Je bois Némênê.

Tu bois Kimênê.

Il _ou_ elle boit Mênouà.

Nous buvons Kimênê mena.

Vous buvez Kimênê moua.

Ils _ou_ elles boivent Mênò-ké.

Le boire Mêningué.

Verbe _Battre_.

Je bats Indâné èhoué.

Tu bats Kidâné èhoué.

Il _ou_ elle bat Anè èhoué.

Nous battons Kidâné èhouemena.

Vous battez Kidâné kioué _ou_ hioué.

Ils ou elles battent Anêhé èhouaké.

Verbe _Passif_.

Je suis battu Indâné ekoua.

Tu es battu Kidâné ekoua.

Il _ou_ elle est battu Ané haouà.

Nous sommes battus Kidâné ekona.

Vous êtes battus Kidâné ekoha.

Ils _ou_ elles sont battus Anè haouaké.

J’ai été battu Indâné nehèkoua.

Tu as été battu Kidâné nehèkoua.

Il _ou_ elle a été battu Anènè haoua.

Nous avons été battus Kidâné nehekomena.

Vous avez été battus Kidâné nehekouà.

Ils _ou_ elles ont été battus Anènè haouaké.

Je serai battu Indâné heko-kâté.

Tu seras battu Kedâné heko-kâté.

Il _ou_ elle sera battu Anê haoua-kâté.

Nous serons battus Kidâné hekomena-kâté.

Vous serez battus Kedâné hekomo-kâté.

Ils _ou_ elles seront battus Ané haouaké-kâté.

FIN DU VOCABULAIRE.

TABLE DES MATIÈRES.

Page.

CHAPITRE PREMIER.--Situation géographique des États-Unis,

et superficie de leur territoire.--Comparaison

de quelques unes de leurs parties avec celles de l’ancien

continent 1

CHAP. II.--Aspect du pays. Forêt presque universelle

divisée en trois grandes régions 6

CHAP. III.--Configuration générale. Division naturelle

du pays par les chaînes des montagnes. Élévation extrême

et moyenne de ces chaînes 11

CHAP. IV.--Structure intérieure du sol. Pierres et roches

fondamentales occupant diverses régions 40

CHAP. V.--Des lacs anciens qui ont disparu. Conjectures

sur l’ancien état du pays 71

CHAP. VI.--De la chute de Niagara et de quelques autres

chutes remarquables 94

CHAP. VII.--Des tremblements de terre et des volcans 113

CHAP. VIII.--Du climat. Sa comparaison avec celui

d’Europe aux mêmes latitudes. Différence singulière

de température entre l’est et l’ouest des Alleghanys 118

CHAP. IX.--Système des vents aux États-Unis. Cause du

courant du golfe de Mexique 152

CHAP. X.--Comparaison du climat des États-Unis avec

celui de l’Europe quant aux vents, à la quantité de

pluie, à l’évaporation et à l’électricité 222

CHAP. XI.--Conclusion: la lune influe-t-elle sur les

vents? Action du soleil sur tout leur système, et sur

le cours des saisons. Changements opérés dans le climat

par les défrichements 239

CHAP. XII.--Des maladies dominantes aux États-Unis 266

APPENDICE 317

LETTRE sur les vents de la Suède et de la Norwège _ibid._

ÉCLAIRCISSEMENTS.

ARTICLE Ier--Sur la Floride et sur le livre de Bernard

Romans, intitulé: _Courte Histoire Naturelle et morale

de la Floride Orientale et Occidentale_ 321

ART. II.--Sur l’histoire de Newhampshire, par Belknapp,

et sur l’Histoire de Vermont, par Samuel Williams 330

ART. III.--Sur Gallipolis, ou la Colonie des Français

au Scioto, en 1789 335

ART. IV.--Sur diverses Colonies Franco-Canadiennes 346

ART. V.--Observations générales sur les Indiens ou

sauvages de l’Amérique-Nord 371

VOCABULAIRE de la langue des _Miâmis_, tribu établie sur

la rivière _Wabash_ 467

FIN DE LA TABLE.

