23 mai 1809, après minuit.

«L'empereur arriva au premier pont sur le petit bras. Le pont de

chevalets est rompu: on donne des ordres pour le réparer. Mais il est

nécessaire que vous y envoyiez des sapeurs pour faire deux ponts de

chevalets au lieu d'un. Ce qui sera plus long, c'est le premier pont sur

le grand bras, qui est à moitié défait, et qui ne peut être reconstruit

au plus tôt que vers la fin de la journée de demain. Il est donc

nécessaire que vous teniez fortement la tête du premier pont que vous

passez demain matin; c'est-à-dire de placer de l'artillerie et de

retirer les pontons, pour faire croire à l'ennemi, d'après votre

disposition, que nous nous réservons les moyens de rejeter le pont pour

passer, ce qui tiendra l'ennemi en respect. Mais le fait est qu'il

faudra, aussitôt que les pontons seront retirés, les faire charger sur

des haquets avec les cordages, ancres, poutrelles, madriers, etc., pour

les envoyer de suite au pont du grand bras, pour lequel il manque

quatorze ou quinze bateaux. Vous enverrez les compagnies de pontonniers

qui sont avec vous pour aider à faire le pont. Vous sentez combien tout

ceci demande d'activité, etc.

«L'empereur passe de l'autre côté pour activer tous les moyens, et

surtout pour faire passer des vivres. L'important est donc de vous tenir

fortement et avec beaucoup de canons dans la première île, et d'envoyer

vos pontons pour le pont rompu.

«ALEXANDRE.»

]

[16: L'empereur ne voyait jamais faire des efforts de vaillance aux

troupes sans éprouver le besoin d'honorer la mémoire des braves de

quelque pays ou siècle que ce fût. Au milieu de ses occupations à

Vienne, en 1809, il fit quelque chose pour celle du chevalier Bayard. Ce

guerrier, comme l'on sait, était du Dauphiné; il était né en 1474, et

mourut en 1524, à la retraite de Rebec, dans le Milanais.

L'empereur fit relever et réparer à grands frais la chapelle dans

laquelle ce héros avait été baptisé au village de la Martinière.

L'empereur ordonna que l'on y portât en cérémonie le coeur du chevalier

Bayard, qui avait échappé aux fureurs insensées de nos discordes

civiles, et, pour donner plus de pompe à cet hommage rendu à la mémoire

du héros, l'empereur ordonna à toutes les autorités civiles et

militaires d'y assister, et en se rendant sur les lieux, de ne rien

omettre de tout ce qui pouvait donner un nouvel éclat aux vertus du

héros dont on régénérait la mémoire. On mit sur la boîte de plomb qui

contenait le coeur du chevalier sans peur et sans reproche une

inscription à sa louange. L'empereur l'avait dictée lui-même.]

[17: Lettre du prince Poniatowski au major-général.

«Au quartier-général de Pulawy, le 27 juin 1809.

