A peine M. Duchosal fut-il arrivé chez Ellénore, qu'elle devina, à son
air contraint, à l'espèce de ménagement qu'il mettait à lui dire les
choses les plus ordinaires, qu'il était préoccupé d'un sujet difficile
à aborder. Après avoir passé par tous les lieux communs de la santé, du
mauvais temps, des fatigues de la ville, des charmes de la campagne, M.
Duchosal en vint à dire:
--J'espère que vous n'avez pas douté, madame, de la part que j'ai prise
au chagrin que vous avez éprouvé dernièrement en voyant arrêter dans
votre maison le malheureux exilé à qui vous donniez refuge.
--Je crois d'autant plus à votre bon intérêt, dit Ellénore avec un peu
de fierté, que jamais je n'en ai été plus digne.
--Vous pensez bien que cinq minutes après avoir entendu raconter cette
arrestation, j'étais chez Fouché, et que je lui demandais l'explication
de ce coup d'autorité, tout comme si j'avais eu le droit de le faire.
Un autre à sa place se serait moqué de moi, et n'aurait pas même pris
la peine de me répondre; mais Fouché est un homme d'esprit, dont je ne
défends pas les excès révolutionnaires, je suis même certain qu'il sait
à quel point ce souvenir me gêne dans ma reconnaissance pour lui, mais
je sais aussi que son esprit lui sert à reconnaître ses torts, à tâcher
de les faire oublier par de grands services, et surtout à ne pas faire
de mal inutile. Or, la persécution contre les émigrés qui cherchent à
rentrer en France me semble une mesure fort impolitique; je ne lui en ai
pas fait mystère. A cela il répond qu'il est de mon avis, et que, sans
les conspirations que les émigrés tentent chaque jour et qui forcent
l'autorité à sévir contre eux, il y a longtemps qu'il aurait demandé
leur rappel à tous; mais on vient de découvrir un nouveau complot contre
la vie de Bonaparte. Les septembriseurs et les chouans sont également
compromis. La police a besoin d'être éclairée pour atteindre les vrais
coupables, et pour ne pas tourmenter les innocents. C'est par cette
raison qu'elle réclame l'aide des gens intéressés à maintenir l'ordre,
et à soustraire leurs amis aux soupçons qui pèsent sur eux.
Pendant ce long préambule, Ellénore se disait: où veut-il en venir?
Enfin, ne pouvant deviner ce que M. Duchosal voulait d'elle, mais
sachant très-bien ce qu'elle voulait de lui, elle prit le parti de lui
demander brusquement si, par son crédit près du ministre, il ne pourrait
pas obtenir la mise en liberté d'Édouard de Montévreux.
--Cela dépend maintenant plus de vous que de moi, reprit M. Duchosal.
--De moi, qui n'ai jamais vu le citoyen Fouché? qui ne le connais que
de réputation? ce qui explique assez mon éloignement pour lui; comment
m'accorderait-il la moindre grâce? En vérité, ce serait par trop
généreux de sa part.
--Oh! les hommes d'État n'entrent pas dans ces petites considérations;
ils se servent de ceux qui leur sont utiles, et servent ceux qu'ils
détestent, sans être arrêtés par les opinions et les sentiments qu'ils
leur supposent. Je vous en donne pour exemple Bonaparte et Fouché: tous
deux se haïssent cordialement, ils sont sans aucune illusion l'un sur
l'autre; mais le premier a besoin de la ruse, des intrigues du second
pour arriver à son but, et le second espère trop bien exploiter à son
profit l'ambition du vainqueur de l'Italie, pour ne pas la servir de
tout son pouvoir.
--En quoi puis-je être utile au ministre de la police?
--Je n'en sais rien, mais il désire vous parler; et c'est pour obtenir
de vous l'honneur d'un moment d'entretien, qu'il m'a envoyé vers vous!
