Confession du cœur.--Ce qu’il sait avec certitude, c’est qu’il aime
Dieu. Il le cherche et le trouve dans sa mémoire; Puissance
incompréhensible dont il décrit les merveilles. Il s’interroge sur la
triple tentation de la volupté, de la curiosité et de l’orgueil. Il
remet à Notre-Seigneur Jésus-Christ, seul médiateur entre Dieu et les
hommes, la guérison des maux de son âme.
I
Élévation.
Que je vous connaisse, intime connaisseur de l’homme! que je vous
connaisse comme vous me connaissez! Force de mon âme, pénétrez-la,
transformez-la, pour qu’elle soit vôtre, et par vous possédée sans tache
et sans ride! C’est là tout mon espoir, toute ma parole! Ma joie est
dans cet espoir lorsqu’elle n’est pas insensée. Quant au reste des
choses de cette vie, moins elles valent de larmes, plus on leur en
donne; plus elles sont déplorables, moins on les pleure! Mais, vous
l’avez dit, vous aimez la vérité, Seigneur; «et celui qui l’accomplit
arrive à la lumière[213]»; qu’elle soit donc dans mon cœur qui se
confesse à vous, qu’elle soit dans cet écrit qui me confesse à tous!
[213] Joan., III, 21.