«Monseigneur,

«J'avais eu l'honneur de porter à la connaissance de Votre Altesse

Sérénissime, en date du 21 de ce mois, que, malgré l'engagement positif

pris par le prince Galitzin, de faire passer ce jour deux divisions de

son armée au-delà du San, on ne s'apercevait d'aucune disposition pour

cet objet. En effet, sous prétexte de manque de vivres, cette mesure n'a

été effectuée qu'en partie deux jours après, avec la même lenteur qui a

caractérisé jusqu'ici tous les mouvemens des troupes russes. Ces retards

ont donné au corps autrichien, qui s'était porté sur la rive droite de

la Vistule, le temps de faire sa retraite avec la plus grande

tranquillité; on n'a, en aucune manière, cherché à l'inquiéter. La

connaissance certaine que, dès cette époque, on eut à l'armée

autrichienne que celle aux ordres du prince Galitzin ne passerait pas la

Vistule, a engagé l'archiduc Ferdinand à porter avec rapidité la plus

grande partie de ses forces, savoir: environ vingt-cinq mille hommes

jusque sur la Piliça, et de menacer ainsi les frontières du duché. Ce

mouvement m'a mis dans le cas de me porter sur Pulawy. Les troupes sous

mes ordres s'y trouvent depuis trois jours. Au moyen du pont que j'y ai

fait jeter sur la Vistule, je puis de ce point, sans quitter la

Gallicie, observer la marche ultérieure de l'ennemi, me porter au besoin

sur la rive gauche, et, en manoeuvrant sur une des extrémités de sa

ligne, lier par-là mes opérations avec celles des généraux Dombrowsky et

Sockolniki, qui, avec environ huit mille hommes, ont pris une position à

Gora. Toute ma cavalerie, jetée vers Zwolin et Radom, soutenue par

l'infanterie, observe les mouvemens de l'ennemi, et se trouve à portée

de se réunir sur le point où il sera possible d'agir le plus

avantageusement. Je ne négligerai aucune occasion, et quand même des

circonstances favorables ne permettraient point aux troupes polonaises

d'obtenir de nouveaux succès, je remplirai toujours les intentions de sa

majesté l'empereur, en occupant ici un corps de troupes autrichiennes

infiniment plus fortes que celles que j'ai à leur opposer. L'arrivée de

l'armée russe en Gallicie, et les événemens auxquels elle a donné lieu,

ayant permis à l'ennemi d'inquiéter une partie de la Gallicie située sur

la rive droite de la Vistule, cette circonstance a ralenti

nécessairement les nouvelles formations, et les généraux russes y

contribuent encore plus, en mettant partout où ils arrivent, des

employés autrichiens, qui se font un devoir de tourmenter les habitans,

et d'étouffer tout ce qui peut être contraire aux intérêts de leur

souverain. J'espère cependant que le zèle à toute épreuve des Galliciens

saura vaincre cette nouvelle entrave, et que nous ne serons point

frustrés des moyens qu'offre le pays pour ajouter à nos forces, si le

manque total d'armes ne met des bornes à leur désir de mériter une

patrie, en se rendant dignes de la protection de l'empereur. Veuillez

bien, Monseigneur, agréer l'assurance de ma haute considération.

Le général de division, commandant les troupes polonaises du neuvième

corps. «JOSEPH, prince PONIATOWSKI.»]

[18: Rapport du major-général au baron de Wimpfen.

Schoenbrunn, le 30 juin 1809.

«Aussitôt que j'ai reçu votre lettre du 18, monsieur le baron de

Wimpfen, je l'ai mise sous les yeux de l'empereur. Les travaux que vous

avez faits devant Presbourg, les mouvemens de bateaux faits sur les

quais, l'occupation des îles retranchées, ont, d'après le rapport du

général français commandant, motivé l'attaque de cette ville. Il est

conforme aux principes de la guerre qu'on cherche à déjouer les projets

de son ennemi, et toutes les fois qu'on fait des préparatifs offensifs

près d'une grande ville, elle se trouve nécessairement exposée à de

grands dommages, et c'est à ceux qui ont choisi ce point d'opérations

qu'il faut les attribuer. Toutefois, monsieur le général Wimpfen, il a

suffi à S. M. de savoir qu'il était agréable à votre généralissime que

l'attaque de Presbourg cessât, pour qu'il m'ait autorisé à en donner

l'ordre. L'empereur, mon souverain, n'a pas fait attention aux

proclamations de jeunes princes sans expérience; mais il a été fâché que

S. A. I. l'archiduc Charles, pour lequel, depuis seize ans, il témoigne

l'estime due à ses grandes qualités, ait aussi tenu un langage que S. M.

n'attribue qu'à l'entraînement des circonstances. Elle vous prie de

faire agréer à votre généralissime ses complimens. Je vous prie,

Monsieur, etc.,

«ALEXANDRE.»