--Voilà donc ce que vous aviez tant de peine à m'apprendre? s'écria
Ellénore... Je le conçois; car tous les soins que prend votre amitié
pour gazer une sommation brutale n'y change rien. Je suis mandée à la
police, voilà le fait.
--Vous confondez une invitation avec un ordre.
--Parce qu'il faut obéir également à tous deux, et que l'idée d'un
semblable interrogatoire me glace de terreur.
--Il ne saurait vous embarrasser. En recevant M. de Montévreux à la
campagne, vous pouviez ignorer qu'il n'eût pas la permission d'être en
France.
--Sans doute, mais je ne l'ignorais pas.
--Ah! si vous allez vous piquer de franchise avec la police, vous vous
perdrez sans sauver votre protégé. Prenez-y garde, la conspiration
dont tous les complices ne sont pas encore dénoncés rend son affaire
très-mauvaise. N'ajoutez pas au danger de sa situation par des aveux de
luxe ou par des mots injurieux. Vous êtes belle, aimable, spirituelle;
servez-vous de tous ces dons pour fléchir la sévérité de son juge. Je
ne vous dis pas d'avoir l'air de l'adorer; mais la plus honnête femme
du monde sait fort bien employer ses moyens de séduction au profit
d'une bonne oeuvre, sans qu'il en coûte rien à sa vertu. Un sourire,
une flatterie indirecte, suffisent pour apaiser la colère d'un tyran, et
changent souvent sa rigueur en clémence. Essayez.
--Je ne saurais, dit Ellénore accablée sous la nécessité de subir cet
interrogatoire. Ma nature s'y refuse. Je puis dissimuler le dégoût qu'on
m'inspire, mais feindre la bienveillance pour qui me fait horreur,
est un effort au-dessus de mon courage. Ah! mon Dieu! s'il vous était
possible de m'épargner cette cruelle épreuve! Dites que je suis malade,
en fuite... que sais-je?... trouvez un moyen...
--Il n'en est pas, interrompit M. Duchosal; croyez que si j'en avais
découvert un, je ne serais pas venu vous supplier, au nom de votre
repos, au nom de la sûreté des royalistes qui vous intéressent, de céder
à cette invitation, et d'en tirer tout le parti possible en faveur du
pauvre prisonnier, dont le sort est peut-être dans vos mains.
Après avoir perdu toute espérance de s'épargner une si pénible démarche,
Madame Mansley ne pensa plus qu'à la rendre secrète; car les rapports
avec la police, si innocents qu'ils puissent être, sont toujours
suspects.
Le ministre l'attendait le lendemain matin; il fut décidé, entre elle et
M. Duchosal, qu'elle irait le prendre pour qu'il l'introduisit chez
le citoyen Fouché à l'heure qui suit son déjeuner, moment qu'il se
réservait ordinairement pour sa correspondance particulière, et où l'on
était moins exposé à rencontrer des postulants d'audience.
--Si le malheur qui me poursuit, veut que je sois vue chez ce ministre
infernal par quelque parent de la duchesse de Montévreux, venu comme
moi dans cet antre de perdition pour en tirer le pauvre Édouard, je suis
perdue, dit Ellénore avec rage; il croira que je viens faire mon rapport
ou chercher la récompense de mon infamie! Non, tout vaut mieux que de se
prêter à affermir de si atroces suppositions. Je n'irai point... qu'on
m'y traîne prisonnière, qu'on m'y fasse subir le sort qu'on réserve aux
conspirateurs, peu m'importe; le supplice que le bourreau des Lyonnais
et de Louis XVI m'infligera sera toujours plus doux et moins honteux que
celui de passer pour être sa complice.
Et, revenue par cette idée à toute sa résistance, Ellénore n'écoutait
plus les représentations de son ami; il fut obligé de la menacer de
nouveau des malheurs dont son refus allait la rendre responsable. Il
lui en fit une peinture si effrayante, qu'elle se résigna à se rendre
à l'hôtel de la police à peu près aussi tristement qu'on marche à
l'échafaud.
