie:
Comment est-ce? Nous n’avons pas bien entendu ou bien compris; nous
serions bien heureux de goûter un peu mieux ce que vous nous avez fait
entendre.
Mais la machine siffle: adieu musique! Non! l’orchestre a bondi dans
notre fourgon de bagages; il a bientôt passé dans la salle à manger; on
fait un branle-bas général des tables et des chaises, et voici nos
jeunes gens qui dansent avec les aimables Viennoises une valse de tous
les diables. Cette petite fête ne finira qu’à Szegedin. Ce n’est pas
seulement la musique qui escalade ainsi l’Orient-Express entre deux
stations; c’est quelquefois aussi, et très souvent, la gastronomie. Les
bons vivants des divers pays que nous traversons ne détestent pas, me
dit-on, de prendre le train pour deux ou trois heures, histoire de se
remémorer les finesses de la cuisine française et de déguster les
excellents vins de M. Nagelmackers.
La population qui vient nous voir passer se bariole de plus en plus.
Nous remarquons les jolis uniformes des militaires et des _Honveds_ ou
territoriaux. Nous saisissons au vol une étonnante variété de types et
de costumes le plus souvent admirables. Les Hongrois qui sont maîtres
non seulement chez eux, mais dans toute la monarchie autrichienne, ne
font pas la majorité même en Hongrie. Ils partagent leur propre
territoire avec des millions de Serbes, qui sont Slaves, et des millions
de Roumains, qui descendent des soldats de Trajan. Quant à eux, ils sont
Turcs, Turcs chrétiens, mais Turcs authentiques. Leurs qualités et leurs
défauts, comme leur langue, attestent cette origine dont ils n’ont pas à
rougir, car les Turcs, eux aussi, sont une race noble et une fière
nation.
La ville de Szegedin, dont les malheurs ont ému le monde entier, est
rebâtie à neuf et plus belle, plus régulière, plus confortable surtout
qu’elle ne l’a jamais été. Le _home_ est le moindre souci des rudes
paysans de ces contrées. Hommes, femmes, enfants, passent leur vie au
grand air, ou, quand le froid sévit trop fort, s’entassent dans de
véritables tanières. Ce qui distingue surtout la civilisation orientale
de la nôtre, c’est l’absence presque totale des capitaux immobilisés.
Dans la banlieue de Londres ou de Paris, la propriété bâtie représente
une valeur de plusieurs milliards. Ici, vous pourriez parcourir cent
kilomètres sans rencontrer pour cent mille francs de maisons. La
construction des chemins de fer a été une heureuse dérogation à la règle
générale; encore est-on tenté de croire que ce phénomène s’est produit
un demi-siècle trop tôt, car le trafic est extrêmement rare, et nous
roulons souvent quatre ou cinq heures de suite sans nous croiser avec un
train.
Le paysage, qui était plat et monotone depuis le matin, tourne au
pittoresque à mesure que nous approchons des Carpathes. Ainsi que le
Danube, notre route a ses Portes-de-Fer. On ne les franchit pas toujours
sans danger; les torrents ne se font pas faute de miner le ballast; la
marne verte des montagnes s’éboule ou glisse en grandes masses sur la
voie. Un train a déraillé ici la semaine dernière et l’on nous dit qu’il
y a eu mort d’homme. Nous voyons une équipe de terrassiers qui
travaillent à prévenir tout nouvel accident. Notre journée de samedi
s’achève au milieu de décors magnifiques et incessamment renouvelés.
Malheureusement la nuit tombe vite en octobre; elle nous a surpris au
milieu des merveilles d’Herculesbad, les bains d’Hercule, une station
renouvelée des Romains et décorée avec infiniment de goût par les
modernes. La gare, qui est un beau morceau d’architecture, développe sa
façade entre deux grands portiques entièrement drapés de vigne vierge.
Cette décoration est d’un goût qui ferait pâmer le chef de station de
l’Isle-Adam et ses collègues de la ligne de Pontoise à Creil, tous
habiles artistes et fins jardiniers, comme on sait.
C’est à Orsowa que Kossuth, vaincu par la Russie et par l’Autriche,
enterra le trésor national, c’est-à-dire la couronne de saint Étienne.
Ce souvenir patriotique est consacré, nous dit-on, par une chapelle que
nous ne voyons pas, car il fait décidément nuit noire et c’est en
aveugles que nous passons la frontière de Roumanie.
Il était convenu au départ que nous nous arrêterions vingt-quatre heures
à Bucarest pour attendre le train ordinaire, parti de Paris vendredi
soir et correspondant comme le nôtre avec le bateau de Varna. Mais,
considérant que la ville de Bucarest est trop neuve, trop civilisée,
trop semblable à Paris ou à Bruxelles pour retenir, un jour durant, des
voyageurs aussi pressés que nous, la Compagnie hospitalière organisa
pour le dimanche une petite partie de campagne à quatre heures de la
capitale. Quatre heures en express, c’est approximativement la distance
de Paris à Dieppe. Voyez-vous d’ici le bourgeois qui, pour se désennuyer
le dimanche, prend une tasse de thé à la gare Saint-Lazare, se baigne
sur la plage devant le Casino de M. Bias, déjeune à l’hôtel Royal,
écoute le concert sur la Terrasse, et revient à Paris sur les dix heures
pour souper au café Anglais? Voilà le plan de notre journée du 7
octobre, tel qu’il avait été dressé par l’esprit inventif de M.
Nagelmackers. Vous verrez qu’il a réussi au delà de toute espérance.