]

[19: Tous les grands états militaires ont eu, pour la plupart, des

ingénieurs qui se sont amusés à lever la topographie des environs de la

métropole, et qui ont accompagné leurs reconnaissances d'un mémoire de

défense, en forme de plan de campagne, dans lequel ils indiquent les

positions à prendre dans un cas d'invasion de la part d'ennemis qui

pénétreraient jusqu'au centre de la monarchie. Ils ont tout prévu, et

ont donné des conseils pour toutes les circonstances. Les mémoires sont

accompagnés de beaux plans, où le campement de chaque corps est désigné;

la position des grand'gardes, des sentinelles, les moindres détails de

l'établissement du camp y sont rigoureusement soignés; mais ces hommes

habiles n'ont oublié qu'une chose, c'est de placer l'armée ennemie comme

il arrive toujours.

Nous avons trouvé dans le cabinet impérial de Vienne un ouvrage précieux

comme topographie, accompagné d'un mémoire de défense pour le cas où se

trouvait précisément la monarchie autrichienne. La carte des environs de

Vienne offrait le tracé d'un camp pour défendre le passage de la marche

en se plaçant à Schloshoff, et celui d'un second camp, en prenant

absolument la position qu'a prise l'archiduc Charles à Wagram.

L'ingénieur autrichien qui a fait ce bel ouvrage n'a pas dit un mot de

l'île de Lobau, ni de six ponts jetés dans une nuit, et certainement

s'il avait pu se douter que cette vaste île deviendrait une place

d'armes, de laquelle on ferait déboucher cent quatre-vingt mille hommes,

il n'aurait pas donné le conseil de les laisser passer librement, et

d'aller les attendre à Wagram.]

[20: Il commandait toute la cavalerie.]

[21: Dans les jours qui suivirent celui de la bataille, le général La

Riboissière qui commandait l'artillerie de l'armée, ayant besoin de

boulets, fit mettre à l'ordre de toute l'armée, qu'il paierait cinq sols

par boulet de canon ramassé sur le champ de bataille, et qui serait

rapporté au parc d'artillerie; je tiens de lui-même qu'on en rapporta

vingt-six mille autrichiens seulement. On peut bien évaluer que la

moitié n'a pu être trouvée.]

[22: Lettre de Bernadotte au major-général.

«Retz, le 6 mai 1809.

«Prince,

«J'ai reçu la lettre que Votre Altesse m'a écrite de Burckausen sous la

date du 30 avril. Votre Altesse ne me parlant plus de rester entre

Ratisbonne et la Bohême, je suis venu de Nabburg à Retz, et je me

dispose à entrer en Bohême par Waldmünchen. Le commandant du petit corps

laissé à Cham par le général Montbrun me marque qu'avant-hier ses postes

à Neumarck et Waldmünchen ont été attaqués et forcés de se replier sur

Furth et Schontal. Il me marque aussi que les avant-postes autrichiens

sur ce point sont forts de deux bataillons et six escadrons, et qu'ils

ont en outre quatre mille hommes campés à Klatau. Votre Altesse m'avait

autorisé à appeler à mon corps d'armée la division Dupas; mais elle a

reçu le même jour un ordre contraire. Depuis, Votre Altesse m'a annoncé

que je trouverais en marchant sur Ratisbonne des troupes françaises et

des renforts; je n'ai cependant encore aucun avis que des troupes

doivent se joindre à moi, et chaque jour j'éprouve de plus en plus

combien il serait essentiel que l'armée saxonne fût appuyée et stimulée

par l'exemple de troupes un peu plus aguerries qu'elles; cela me paraît

indispensable, surtout étant destinée à opérer isolément sur le flanc de

la grande armée. J'invite Votre Altesse à rappeler à l'attention de sa

majesté cet objet qui intéresse réellement le bien de son service, et de

me dire si je dois compter ou non sur quelques renforts de troupes

françaises.

«J. BERNADOTTE.»