NOTES:

[1] J’avais été dix mois dans les prisons, jusqu’après le 9 thermidor.

[2] Je ferai néanmoins remarquer aux Américains toute l’absurdité du

principal grief par lequel on me rendit _suspect_ (car à cette époque le

langage et le régime devinrent un vrai _terrorisme_). L’on me supposa

l’agent secret d’un gouvernement dont la hache n’avait cessé de frapper

mes semblables: l’on imagina une _conspiration_ par laquelle j’aurais

(moi seul Français) tramé en _Kentucky_, de livrer la Louisiane au

Directoire (qui naissait à peine), et cela quand des témoins nombreux et

respectables dans ce Kentucky, comme en Virginie et à Philadelphie,

pouvaient attester que mon opinion, manifestée à l’occasion du ministre

G****, était que l’invasion de la Louisiane serait un faux calcul

politique: qu’elle nous brouillerait avec les Américains, et

fortifierait leur penchant pour l’Angleterre; que la Louisiane ne

convenait sous aucun rapport à la France: que son colonisement serait

trop dispendieux, trop casuel; sa conservation trop difficile, faute de

marine et de stabilité dans notre gouvernement, lointain, variable,

embarrassé, etc., etc.; qu’en un mot, par la nature des choses, elle ne

convenait et finalement n’appartiendrait qu’à la puissance voisine, qui

avait tous les moyens d’occuper, de défendre et de conserver.--Cette

opinion, contraire à celle de la plupart de nos diplomates, m’a attiré

leur improbation, presque leur animadversion en Amérique et en France.

J’ai néanmoins continué de la défendre dans le temps où il y avait

quelque courage à la manifester. Aujourd’hui qu’elle a reçu la plus

haute des approbations, il doit m’être permis de m’en faire quelque

mérite.

L’on serait bien étonné si l’on savait que la colère de M. John A** à

l’époque même où le grand _Washington_ me donnait des témoignages

publics d’estime et de confiance, n’avait pour motif qu’une _rancune

d’auteur_, à cause de mes opinions sur son livre de _la Défense des

Constitutions des États-Unis_. Comme homme de lettres, et comme

étranger, souvent questionné dans un pays de toute liberté, j’avais été

dans le cas de manifester mes opinions, quand leur auteur n’était pas

encore au premier poste de l’État. Malheureusement j’avais adhéré au

jugement de l’un des meilleurs _reviseurs_ anglais, qui traitant ce

livre de compilation sans méthode, sans exactitude de faits et d’idées,

ajoute qu’il la croirait même _sans but_, s’il n’en _soupçonnait un

secret, et relatif au pays apologisé, que le temps seul pourra

dévoiler_. Or, en interprétant mon auteur, je prétendais que ce but

était de capter, par une _flatterie nationale_, la faveur populaire et

les suffrages des électeurs; quand le fait eut vérifié la prophétie, le

prophète ne fut pas oublié.

[3] Toutes les fois que l’on fait remarquer aux Américains quelque

imperfection ou quelque faiblesse dans leur état social, dans leurs arts

et leur gouvernement, leur réponse est: «_Nous sommes un jeune peuple_:»

ils sous-entendent _laissez-nous croître_.

[4] Affaire d’Alger, et construction des frégates à 1,700,000 fr. la

pièce.

[5] Traité _Jay_ comparé à celui de Paris.

[6] Affaire de M. Lyons en plein congrès.

[7] Scandaleux désordres du collège de Princetown, et nullité des

autres.

[8] Depuis l’avénement de M. Jefferson à la présidence, les fédéralistes

n’ont cessé de l’assaillir d’invectives dans les papiers publics; et

telle est la solidité des principes sur lesquels il opère, qu’il a tout

laissé dire sans que son caractère en fût ébranlé dans l’opinion

publique: peut-être même s’y est-il affermi.

