CHAPITRE III.

_Des Appareils relatifs à la mesure du Calorique._

_Description du Calorimètre._

L'Appareil dont je vais essayer de donner une idée a été décrit dans un

mémoire que nous avons publié M. de la Place & moi dans le recueil de

l'Académie, année 1780, page 355. C'est de ce mémoire que sera extrait

tout ce que contient cet article.

Si après avoir refroidi un corps quelconque à zéro du thermomètre, on

l'expose dans une atmosphère, dont la température soit de 25 degrés

au-dessus du terme de la congélation, il s'échauffera insensiblement

depuis sa surface jusqu'à son centre, & se rapprochera peu-à-peu de la

température de 25 degrés qui est celle du fluide environnant.

Il n'en sera pas de même d'une masse de glace qu'on auroit placée dans

la même atmosphère: elle ne se rapprochera nullement de la température

de l'air ambiant, mais elle restera constamment à zéro de température,

c'est-à-dire, à la glace fondante, & ce, jusqu'à ce que le dernier

atôme de glace soit fondu.

La raison de ce phénomène est facile à concevoir: il faut pour fondre

de la glace, & pour la convertir en eau, qu'il s'y combine une certaine

proportion de calorique. En conséquence, tout le calorique des corps

environnans s'arrête à la surface de la glace où il est employé à la

fondre: cette première couche fondue, la nouvelle quantité de calorique

qui survient en fond une seconde, & elle se combine également avec

elle pour la convertir en eau, & ainsi successivement de surfaces en

surfaces, jusqu'au dernier atôme de glace qui sera encore à zéro du

thermomètre, parce que le calorique n'aura pas encore pu y pénétrer.

Que l'on imagine d'après cela une sphère de glace creuse, à la

température de zéro degré du thermomètre; que l'on place cette sphère

de glace dans une atmosphère, dont la température soit, par exemple,

de 10 degrés au-dessus de la congélation, & qu'on place dans son

intérieur un corps échauffé d'un nombre de degrés quelconques: il suit

de ce qu'on vient d'exposer deux conséquences; 1º. que la chaleur

extérieure ne pénétrera pas dans l'intérieur de la sphère; 2º. que

la chaleur d'un corps placé dans son intérieur ne se perdra pas non

plus au-dehors; mais qu'elle s'arrêtera à la surface intérieure de la

cavité, où elle sera continuellement employée à fondre de nouvelles

couches de glace, jusqu'à ce que la température du corps soit parvenue

à zéro du thermomètre.

Si on recueille avec soin l'eau qui se sera formée dans l'intérieur

de la sphère de glace, lorsque la température du corps placé dans

son intérieur sera parvenue à zéro du thermomètre, son poids sera

exactement proportionnel à la quantité de calorique que ce corps aura

perdue, en passant de sa température primitive à celle de la glace

fondante; car il est clair qu'une quantité double de calorique doit

fondre une quantité double de glace; en sorte que la quantité de glace

fondue est une mesure très-précise de la quantité de calorique employée

à produire cet effet.

On n'a considéré ce qui se passoit dans une sphère de glace que pour

mieux faire entendre la méthode que nous avons employée dans ce genre

d'expériences, dont la première idée appartient à M. de la Place. Il

seroit difficile de se procurer de semblables sphères, & elles auroient

beaucoup d'inconvéniens dans la pratique; mais nous y avons suppléé au

moyen de l'appareil suivant, auquel je donnerai le nom de calorimètre.

Je conviens que c'est s'exposer à une critique, jusqu'à un certain

point fondée, que de réunir ainsi deux dénominations, l'une dérivée du

latin, l'autre dérivée du grec; mais j'ai cru qu'en matière de science

on pouvoit se permettre moins de pureté dans le langage, pour obtenir

plus de clarté dans les idées; & en effet je n'aurois pu employer un

mot composé entièrement tiré du grec, sans trop me rapprocher du nom

d'autres instrumens connus, & qui ont un usage & un but tout différent.