]

[23:

«Au camp de Lintz, le 28 mai 1809.

«Prince,

«M. Deveau vient de me remettre la lettre que Votre Altesse m'a écrite

d'Ebersdorf, sous la date du 26 mai. Votre Altesse a maintenant reçu ma

dernière lettre, par laquelle je lui exposais l'impossibilité où je me

trouve d'attaquer l'ennemi. J'ai l'honneur de lui répéter que je

croirais commettre une faute militaire très grave si je sortais de mes

positions devant Lintz. L'ennemi est sur mon front et sur mes deux

flancs, le long du Danube. Le général Kollowrath a reçu, depuis

l'affaire du 17, des renforts de la Bohême, et il vient encore d'arriver

à Zuelter dix mille hommes détachés de l'armée du prince Charles. Si je

marche en avant, je ne puis pas répondre qu'une colonne ennemie ne

pénètre par la droite ou par la gauche jusqu'au pont de Lintz. Votre

Altesse peut vérifier ma position sur la carte. J'ai devant moi un pays

hérissé de montagnes, où l'ennemi retranché et barricadé, peut, avec peu

de monde, disputer long-temps le passage. Il faudrait donc, pour

déboucher d'ici avec quelque espérance de succès, un corps plus nombreux

que le mien, et surtout des troupes aguerries et des généraux

expérimentés pour diriger les diverses colonnes. Les Saxons, je le

répète, sont hors d'état d'agir isolément, et il n'y a aucun de leurs

généraux à qui je puisse confier une opération détachée. Je prie Votre

Altesse de mettre ma situation sous les yeux de l'empereur. Il m'est

impossible, pour le moment, de rien entreprendre d'offensif sans

compromettre le pont de Lintz, auquel je pense que sa majesté tient

avant tout. Si j'avais huit à dix mille Français, je pourrais encore

tenter quelque chose, sans garantir de grands succès; j'aurais du moins

à compter sur l'énergie et sur l'expérience de ces troupes; mais, je le

répète, avec les Saxons je ne puis rien. Si l'ennemi vient à m'attaquer

avec les forces qu'il a, de beaucoup supérieures aux miennes, je me

regarderai comme fort heureux de pouvoir maintenir ma position. Dans

tous les cas, sa majesté peut être certaine que je ferai mon devoir.

«J. BERNADOTTE.

«_P. S._ On a trompé Votre Altesse quand on lui a dit que le général

Kollowrath n'était pas devant moi; il n'a pas cessé d'y être; il a

aujourd'hui son quartier-général à Leonfelden, en arrière de ses camps

d'Hirschiag et d'Helmansed. Il se lie avec les troupes qui sont à

Haslach. Quant au général Jellachich, que Votre Altesse croit sur la

rive gauche du Danube, il était ces jours derniers en Styrie, et a dû se

retirer par le Buren.»]

[24: À Austerlitz le maréchal Soult était celui dont l'empereur avait

été le plus satisfait.]

[25: _La Pucelle_.]

[26: Je faisais le service du grand écuyer pendant cette campagne, M.

Caulaincourt étant en Russie, et le général Nansouty à sa division.]

[27: L'empereur a eu la pensée de faire paver les faubourgs de Vienne,

qui ne le sont pas: il voulait, disait-il, laisser ce souvenir aux

Viennois, mais il n'en a pas eu le temps.]

[28: Ce fut elle qui sollicita l'empereur de le remettre en fonctions

après la conjuration de George.]

[29: L'empereur disait qu'il n'avait laissé l'armée hollandaise dans le

pays, lorsqu'il était parti pour la dernière campagne, que parce qu'il

craignait pour Anvers, où il ne pouvait pas laisser de troupes, n'en

ayant pas suffisamment.]

[30: Indépendamment de la lettre à M. de Caulaincourt, la demande en a

été faite directement de l'empereur à l'empereur Alexandre, qui y a

répondu de sa main, qu'il allait consulter sa mère.]