[9] Voyez la notice des prix de Princetown, en 1797 et 1798.

[10] On a suivi en effet cette méthode dans la première édition. Mais,

soit que l’auteur n’ait pu se charger de revoir les épreuves, soit que

l’exécution ait présenté des difficultés auxquelles on ne s’était pas

attendu, le travail s’est trouvé très-défectueux. Ce système

d’imitation, suivi pour quelques mots, ne l’était pas pour quelques

autres; de sorte que, loin de se trouver diminuée, la confusion s’est

augmentée. Il fallait, ou mettre plus d’unité dans l’exécution ou

rétablir l’orthographe anglaise. Nous avons cru devoir prendre ce

dernier parti. L’étendue d’une note ne nous permet pas d’exposer les

raisons qui nous y ont décidé, nous les exposerons dans le second tirage

de la notice sur les écrits de Volney.

(_Note des éditeurs_).

[11] Le _Mississipi_, mot altéré de _Metchin-sipi_, qui signifie _grande

rivière_ dans la langue des _Miâmis_, tribu de sauvages qui habite aux

sources des rivières _Miâmi_ et _Wabash_. Il est remarquable que les

premières notions que l’on eut en Canada sur le _Mississipi_, vinrent de

ce côté, et de la part de ces sauvages, qui tous les ans font une

excursion guerrière d’ancienne haine contre les _Chactâs_ et les

_Chikasaws_, situés vers le bas du _grand fleuve_.

[12] Recensement publié à Philadelphie le 21 septembre 1801 (_General

Advertiser_).

[13] J’ai vu dans les mains de M. Jefferson une lettre à lui écrite par

Hutchins, en date du 11 février 1784, dans laquelle il reconnaît avoir

commis de très-fortes erreurs dans le calcul du _North-west territory_.

[14] J’appellerai toujours l’état de New-York _le New-York_, et

n’appliquerai point l’article à la ville de ce nom.

[15] J’emploierai ce mot pour répondre au mot anglais _cleared_,

_éclairci_, c’est-à-dire, _nettoyé de tous bois_.

[16] Petit moucheron noir, pire que les _cousins_.

[17] Altération du mot français _Vert-Mont_, que les habitants ont

adopté par penchant pour les Français de Canada, et qui est la

traduction de l’appellation anglaise, _Green-Mountain_.

[18] _Maine_ n’est encore qu’un district de Massachusets; mais il ne

peut tarder d’être constitué en état.

[19] Les sillons du Kentucky.

[20] _White-oak_, _Great-iron_, _Bald-mountain_, _Blue-mountain_.

[21] _Apalachi-cola_, mot double dans lequel _cola_ signifie _rivière_

chez les sauvages _Creeks_.

[22] Frontière des États-Unis vers les possessions anglaises du Canada.

[23] Rivière considérable de la Virginie occidentale qui verse dans

l’Ohio.

[24] Bartram.

[25] C’est néanmoins sur ces sommets que les sauvages, imités en cela

par les Américains, avaient établi leurs sentiers ou routes: l’exemple

le plus pittoresque que j’en aie trouvé, est la route tracée sur la

_crête du Gauley_ (Gauley-ridge) dans les montagnes du Kanhawa; cette

crête n’a pas 15 pieds de large en plusieurs endroits de sa longueur,

qui est de plus d’un quart de lieue; et l’on a à droite et à gauche une

pente rapide de plus de 6 à 700 pas de profondeur.

[26] Il faut aussi remarquer que jadis les lits encombrés d’arbres

renversés, et de roseaux, gardaient mieux les eaux, et qu’aujourd’hui

nettoyés, ils les laissent écouler trop vite.

[27] Il faut 60,000 ames.

[28] Ces _Nihiçaoué_ forment 10 à 12 tribus établies entre le lac du

Cèdre et le Missouri, d’où ils paraissent venir originairement.

[29] Voyez les notes de M. Jefferson, page 49, édition de Paris, 1785.

