«L'empereur arriva au premier pont sur le petit bras. Le pont de
chevalets est rompu: on donne des ordres pour le réparer. Mais il est
nécessaire que vous y envoyiez des sapeurs pour faire deux ponts de
chevalets au lieu d'un. Ce qui sera plus long, c'est le premier pont sur
le grand bras, qui est à moitié défait, et qui ne peut être reconstruit
au plus tôt que vers la fin de la journée de demain. Il est donc
nécessaire que vous teniez fortement la tête du premier pont que vous
passez demain matin; c'est-à-dire de placer de l'artillerie et de
retirer les pontons, pour faire croire à l'ennemi, d'après votre
disposition, que nous nous réservons les moyens de rejeter le pont pour
passer, ce qui tiendra l'ennemi en respect. Mais le fait est qu'il
faudra, aussitôt que les pontons seront retirés, les faire charger sur
des haquets avec les cordages, ancres, poutrelles, madriers, etc., pour
les envoyer de suite au pont du grand bras, pour lequel il manque
quatorze ou quinze bateaux. Vous enverrez les compagnies de pontonniers
qui sont avec vous pour aider à faire le pont. Vous sentez combien tout
ceci demande d'activité, etc.
«L'empereur passe de l'autre côté pour activer tous les moyens, et
surtout pour faire passer des vivres. L'important est donc de vous tenir
fortement et avec beaucoup de canons dans la première île, et d'envoyer
vos pontons pour le pont rompu.
«ALEXANDRE.»
]
[16: L'empereur ne voyait jamais faire des efforts de vaillance aux
troupes sans éprouver le besoin d'honorer la mémoire des braves de
quelque pays ou siècle que ce fût. Au milieu de ses occupations à
Vienne, en 1809, il fit quelque chose pour celle du chevalier Bayard. Ce
guerrier, comme l'on sait, était du Dauphiné; il était né en 1474, et
mourut en 1524, à la retraite de Rebec, dans le Milanais.
L'empereur fit relever et réparer à grands frais la chapelle dans
laquelle ce héros avait été baptisé au village de la Martinière.
L'empereur ordonna que l'on y portât en cérémonie le coeur du chevalier
Bayard, qui avait échappé aux fureurs insensées de nos discordes
civiles, et, pour donner plus de pompe à cet hommage rendu à la mémoire
du héros, l'empereur ordonna à toutes les autorités civiles et
militaires d'y assister, et en se rendant sur les lieux, de ne rien
omettre de tout ce qui pouvait donner un nouvel éclat aux vertus du
héros dont on régénérait la mémoire. On mit sur la boîte de plomb qui
contenait le coeur du chevalier sans peur et sans reproche une
inscription à sa louange. L'empereur l'avait dictée lui-même.]
[17: Lettre du prince Poniatowski au major-général.
«Au quartier-général de Pulawy, le 27 juin 1809.
«Monseigneur,
«J'avais eu l'honneur de porter à la connaissance de Votre Altesse
Sérénissime, en date du 21 de ce mois, que, malgré l'engagement positif
pris par le prince Galitzin, de faire passer ce jour deux divisions de
son armée au-delà du San, on ne s'apercevait d'aucune disposition pour
cet objet. En effet, sous prétexte de manque de vivres, cette mesure n'a
été effectuée qu'en partie deux jours après, avec la même lenteur qui a
caractérisé jusqu'ici tous les mouvemens des troupes russes. Ces retards
ont donné au corps autrichien, qui s'était porté sur la rive droite de
la Vistule, le temps de faire sa retraite avec la plus grande
tranquillité; on n'a, en aucune manière, cherché à l'inquiéter. La
connaissance certaine que, dès cette époque, on eut à l'armée
autrichienne que celle aux ordres du prince Galitzin ne passerait pas la
Vistule, a engagé l'archiduc Ferdinand à porter avec rapidité la plus
grande partie de ses forces, savoir: environ vingt-cinq mille hommes
jusque sur la Piliça, et de menacer ainsi les frontières du duché. Ce
mouvement m'a mis dans le cas de me porter sur Pulawy. Les troupes sous
mes ordres s'y trouvent depuis trois jours. Au moyen du pont que j'y ai
fait jeter sur la Vistule, je puis de ce point, sans quitter la
Gallicie, observer la marche ultérieure de l'ennemi, me porter au besoin
sur la rive gauche, et, en manoeuvrant sur une des extrémités de sa