La figure première de la planche VI représente le calorimètre vu

en perspective. La figure 2 de la même planche représente sa coupe

horisontale, & la figure 3 une coupe verticale qui laisse voir tout

son intérieur. Sa capacité est divisée en trois parties; pour mieux

me faire entendre, je les distinguerai par les noms de _capacité

intérieure, capacité moyenne, & capacité extérieure_. La capacité

intérieure _ffff_, _fig. 3, pl. VI_, est formée d'un grillage de

fil de fer, soutenu par quelques montans du même métal; c'est dans

cette capacité que l'on place les corps soumis à l'expérience: sa

partie supérieure LM se ferme au moyen d'un couvercle GH représenté

séparément, _figure 4_. Il est entièrement ouvert par-dessus, & le

dessous est formé d'un grillage de fil de fer.

La capacité moyenne _bbbbb_, _figures 2 & 3_, est destinée à contenir

la glace qui doit environner la capacité intérieure, & que doit fondre

le calorique du corps mis en expérience: cette glace est supportée &

retenue par une grille _mm_ sous laquelle est un tamis _nn_; l'un &

l'autre sont représentés séparément, _figures 5 & 6_. A mesure que la

glace est fondue par le calorique qui se dégage du corps placé dans

la capacité intérieure, l'eau coule à travers la grille & le tamis;

elle tombe ensuite le long du cône _ccd_, _figure 3_, & du tuyau _xy_,

& se rassemble dans le vase F, _figure 1_, placé au-dessous de la

machine; _u_ est un robinet au moyen duquel on peut arrêter à volonté

l'écoulement de l'eau intérieure. Enfin la capacité extérieure _aaaaa_,

_fig. 2 & 3_ est destinée à recevoir la glace qui doit arrêter l'effet

de la chaleur de l'air extérieur & des corps environnans: l'eau que

produit la fonte de cette glace, coule le long du tuyau _s_T que l'on

peut ouvrir ou fermer au moyen du robinet _r_. Toute la machine est

recouverte par le couvercle FF, _fig. 7_, entièrement ouvert

dans sa partie supérieure, & fermé dans sa partie inférieure; elle est

composée de fer-blanc peint à l'huile pour le garantir de la rouille.

Pour mettre le calorimètre en expérience, on remplit de glace pilée la

capacité moyenne _bbbbb_, & le couvercle GH de la capacité intérieure,

la capacité extérieure _aaaa_, & le couvercle FF, _figure 7_, de toute

la machine. On la presse fortement pour qu'il ne reste point de parties

vuides, puis on laisse égouter la glace intérieure; après quoi on ouvre

la machine pour y placer le corps que l'on veut mettre en expérience,

& on la referme sur le champ. On attend que le corps soit entièrement

refroidi, & que la glace qui a fondu soit suffisamment égoutée; ensuite

on pèse l'eau qui s'est rassemblée dans le vase F, _fig. 1_: son poids

est une mesure exacte de la quantité de calorique dégagée du corps,

pendant qu'il s'est refroidi; car il est visible que ce corps est

dans la même position qu'au centre de la sphère dont nous venons de

parler, puisque tout le calorique qui s'en dégage est arrêté par la

glace intérieure, & que cette glace est garantie de l'impression de

toute autre chaleur, par la glace renfermée dans le couvercle & dans la

capacité extérieure.

Les expériences de ce genre durent quinze, dix-huit & vingt heures;

quelquefois pour les accélérer, on place de la glace bien égoutée

dans la capacité intérieure, & on en couvre les corps que l'on veut

refroidir.

La figure 8 représente un seau de tôle destiné à recevoir les corps sur

lesquels on veut opérer; il est garni d'un couvercle percé dans son

milieu, & fermé avec un bouchon de liége, traversé par le tube d'un

petit thermomètre.

La figure 9 de la même planche représente un matras de verre dont le

bouchon est également traversé par le tube d'un petit thermomètre, dont

la boule & une partie du tube plonge dans la liqueur; il faut se servir

de semblables matras toutes les fois que l'on opère sur les acides, &

en général sur les substances qui peuvent avoir quelque action sur les

métaux.