Je préviens le lecteur, que j’ai évalué le pied anglais à raison de 304

millimètres, et que j’ai négligé les petites fractions.

[30] Neveu du docteur Franklin, auteur de plusieurs mémoires de

physique, insérés dans l’_American Musæum_, et dans les _Transactions de

la société philosophique de Philadelphie_.

[31] Transactions of the society of New-York, part. 2, page 128.

[32] Voyez History of Vermont by Samuel Williams, pag. 23, 1 vol. in-8º,

imprimé à Walpole, New-Hampshire, 1794. L’auteur observe qu’à ces

latitudes la région de la congélation constante est 2452 mètres (8066

pieds anglais): M. _Samuel Williams_, qu’il faut distinguer de M.

_Jonathan Williams_, a été professeur de mathématiques à Cambridge près

Boston, et est un ecclésiastique retiré dans le pays de Vermont.

[33] History of New-Hampshire by Belknap, page 49, tome III. Voyez aussi

_Samuel Williams_, page 23.

[34] Ce n’est pas sans avoir examiné cette question avec soin, que je

m’écarte de la projection de M. Arrow-Smith, qui, négligeant totalement

le sillon d’Holy-hill et de Flying-hill, détourne au-dessous de

Harrisbourg le chaînon de Blue-ridge dans Kittatiny: ce géographe peut

avoir eu des notes de voyageurs qui, influencés par l’opinion vulgaire

des colons de Pensylvanie, et par le nom de Blue-ridge qu’ils donnent en

quelques cantons au Kittatiny, ont adopté ce système. Mais outre que

l’autorité d’Évans, de Fry et de M. Jefferson, m’a paru d’un poids

supérieur, j’ai moi-même vu, en traversant la Susquehannah sur la route

d’York à Lancastre, un chaînon situé un mille au-dessus du bac de

Colombia, lequel prolonge évidemment Blue-ridge, que l’on voit

long-temps à l’ouest de cette route plus ou moins distant. Ce chaînon,

égal en hauteur sur les deux rives, ne laisse à la rivière qu’un étroit

passage, sur un rapide; et tout atteste qu’il a été forcé comme le

Potômac sous Harper’s-ferry.--Il continue sa route nord-nord-est.--Le

lit de la rivière est calcaire au bac de Colombia.

[35] White-oak, Great-iron, Bald, Blue-mountain.

[36] Pâture du veau et de la vache.

[37] Nom du colon primitif ou principal sur la route: presque tous les

noms de lieu aux États-Unis ont pareille origine.

[38] On peut voir ces échantillons chez M. la Métherie, rédacteur du

Journal de physique.

[39] Les Anglais le désignent sous le nom de _Gulph-stream_.

[40] Voyages d’Alexandre Mackenzie dans l’intérieur de l’Amérique du

nord, traduits par Gastera, 3 vol. in-8º.

[41] Il paraît que le lit de la Mohawk sépare la contrée granitique de

la contrée des grès.

[42] Habitation de M. Jefferson en Virginie, sur le chaînon appelé

_South-west-mountain_, que l’on devrait plutôt appeler le _Sillon

rouge_, à cause de sa terre argileuse de cette couleur, absolument

semblable au sol d’Alep en Syrie.

[43] Voyez Medical repository, tome 1er, nº 3, imprimé à New-York,

1797.

[44] Voyage de Liancourt, tome 1er, page 10.

[45] Le sol de toute la Haute-Susquehannah est mêlé de schistes, de

pierres, de geiss, de schorl, de feld-spath, coupé d’une foule de

sillons peu élevés, qui montent par gradins jusqu’à l’Alleghany; là

domine le grès. Il y a aussi des veines basaltiques, produits et témoins

d’anciens volcans. Partout les arbres sont rabougris et de faible

végétation. (_Note de M. Guillemard._)

[46] Voyez notes de M. Jefferson, sur la Virginie, page 63.

[47] White river.

[48] A l’habitation de M. Thompson.

[49] A l’habitation de M. _Inès_, juge.