Le malheur est moins dur à supporter qu'à craindre, a écrit un auteur
moderne, et l'on en peut dire autant des démarches qu'on redoute le
plus. Il y a un fond de curiosité dans l'esprit humain qui le distrait
en dépit de sa préoccupation. Puis, le mouvement, l'aspect d'objets
nouveaux, de visages inconnus sont autant de nuages qui passent devant
votre pensée et qui la calment en la voilant.
Ellénore ne connaissant le citoyen Fouché que par ses exploits
révolutionnaires, s'en était fait une idée analogue à ses actions, et se
le figurait, avec la chevelure noire, l'oeil caverneux et le rire féroce
d'un brigand de mélodrame.
Déjà la vue des salons dorés du ministère l'avait déconcertée sur
l'austérité républicaine de l'ancien conventionnel; mais ce luxe tenant
au riche hôtel livré par ses nobles propriétaires à leurs démocrates
vainqueurs, ne prouvait rien contre la haine du maître présent pour tout
ce qui brillait, et elle s'attendait à trouver l'empereur des espions.
Dans le simple appareil
_D'un mouchard_ que l'on vient d'arracher au sommeil.
Elle fut très-étonnée, lorsque la porte du cabinet du ministre s'ouvrit,
et qu'il en sortit un petit homme blond, tiré comme on dit à quatre
épingles, et dont les manières froides et polies rappelaient beaucoup
plus celles d'un courtisan de Louis XVI que celles d'un Brutus.
--J'ai voulu servir de chevalier à madame Mansley pour la conduire
chez vous, dit M. Duchosal en allant au-devant de Fouché; on la sort
difficilement de chez elle, et j'espère que vous lui donnerez lieu de se
féliciter de la peine qu'elle prend. Pardon si je vous quitte, mais une
affaire pressante m'appelle chez mon notaire.
En finissant ces mots, M. Duchosal pressa la main que lui tendait le
ministre, et il sortit du salon.
--Quoi! vous partez? s'écria Ellénore sans penser qu'il était déjà trop
loin pour l'entendre.
--Il sait, madame, que le sujet de l'entretien que vous voulez bien
m'accorder ne doit être connu de personne, et c'est au nom de cet
inviolable secret que j'ose réclamer de votre part une confiance
entière.
Et le ministre appuyant sur chacune de ces paroles, comme pour se donner
plus de temps à examiner l'effet qu'elles produisaient et se demander
s'il fallait continuer sur ce ton de déférence, ou en prendre un plus
leste, levait timidement ses yeux bordés de rouge sur le noble
visage d'Ellénore, et se sentait dominé, malgré lui, par l'admiration
respectueuse que sa beauté inspirait.
Comme elle gardait le silence, il crut devoir s'expliquer plus
clairement.
--J'ai d'abord à m'excuser auprès de vous, madame, de la mesure de
rigueur qu'il m'a fallu prendre contre une personne que vous n'auriez
certainement pas cachée dans le pavillon de la maison que vous habitez,
si vous aviez su à qui vous donniez asile.
--Je le savais très-bien, citoyen, répondit fièrement Ellénore.
--Permettez-moi d'en douter: les femmes aiment à protéger le malheur,
mais non le crime; et si vous aviez pu soupçonner qu'en croyant faire un
simple acte d'hospitalité, vous vous rendiez complice d'un assassinat,
vous auriez...
--Édouard de Montévreux un assassin? c'est une horreur inventée pour le
perdre; il est incapable d'une lâcheté sanglante.