_RS_, _figure 10_, est un petit cylindre creux que l'on place au fond de

la capacité intérieure pour soutenir les matras.

Il est essentiel que dans cette machine, il n'y ait aucune

communication entre la capacité moyenne & la capacité extérieure;

ce que l'on éprouvera facilement en remplissant d'eau la capacité

extérieure. S'il existoit une communication entre ces capacités, la

glace fondue par l'atmosphère dont la chaleur agit sur l'enveloppe de

la capacité extérieure, pourroit passer dans la capacité moyenne, &

alors l'eau qui s'écouleroit de cette dernière capacité, ne seroit plus

la mesure du calorique perdu par le corps mis en expérience.

Lorsque la température de l'atmosphère n'est que de quelques degrés

au-dessus de zéro, sa chaleur ne peut parvenir que très-difficilement

jusque dans la capacité moyenne, puisqu'elle est arrêtée par la glace

du couvercle & de la capacité extérieure; mais si la température

extérieure étoit au-dessous de zéro, l'atmosphère pourroit refroidir la

glace intérieure; il est donc essentiel d'opérer dans une atmosphère

dont la température ne soit pas au-dessous de zéro: ainsi dans un tems

de gelée, il faudra renfermer la machine dans un appartement dont on

aura soin d'échauffer l'intérieur. Il est encore nécessaire que la

glace dont on fait usage, ne soit pas au-dessous de zéro; si elle étoit

dans ce cas, il faudroit la piler, l'étendre par couches fort minces,

& la tenir ainsi pendant quelque tems dans un lieu dont la température

fût au-dessus de zéro.

La glace intérieure retient toujours une petite quantité d'eau qui

adhère à sa surface, & l'on pourroit croire que cette eau doit

entrer dans le résultat des expériences: mais il faut observer qu'au

commencement de chaque expérience, la glace est déjà imbibée de

toute la quantité d'eau qu'elle peut ainsi retenir; en sorte que si

une petite partie de la glace fondue par le corps, reste adhérente

à la glace intérieure, la même quantité, à très-peu près, d'eau

primitivement adhérente à la surface de la glace, doit s'en détacher

& couler dans le vase: car la surface de la glace intérieure change

extrêmement peu dans l'expérience.

Quelques précautions que nous ayons prises, il nous a été impossible

d'empêcher l'air extérieur de pénétrer dans la capacité intérieure,

lorsque la température étoit à 9 ou 10 degrés, au-dessus de la

congélation. L'air renfermé dans cette capacité étant alors

spécifiquement plus pesant que l'air extérieur, il s'écoule par le

tuyau _xy_, _fig. 3_, & il est remplacé par l'air extérieur qui entre

dans le calorimètre, & qui dépose une partie de son calorique sur la

glace intérieure: il s'établit ainsi dans la machine un courant d'air

d'autant plus rapide, que la température extérieure est plus élevée, ce

qui fond continuellement une portion de la glace intérieure; on peut

arrêter en grande partie l'effet de ce courant, en fermant le robinet;

mais il vaut beaucoup mieux n'opérer que lorsque la température

extérieure ne surpasse pas 3 ou 4 degrés; car nous avons observé

qu'alors la fonte de la glace intérieure, occasionnée par l'atmosphère,

est insensible, en sorte que nous pouvons à cette température, répondre

de l'exactitude de nos expériences sur les chaleurs spécifiques des

corps, à un quarantième près.

Nous avons fait construire deux machines pareilles à celle que je viens

de décrire; l'une d'elles est destinée aux expériences dans lesquelles

il n'est pas nécessaire de renouveller l'air intérieur; l'autre machine

sert aux expériences dans lesquelles le renouvellement de l'air est

indispensable, telles que celles de la combustion & de la respiration:

cette seconde machine ne differe de la première, qu'en ce que les deux

couvercles sont percés de deux trous à travers lesquels passent deux

petits tuyaux qui servent de communication entre l'air intérieur &

l'air extérieur; on peut par leur moyen souffler de l'air atmosphérique

dans l'intérieur du calorimètre pour y entretenir des combustions.