[50] De retour à Paris, j’ai soumis ces coquillages à l’examen de l’un

de nos plus habiles naturalistes dans cette branche de science (M.

Lamark), et je ne puis mieux satisfaire la curiosité de mes lecteurs,

qu’en leur communiquant le jugement qu’il en a porté.

«Monsieur, j’ai examiné, avec le plus grand soin, les trois morceaux de

fossiles que vous m’avez confiés, et que vous avez recueillis dans

l’Amérique septentrionale.

«J’ai vu très-clairement, dans chacun d’eux, des _térébratules_

fossiles{*} entassées et sans ordre. Ces térébratules sont presque

toutes de la division de celles qui sont cannelées longitudinalement

en-dessus et en dessous, comme la térébratule que Linnée a désignée sous

le nom _d’Anomiadorsata_.

{*} Nouveau genre établi dans mon _Système des animaux sans vertèbres_,

page 138, avec un démembrement du genre _anomia_ de Linnée.

«On ne voit, de la part de ces coquilles fossiles, que le moule

intérieur, c’est-à-dire que la matière pierreuse, dont leur intérieur

s’est rempli pendant le long séjour de ces coquilles dans le sein de la

terre. Cependant, sur plusieurs d’entre elles, on retrouve encore des

portions minces et blanchâtres de la coquille même.

«--Dans le morceau qui vient de Cincinnati, on voit distinctement trois

sortes de coquilles fossiles: savoir, une espèce de térébratule à

grosses cannelures, et qui approche de celle figurée dans la nouvelle

Encyclopédie, pl. 241, fol. 3; une autre espèce de térébratule non

cannelée, mais pointillée, nacrée et à oreillettes; enfin, une coquille

bivalve à épines rares, dont je ne puis reconnaître le genre, n’en

pouvant examiner la charnière.

«--Dans le morceau pris dans le _Kentucky_, à cents pieds au-dessus du

lit des eaux, je remarque des individus de différents âges, d’une espèce

de térébratule cannelée, qui paraît se rapprocher de celle figurée dans

la nouvelle Encyclopédie, pl. 242, fol. 1, ayant ses cannelures plus

fines et plus nombreuses que dans la térébratule cannelée du morceau

précédent, et sa valve supérieure ou la plus petite, aplatie. Ce même

morceau contient un fragment de belemnite.

«--Enfin, dans le troisième morceau, pris sur les hauteurs ouest

d’Onondago, je vois de nombreux débris de deux térébratules cannelées,

différentes encore de celles des deux morceaux précédents; l’une

d’elles, un peu trigone, offre une gouttière sur le dos de la grande

valve, et s’approche beaucoup de celle qui est représentée dans la pl.

244, fol. 7, de la nouvelle Encyclopédie. L’autre térébratule du même

morceau est grande, aplatie presque comme un peigne; mais elle présente

des fragments trop incomplets, pour qu’il soit possible de la

caractériser, et d’en déterminer les rapports avec d’autres espèces.

«_Nota._ D’après la considération de ces trois morceaux, il me paraît

évident que les régions de l’Amérique septentrionale, où ces morceaux

ont été recueillis, ont fait autrefois partie du fond des mers{*}, ou du

moins qu’elles montrent actuellement à découvert la portion de leur sol

qui a fait partie du fond des mers et non de ses rives; car les fossiles

qu’on y trouve maintenant sont des coquillages pélagiens (voyez mon

_Hydrogéologie_, pages 64, 70 et 71), qui, comme les gryphytes, les

ammonites (les cornes d’Ammon), les orthocératistes, les bélemnites, les

encrinites (les palmiers marins), etc., vivent constamment dans les

grandes profondeurs des mers, et jamais sur les rivages. Aussi la

plupart de ces coquillages et de ces polypiers ne sont-ils connus que

dans l’état fossile.