[31: Je tiens ces détails du sénateur lui-même.]

[32: Depuis que j'ai écrit ces Mémoires, j'ai lu une petite brochure qui

paraît, au titre, être imprimée d'après une rédaction du général

Bertrand, sur des matériaux assemblés par lui et laissés, à ce que l'on

prétend, à l'île d'Elbe après le célèbre départ.

Dans cette brochure, il est fort question du mariage de l'empereur avec

l'archiduchesse Marie-Louise. Les détails que l'auteur en donne, quoique

ceux d'un homme qui paraît avoir été aux écoutes, sont inexacts dans le

point le plus important. C'est ce qui m'a fait douter de la vérité du

reste.

L'auteur prétend que M. Narbonne avait reçu à Vienne des ouvertures sur

ce mariage de la part de l'empereur d'Autriche. Voici ma réponse:

Après la paix de 1809, M. de Narbonne demanda à Vienne et obtint la

permission d'aller visiter messieurs de France qui habitaient à Trieste,

et a pu, à son retour par Vienne, y voir l'empereur d'Autriche; mais il

était de retour à Paris avant le divorce de l'empereur, et en pareille

matière, on ne s'expose pas à avancer ce dont on n'est pas sûr: un

courtisan ne s'expose pas à des regrets cuisans et Narbonne avait sa

fortune à faire.]

[33: On y avait construit et décoré élégamment un long salon avec des

portes aux deux extrémités.

L'impératrice entra par la porte qui était du côté de l'Autriche, en

même temps que la reine de Naples entrait par l'autre. Il y avait de ce

côté-là un appartement où l'impératrice fit sa toilette. Elle était

accompagnée des dames françaises, et donna sa main à baiser aux dames

allemandes, qui sortirent par la porte qui était de leur côté, et

partirent de suite.]

[34: L'oncle de l'impératrice, qui était alors grand-duc de Wurtzbourg,

était présent; il signa aussi.]

[35: Le mariage devant l'église a eu lieu le 8 ou le 9 avril 1810, et la

révolution de Fontainebleau est du 8 avril 1814.]

[36: Cette voiture n'était là que pour la représentation.]

[37: Comme duc d'Otrante une dotation évaluée à 90,000 francs net. Une

sénatorerie, évaluée à 30,000 fr. net, et même au-dessus; c'était celle

d'Aix en Provence. Il avait 200,000 francs de rente du produit de ses

économies pendant les neuf années de son administration, pendant tout le

cours desquelles il a eu environ 900,000 francs de revenus de toute

espèce, et venant de l'empereur, depuis le premier jusqu'au dernier

écu.]

[38: M. de S*** avait été ambassadeur en Hollande et avait des moyens

faciles d'informations à Amsterdam.]

[39: _Les relations extérieures_. Fouché n'avait pas cessé de convoiter

ce ministère depuis que M. de Talleyrand l'avait quitté.]

[40: Cet Hennecart est de Cambrai; c'était un émigré, anciennement

officier au régiment de Beauvoisis.]

[41: Mais il est juste d'observer que, si M. Fouché avait douté de sa

fidélité, il n'était pas autorisé à soupçonner les moyens employés pour

le corrompre, et quand même il les aurait découverts, il n'aurait pu

s'en plaindre; d'abord on ne l'eût pas cru, et ensuite il ne l'aurait

pas osé.]

[42: Pendant les deux dernières années de son administration, M. Fouché

avait fait rechercher soigneusement tous les écrits qui avaient été

publiés pendant la révolution, et dans lesquels on exaltait son

patriotisme, tels que sa correspondance avec le comité du salut public,

lorsqu'il était son commissaire à Lyon en 1793; il avait brûlé tout

cela.]

[43: La haute société et le haut commerce avaient des jours fixes dans

la semaine.

Mémoires du duc de Rovigo, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon, Tome 4 · 第 47 / 48 题