M. HAVIN.--Personne ne conteste cela.

_M. le ministre de l'instruction publique._--Je crois que vous

contesterez quand vous aurez tout entendu. (_On rit._)

Le 13 novembre 1833, M. le duc de Broglie écrivait encore:

«Lorsque, informés de la mort de Ferdinand VII, nous avons eu à

délibérer sur l'attitude à prendre et sur la marche à suivre, il a été

décidé d'abord que nous manifesterions notre intérêt pour la cause de

la jeune reine Isabelle, par quelque chose de plus qu'une simple

reconnaissance. Désirant ensuite qu'on n'interprétât point à Madrid

notre empressement à nous déclarer en faveur de cette cause comme

impliquant le projet de dominer le gouvernement de la régente et de

l'entraîner malgré lui dans des voies qui lui répugneraient, nous

avons résolu de n'agir dans aucun cas que sur la demande expresse de

ce gouvernement, et de ne rien entreprendre en définitive que de la

manière et dans la mesure qu'il jugerait lui-même convenable. Mais en

même temps nous avons positivement établi que nous entendions demeurer

libres d'examiner, de discuter ou de refuser ce qui pourrait nous être

demandé par l'Espagne.»

Histoire parlementaire de France, Volume 3. Recueil complet des discours prononcés dans les chambres de 1819 à 1848 · 第 10 / 219 题