--Eh! madame, en temps de révolution, ces choses-là prennent des noms
fort divers. Ce que vous appelez, à bon droit, une horreur, passe pour
un dévouement héroïque chez les gens aveuglés par l'esprit de parti. Se
battre contre sa patrie a été de tout temps un crime puni de mort; et
l'histoire a flétri des noms les plus odieux ceux qui s'en sont rendus
coupables. Eh bien, demandez à ces messieurs de l'armée de Condé s'ils
ne croient pas faire la plus belle chose du monde en tuant le plus
qu'ils peuvent des soldats de la république française? Cependant, nous
ne pouvons pas en bonne conscience, encourager cette erreur. Encore
s'ils se bornaient à nous faire ouvertement la guerre; mais, non
contents de soulever nos plus beaux départements contre la république,
ils viennent en fraude à Paris, dans de fort mauvaises intentions, et
ils nous mettent dans l'obligation de les arrêter.
--Je crois pouvoir affirmer qu'en venant en secret à Paris, Édouard
de Montévreux n'avait d'autre projet que de solliciter sa rentrée en
France.
--Peut être aussi voulait-il voir sa mère? ajouta le ministre en fixant
sur Ellénore un regard scrutateur.
--Sa mère? répéta-t-elle avec surprise.
--Oui, reprit Fouché à voix basse, la ci-devant duchesse de Montévreux:
celle que vous connaissez trop bien, citoyenne, est en ce moment cachée
à Paris, et vous le savez aussi bien que moi.
--Je l'ignore, je vous le jure!
--Je m'attendais à cette réponse, elle fait honneur à votre caractère:
aussi n'est-ce pas dans l'espoir d'apprendre par vous où elle se cache
que je vous en parle; c'est, au contraire, pour que vous lui fassiez
parvenir un avis salutaire.
--Je n'en ai aucun moyen, vous dis-je, et je vous crois mal informé, car
la duchesse de Montévreux a trop de prudence et d'amour d'elle-même pour
s'exposer ainsi à toute la rigueur de vos lois contre les émigrés.
Puis, Ellénore, tout à la crainte de nuire par la moindre parole
inconséquente à la femme qui était la cause de tous ses malheurs, se
disait intérieurement:
--Voilà donc pourquoi je suis mandée ici; cet homme, me jugeant d'après
lui, attend de mon juste ressentiment la dénonciation qui doit mettre
en son pouvoir ma plus cruelle ennemie. Voyons ce que sa finesse tentera
pour me corrompre.
--Les plus beaux sentiments nous égarent quelquefois, reprit le ministre
avec un air de bonhomie. Vous croyez peut-être rendre service à la mère
et au fils en refusant de vous charger de faire savoir à la première que
sa lettre au citoyen Demerville a été surprise, et qu'elle contient une
phrase entre autres qui la mènerait tout droit à l'échafaud, si nous la
mettions en jugement.
Ici, Fouché s'arrêta, pour contempler la pâleur qui couvrit tout à coup
les traits d'Ellénore. Ne pouvant la soupçonner d'être si émue à l'idée
du danger d'une ennemie.--Elle aime le fils, pensa-t-il, et cet amour-là
m'aidera à tout savoir.
--Le premier consul sait, continua-t-il, que le complot tramé contre
sa vie avait pour chefs des émigrés qui ont abaissé leur fierté jusqu'à
traiter avec des républicains, ou plutôt des sectateurs de Robespierre,
et cela dans la noble intention de le faire assassiner à la sortie de
l'Opéra; lui, dont le système politique admettait l'oubli des torts
comme un moyen de s'acquérir la popularité; lui qui me recommande
tous les jours l'indulgence pour les émigrés qui se convertissent et
reviennent au culte de la patrie; lui qui a autant d'horreur pour la
guerre civile que de passion pour la guerre étrangère; l'assassiner!
pour prix de sa peine à rétablir l'ordre, à rendre à chacun les
moyens d'existence que lui ont enlevé les troubles et l'anarchie. Vous
conviendrez qu'on s'indignerait à moins, et qu'il est permis de sévir
contre des ennemis si sottement ingrats. Eh bien, ces ennemis contre
lesquels la loi serait inexorable, nous voulons leur sauver la vie; mais
à condition qu'ils sortiront sans délai du territoire de la République.