{*} A l’appui de cette opinion, viennent encore les nombreuses salines,

dont est rempli tout le pays d’ouest. On les y désigne sous le nom de

_licks_, que l’on voit à chaque instant sur les cartes du Kentucky. La

source la plus riche est près du lac Oneïda; elle contient un

dix-huitième de sel de son poids. Les mers du Nord n’en contiennent que

1/32, et celles des tropiques 1/12 environ; il est remarquable que ces

sources salées sont rares sur la côte Atlantique. (_Note de l’Auteur_).

«Vos observations, monsieur, déterminent la nature des fossiles que

l’intérieur d’Amérique septentrionale laisse maintenant à découvert, et

il y a apparence que parmi ces fossiles l’on y chercherait vainement des

_coquilles littorales_.

«LAMARCK.»

[51] Voyage de Liancourt, tome II.

[52] Le voyageur suédois Peter Kalm l’appelle _glimmer_.

[53] On remarque que cet _isinglass_ contient plus de parties de mica

dans les pays du sud, et plus de schorl dans les pays du nord de cette

côte.

[54] Voyage de Liancourt, tome IV, page 189.

[55] Faute d’instruments et de temps, mon moyen de mesurage fut de

choisir, vers le pied du sillon, plusieurs arbres d’une hauteur à peu

près connue de 25 mètres, et d’en répéter, d’échelon en échelon, la

mesure comparative, ayant égard à la réduction de perspective.

[56] La témérité des navigateurs américains rend ces accidents fréquents

dans leurs fleuves comme sur l’Océan.

[57] Cette banquette et les talus sur tout le cours de l’Ohio, sont

couverts de l’odieuse plante _stramonium_, que l’on m’a dit y avoir été

importée de Virginie, mêlée par accident à d’autres graines; elle s’est

tellement multipliée, que l’on ne peut se promener sur les banquettes

sans être infecté de son odeur narcotique et nauséabonde.

[58] Elle est composée d’environ 400 maisons de bois, en planches et en

troncs, que l’on a commencée d’y construire à l’époque de la guerre des

Sauvages, vers 1791: ce n’était qu’un camp de réserve et parc

d’artillerie.

[59] Ruisseau d’argent.

[60] Un colon du Tennessee m’a fait observer que toutes les rivières de

ce pays, qui versent immédiatement dans le Mississipi, ont également des

banquettes; ce qu’on attribue, a-t-il ajouté, à ce que chaque année,

dans le cours du mois de mai, le Mississipi a une crue d’environ 25

pieds anglais, laquelle force tous ses affluens de déborder et de se

faire un plus large lit. Mais cette crue fait pour ces rivières office

de digue temporaire, et confirme, en ce point, la théorie que j’ai

présentée pour d’autres cas. Au reste, je ferai observer à mon tour, que

sur sa rive gauche, du côté d’est, le Mississipi est constamment

restreint par une chaîne de hauteurs qui lui laissent rarement quatre ou

cinq milles de terrain plat pour se déployer, tandis que sur la rive

droite, du côté d’ouest, lorsqu’il a franchi sa berge, il perd ses eaux

sur un sol plat de plus de 20 lieues de largeur.

[61] Hutchins suppose près de 700 milles; mais il faut remarquer que ce

géographe n’eut aucun moyen exact et géométrique de mesurer l’Ohio: il

le descendit en bateau, dans un temps de guerre avec les sauvages,

calculant sa marche par le courant, sans faire de relevé à terre, dans

la crainte de surprises toujours menaçantes: depuis quelques années, la

navigation plus libre du fleuve a établi des calculs plus justes, et

prouvé que ceux de Hutchins pèchent tous par excès; ainsi, du petit

Miami aux rapides, l’on compte 145 milles, au lieu de 184 qu’il portait.

Du grand Kanhawa au petit Miami, 207, au lieu de 231; en général, on le

réduit d’un septième.

[62] Il y a trois _Miamis_, le _petit_, au-dessus de Cincinnati; le

second ou _grand_ Miami, au-dessous de ce même poste, tous deux versant

dans l’Ohio, et le troisième versant dans le lac Érié.

