Elles sont innombrables. L'imagination s'épuise à les inventer; la
réalité, comme toujours, dépasse l'imagination et nous apporte, un
matin, un cas singulier, une bizarrerie bouffonne ou triste, dont
l'invention, mélodramatique ou comique, ne se serait pas avisée.
Vous connaissez le «régime dotal», au moins de réputation.
La réputation est excellente dans les familles de l'honnête
bourgeoisie. Nul père, destinant et réservant à sa pudique et
suave Ernestine une dot de dix mille francs, qui ne se soit dit:
«Je la marierai sous le régime dotal. Ah! mais! de cette façon je
la mets à l'abri des fantaisies, imprudences, audaces et témérités
de son futur maître et seigneur. Avec le régime dotal, comme dit
si judicieusement Chicaneau,