5. Dans les proverbes, on peut étudier les _us et coutumes du pays_.

«L’_iranna_ est l’avant-coureur de la mort.»--Nous avons signalé l’usage

de tuer une poule, en guise de passe-port d’outre-tombe et de viatique.

C’est l’iranna qui paye le passage.

«Quelqu’un meurt-il loin de chez lui, on porte dans sa maison une part

de ses restes mortels.»--C’est sur ces restes que l’on accomplit les

cérémonies usuelles des funérailles, ainsi que nous l’avons déjà dit au

chapitre des funérailles.

Les Nagos rendent un culte à l’orteil. D’après l’_usage_,

«Un oiseau aquatique n’est pas une victime digne de l’orteil.

«A _Ogoun_ (dieu de la guerre et de la chasse), on immole un gros

chien.»

Toutefois, nécessité n’ayant pas de loi: «Si l’on n’a pas d’_adan_

(grosse chauve-souris), on sacrifie une _odé_ (chauve-souris plus

petite).»

La tradition est la règle du culte et des usages. On repousse toute

innovation par des dictons comme ceux-ci:

«Jamais, à aucune époque, nos pères n’ont honoré oricha de cette espèce.

«Que le prodige se montre à Igbésé (ville frontière du Yorouba), mais

qu’il n’arrive pas à Idjanna.»

6. Les proverbes dénotent particulièrement la connaissance des vertus

morales et des détails pratiques de ces vertus, vertus naturelles qui

sont à la portée de tous les hommes, même des païens.

Ces vertus se rattachent aux quatre suivantes: la prudence, la justice,

la force, la tempérance.

Sept ans en Afrique Occidentale · 第 47 / 101 题