Comment il administrait les sacrements de l’Église.
Il avait toujours présent l’esprit le souvenir de ses frères en
pauvreté, et il fournissait leurs besoins sur le fonds même d’où il
prenait sa subsistance, lui et tous ceux de sa maison, c’est-à-dire sur
les revenus des biens de l’Église et sur les dons des fidèles. Et si par
hasard, comme il arrive souvent, la jalousie élevait des soupçons contre
le clergé au sujet des possessions de l’Église, alors il s’adressait au
peuple et protestait qu’il aimait mieux vivre des aumônes du peuple de
Dieu que d’être chargé du soin ou de l’administration de ces biens;
qu’il était prêt en céder à d’autres le fardeau, et qu’ainsi tous les
serviteurs et les ministres du Seigneur vivraient suivant cette parole
de l’Ancien Testament: «Les ministres de l’autel ont part aux offrandes
de l’autel[29]». Mais jamais les laïques ne voulurent se charger de la
gestion de ces biens.
[29] I Cor., IX, 13.