[63] _Portage_ est l’espace de terre qui se trouve entre deux eaux

navigables, parce que l’on est obligé de _porter_ le canot pour passer

de l’une à l’autre; c’est ce que les anglais appellent _carrying place_.

[64] Voyage dans les États-Unis d’Amérique, par

Larochefoucauld-Liancourt, tome II.

Voyage dans le Haut-Canada, par Isaac Weld, tome II.

Ces deux livres peuvent passer pour une bibliothèque portative des

États-Unis.

[65] A un mille et demi de _New-Geneva_, venant de Canandarké, je me

trouvai au bord d’un amphithéâtre d’une pente plus douce et plus longue

que celle dont je parlerai bientôt; mais d’une vue encore plus

magnifique, car l’on y découvre, sans obstacle et d’un seul coup d’œil,

un immense bassin parfaitement plane, composé, au nord-est, du lac

Ontario, et à l’est, d’une véritable mer de forêts, parsemée de quelques

fermes et villages, et des nappes d’eaux des lacs iroquois.

[66] Déja des colons ont profité de cette pente pour construire des

moulins à scie et à farine.

[67] Voyez le voyage de M. Weld, tome II, p. 298, traduit par M.

Castera.

[68] La traduction française, dit, _un peu sur la droite_: oui, quant au

fleuve; mais quant au spectateur, c’est incontestablement _sur la

gauche_.

[69] Cette chaleur a réellement lieu dans le dégagement de l’eau des

grandes meules de moulins, comme je l’ai éprouvé à Richmond, et elle est

assez forte; mais c’est au rejaillissement des eaux, et non à elle, que

l’on peut attribuer les cavernes.

[70] Voyez page 304. Je ne pense point d’ailleurs que M. Weld veuille

dire, avec quelques voyageurs, qu’il y ait un _vide_ capable de donner

passage. En considérant la petite cascade, nous avons remarqué que les

nappes supérieures pressent sur les inférieures, et les forcent de

s’écouler le long de la paroi du rocher; le raisonnement lui seul

indique ce mécanisme, et le passage est totalement impraticable.

[71] Il serait à désirer que le gouvernement des États-Unis, présidé en

ce moment par un ami des sciences et des arts, fit dresser le procès

verbal le plus précis de l’état de la cataracte. Cet acte deviendrait un

monument précieux, auquel, d’âge en âge, on pourrait comparer ses

progrès, et apprécier avec certitude les changements qui surviendraient.

[72] Il reste à savoir si les cavernes se trouvent dans cette nature de

pierre; l’examen attentif des parois du ravin donnera, à cet égard, des

lumières que je n’ai pas eu le temps d’acquérir.

[73] Voyez troisième volume, p. 159, des Mémoires de M. Pouchot, publiés

à Yverdun, 1781. Il appelle cette rivière _Casconchiagon_, ce qui est

son nom canadien.

[74] Voyez American Musæum, tome VIII, p. 215: un anonyme, qui paraît

avoir eu des notes précises sur Niagara, évalue ainsi toutes les pentes:

mètres. pied. ang.

1º la pente des rapides à 17½ 58

2º la hauteur de la chute à 47½ 157

3º et la pente du ravin jusqu’au _Platon_,

pendant sept milles, à 20⅓ 67

------ ---

Total 85⅓ 282

[75] Voyez la description détaillée de ces deux chutes dans le Voyage de

M. Weld, tome II, p. 86.

[76] Page 60, de l’édition française.

[77] Voyez American Musæum, tomes III et V.

[78] Le mot grec _klima_ ne signifie que _degré_, _échelon_.

[79] Voyez Transactions of the philosophical society of Philadelphia,

tome Ier, in-4º.

Tableau du climat et du sol des États-Unis d'Amérique Suivi d'éclaircissemens sur la Floride, sur la colonie française au Scioto, sur quelques colonies canadiennes, et sur les sauvages · 第 25 / 28 段