Rien n'est plus simple avec cet instrument que de déterminer les

phénomènes qui ont lieu dans les opérations où il y a dégagement,

ou même absorption de calorique. Veut-on, par exemple, connoître ce

qui se dégage de calorique d'un corps solide, lorsqu'il se refroidit

d'un certain nombre de degrés? On élève sa température à 80 degrés,

par exemple, puis on le place dans la capacité intérieure _ffff_

du calorimètre, _figures 2 & 3, planche VI_, & on l'y laisse assez

long-tems pour être assuré que sa température est revenue à zéro du

thermomètre: on recueille l'eau qui a été produite par la fonte de la

glace, pendant son refroidissement; cette quantité d'eau divisée par le

produit de la masse du corps & du nombre de degrés dont sa température

primitive étoit au-dessus de zéro, sera proportionnelle à ce que les

physiciens anglois ont nommé _chaleur spécifique_.

Quant aux fluides on les renferme dans des vases de matière quelconque,

dont on a préalablement déterminé la chaleur spécifique: on opère

ensuite de la même manière que pour les solides, en observant seulement

de déduire de la quantité totale d'eau qui a coulé, celle due au

refroidissement du vase qui contenoit le fluide.

Veut-on connoître la quantité de calorique qui se dégage de la

combinaison de plusieurs substances? on les amenera toutes à la

température zéro, en les tenant un tems suffisant dans de la glace

pilée; ensuite on en fera le mélange dans l'intérieur du calorimètre,

dans un vase également à zéro, & on aura soin de les y conserver

jusqu'à ce qu'elles soient revenues à la température zéro; la quantité

d'eau recueillie sera la mesure du calorique qui se sera dégagé par

l'effet de la combinaison.

La détermination des quantités de calorique qui se dégagent dans les

combustions & dans la respiration des animaux, n'offre pas plus de

difficulté: on brûle les corps combustibles dans la capacité intérieure

du calorimètre; on y laisse respirer des animaux tels que des cochons

d'inde qui résistent assez bien au froid, & on recueille l'eau qui

coule: mais comme le renouvellement de l'air est indispensable dans ce

genre d'opérations, il est nécessaire de faire arriver continuellement

de nouvel air dans l'intérieur du calorimètre par un petit tuyau

destiné à cet objet, & de le faire ressortir par un autre tuyau: mais

pour que l'introduction de cet air ne cause aucune erreur dans les

résultats, on fait passer le tuyau qui doit l'amener à travers de la

glace pilée, afin qu'il arrive dans le calorimètre, à la température

zéro. Le tuyau de sortie de l'air doit également traverser de la

glace pilée, mais cette dernière portion de glace doit être comprise

dans l'intérieur de la capacité _ffff_ du calorimètre, & l'eau qui en

découle doit faire partie de celle que l'on recueille, parce que le

calorique que contenoit l'air avant de sortir fait partie du produit de

l'expérience.

La recherche de la quantité de calorique spécifique contenue dans

les différens gaz, est un peu plus difficile à cause de leur peu de

densité; car si on se contentoit de les renfermer dans des vases

comme les autres fluides, la quantité de glace fondue seroit si

peu considérable que le résultat de l'expérience seroit au moins

très-incertain. Nous avons employé pour ce genre d'expériences deux

espèces de serpentins ou tuyaux métalliques roulés en spirales.