--Vous oubliez, citoyen, qu'il est aussi difficile de sortir de
France que d'y rentrer, et qu'à moins d'être muni de tous les papiers
nécessaires...
--Je les donnerai, interrompit vivement le ministre...
Puis s'arrêtant un moment, il ajouta:
--Dès que je saurai positivement que la ci-devant duchesse consent à en
faire usage.
--Je vous le répète, j'ignore où elle se cache. Autrement, je lui
conseillerais de profiter de votre avis.
--Et ce serait fort prudent; car son arrestation une fois ébruitée, je
ne serai plus maître d'en atténuer les suites. La lettre qui l'accuse
est déjà dans les mains du grand juge... Réfléchissez... Ah! mon Dieu!
le moindre indice peut nous mettre sur la trace. Ne nous exposez pas à
frapper à faux.
--Frappez à votre gré, mettez-moi en prison, vous n'en saurez pas
davantage.
--Même en exilant les gens qui vous sont chers?
--Mes amis sont blasés sur les persécutions.
--Pourquoi me faire repentir de leur avoir accordé de faux certificats
de résidence? C'est à cet excès de bonté que je dois l'embarras où je
me trouve et les reproches du gouvernement. Je devais me défier de
la prétendue loyauté chevaleresque de ces émigrés, qui leur permet de
prêter le serment de fidélité au premier consul le jour même où ils
méditent son assassinat.
--Tous ne sont pas si ingrats, dit Ellénore en cherchant à surmonter
son trouble. Le jeune de La Menneraye, auquel vous avez daigné vous
intéresser est, dit-on, maintenant un des officiers les plus distingués
de l'armée d'Italie, et celui-là ne vous donnera jamais lieu de vous
repentir de votre protection pour lui. Il est la preuve vivante de ce
qu'un gouvernement peut gagner à employer la générosité plutôt que la
rigueur.
--C'est précisément quelques exceptions de ce genre qui nous ont fait
fermer les yeux sur la rentrée en France des complices d'Aréna. Le jeune
Montévreux est du nombre. Sa mère les connaît tous; il faut qu'elle nous
les livre ou qu'elle partage leur sort.
--Et c'est sur moi que vous comptiez pour vous rendre ce service?
Heureusement, je n'en ai ni le pouvoir ni la volonté.
--Tant pis pour eux, car c'est la protection qu'ils trouvent contre
nous qui les perd; rappelez-vous, madame, qu'en refusant de nous aider à
trouver les vrais coupables, vous vous rangez parmi nos ennemis, et que
vous nous forcez à surveiller vos démarches.
--Surveillez, épiez même, je ne conspire pas. Je hais les assassins de
tous les partis, et ne crains pas qu'on me surprenne à les protéger.
En ce moment, on entr'ouvrit la porte du cabinet, puis une voix dit:
--C'est l'heure du conseil.
--J'y vais, répondit Fouché. Pardon, citoyenne, de vous quitter ainsi,
ajouta-t-il en se levant, mais un devoir impérieux m'appelle aux
Tuileries. J'aurais désiré m'y rendre muni des renseignements que vous
auriez pu me donner, et, par conséquent, plus en état d'agir en faveur
des gens qui vous intéressent; mais, loin d'imiter votre manque de
confiance, je vous dirai que leur sort à tous, à commencer par celui de
l'émigré trouvé chez vous, dépend de votre discrétion à ne pas parler de
cet entretien, et de votre complaisance à nous faire connaître l'asile
où se cache l'ex-duchesse de Montévreux.
En finissant ces mots, Fouché offrit sa main de la façon la plus galante
à madame Mansley, pour la reconduire jusqu'à sa voiture, et ils se
séparèrent fort mécontents l'un de l'autre.