M. Thiers répondit à M. Guizot et termina son discours en disant:

«Le jour où il y a eu un cabinet qui a pris à tâche de dire à son

prédécesseur: Vous vouliez la guerre et nous voulons la paix; du jour

où il s'est fait cette situation commode auprès de certains esprits,

cette situation commode pour avoir une majorité, du jour où l'on s'est

fait de cela un mérite et où l'on a fait de cela un reproche pour les

autres, il est évident que, de ce jour, toute force pour le pays a été

perdue.»

_M. le ministre des affaires étrangères, s'élançant à la

tribune._--Comment, messieurs, le jour où il y aura une opinion

favorable à la guerre et une opinion favorable à la paix, ce jour-là,

toute force sera perdue pour le pays!

Histoire parlementaire de France, Volume 3. Recueil complet des discours prononcés dans les chambres de 1819 à 1848 · 第 147 / 219 题