Le premier contenu dans un vase rempli d'eau bouillante servoit à

échauffer l'air avant qu'il parvînt au calorimètre; le second étoit

renfermé dans la capacité intérieure _ffff_ de cet instrument. Un

thermomètre adapté à une des extrémités de ce dernier serpentin,

indiquoit la chaleur de l'air ou du gaz qui entroit dans la machine;

un thermomètre adapté à l'autre extrémité du même serpentin indiquoit

la chaleur du gaz ou de l'air à sa sortie. Nous avons été ainsi à

portée de déterminer ce qu'une masse quelconque de différens airs ou

gaz fondoit de glace en se refroidissant d'un certain nombre de degrés,

& d'en déterminer le calorique spécifique. Le même procédé, avec

quelques précautions particulières peut être employé pour connoître la

quantité de calorique qui se dégage dans la condensation des vapeurs de

différens liquides.

Les différentes expériences que l'on peut faire avec le calorimètre,

ne conduisent point à des résultats absolus; elles ne donnent que

des quantités relatives: il étoit donc question de choisir une unité

qui pût former le premier degré d'une échelle avec laquelle on pût

exprimer tous les autres résultats. La quantité de calorique nécessaire

pour fondre une livre de glace, nous a fourni cette unité: or pour

fondre une livre de glace, il faut une livre d'eau élevée à 60 degrés

du thermomètre à mercure divisé en 80 parties, de la glace à l'eau

bouillante; la quantité de calorique qu'exprime notre unité, est donc

celle nécessaire pour élever l'eau de zéro à 60 degrés.

Cette unité déterminée, il n'est plus question que d'exprimer en

valeurs analogues les quantités de calorique qui se dégagent des

différens corps, en se refroidissant, d'un certain nombre de degrés, &

voici le calcul simple par le moyen duquel on y parvient: je l'applique

à une de nos premières expériences.

Nous avons pris des morceaux de tôle coupés par bandes & roulés, qui

pesoient ensemble 7 livres 11 onces 2 gros 36 grains, c'est-à-dire en

fractions décimales de livres, 7,7070319 livres. Nous avons échauffé

cette masse dans un bain d'eau bouillante, dans laquelle elle a pris

environ 78 degrés de chaleur; & l'ayant tirée de l'eau prestement, nous

l'avons introduite dans la capacité intérieure du calorimètre. Au

bout de onze heures, lorsque l'eau produite par la fonte de la glace

intérieure a été suffisamment égoutée, la quantité s'en est trouvée de

1 livre 1 once 5 gros 4 grains = 1,109795 livre. Maintenant je puis

dire si le calorique dégagé de la tôle par un refroidissement de 78

degrés, a fondu 1,109795 livre de glace, combien un refroidissement

de 60 degrés auroit-il produit; ce qui donne 78 : 1,109795 : : 60 :

x = 0,85369 livre. Enfin divisant cette quantité par le nombre de

livres de tôle employée, c'est-à-dire par 7,7070319 livres, on aura

pour la quantité de glace que pourra faire fondre une livre de tôle en

se refroidissant de 60 degrés à zéro, 0,110770 livre. Le même calcul

s'applique à tous les corps solides.

A l'égard des fluides, tels que l'acide sulfurique, l'acide nitrique,

&c. on les renferme dans un matras représenté _planche VI, fig. 9_. Il

est bouché avec un bouchon de liège traversé par un thermomètre dont la

boule plonge dans la liqueur. On place ce vaisseau dans un bain d'eau

bouillante; & lorsque d'après le thermomètre on juge que la liqueur

est élevée à un degré de chaleur convenable, on retire le matras & on

le place dans le calorimètre. On fait le calcul comme ci-dessus, en

ayant soin cependant de déduire de la quantité d'eau obtenue, celle

que le vase de verre auroit seul produite, & qu'il est en conséquence

nécessaire d'avoir déterminé par une expérience préalable. Je ne donne

point ici le tableau des résultats que nous avons obtenus, parce qu'il

n'est pas encore assez complet, & que différentes circonstances ont

suspendu la suite de ce travail. Nous ne le perdons cependant pas de

vue, & il n'y a point d'hiver que nous ne nous en soyons plus ou moins

occupés.

Traité élémentaire de chimie, tome 2 Présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes; avec Figures · 第 13 / 39 题