ligne, lier par-là mes opérations avec celles des généraux Dombrowsky et
Sockolniki, qui, avec environ huit mille hommes, ont pris une position à
Gora. Toute ma cavalerie, jetée vers Zwolin et Radom, soutenue par
l'infanterie, observe les mouvemens de l'ennemi, et se trouve à portée
de se réunir sur le point où il sera possible d'agir le plus
avantageusement. Je ne négligerai aucune occasion, et quand même des
circonstances favorables ne permettraient point aux troupes polonaises
d'obtenir de nouveaux succès, je remplirai toujours les intentions de sa
majesté l'empereur, en occupant ici un corps de troupes autrichiennes
infiniment plus fortes que celles que j'ai à leur opposer. L'arrivée de
l'armée russe en Gallicie, et les événemens auxquels elle a donné lieu,
ayant permis à l'ennemi d'inquiéter une partie de la Gallicie située sur
la rive droite de la Vistule, cette circonstance a ralenti
nécessairement les nouvelles formations, et les généraux russes y
contribuent encore plus, en mettant partout où ils arrivent, des
employés autrichiens, qui se font un devoir de tourmenter les habitans,
et d'étouffer tout ce qui peut être contraire aux intérêts de leur
souverain. J'espère cependant que le zèle à toute épreuve des Galliciens
saura vaincre cette nouvelle entrave, et que nous ne serons point
frustrés des moyens qu'offre le pays pour ajouter à nos forces, si le
manque total d'armes ne met des bornes à leur désir de mériter une
patrie, en se rendant dignes de la protection de l'empereur. Veuillez
bien, Monseigneur, agréer l'assurance de ma haute considération.
Le général de division, commandant les troupes polonaises du neuvième
corps. «JOSEPH, prince PONIATOWSKI.»]
[18: Rapport du major-général au baron de Wimpfen.
Schoenbrunn, le 30 juin 1809.
«Aussitôt que j'ai reçu votre lettre du 18, monsieur le baron de
Wimpfen, je l'ai mise sous les yeux de l'empereur. Les travaux que vous
avez faits devant Presbourg, les mouvemens de bateaux faits sur les
quais, l'occupation des îles retranchées, ont, d'après le rapport du
général français commandant, motivé l'attaque de cette ville. Il est
conforme aux principes de la guerre qu'on cherche à déjouer les projets
de son ennemi, et toutes les fois qu'on fait des préparatifs offensifs
près d'une grande ville, elle se trouve nécessairement exposée à de
grands dommages, et c'est à ceux qui ont choisi ce point d'opérations
qu'il faut les attribuer. Toutefois, monsieur le général Wimpfen, il a
suffi à S. M. de savoir qu'il était agréable à votre généralissime que
l'attaque de Presbourg cessât, pour qu'il m'ait autorisé à en donner
l'ordre. L'empereur, mon souverain, n'a pas fait attention aux
proclamations de jeunes princes sans expérience; mais il a été fâché que
S. A. I. l'archiduc Charles, pour lequel, depuis seize ans, il témoigne
l'estime due à ses grandes qualités, ait aussi tenu un langage que S. M.
n'attribue qu'à l'entraînement des circonstances. Elle vous prie de
faire agréer à votre généralissime ses complimens. Je vous prie,
Monsieur, etc.,
«ALEXANDRE.»
]
[19: Tous les grands états militaires ont eu, pour la plupart, des
ingénieurs qui se sont amusés à lever la topographie des environs de la
métropole, et qui ont accompagné leurs reconnaissances d'un mémoire de
défense, en forme de plan de campagne, dans lequel ils indiquent les
positions à prendre dans un cas d'invasion de la part d'ennemis qui
pénétreraient jusqu'au centre de la monarchie. Ils ont tout prévu, et
ont donné des conseils pour toutes les circonstances. Les mémoires sont
accompagnés de beaux plans, où le campement de chaque corps est désigné;
la position des grand'gardes, des sentinelles, les moindres détails de
l'établissement du camp y sont rigoureusement soignés; mais ces hommes
habiles n'ont oublié qu'une chose, c'est de placer l'armée ennemie comme
il arrive toujours.
Nous avons trouvé dans le cabinet impérial de Vienne un ouvrage précieux
comme topographie, accompagné d'un mémoire de défense pour le cas où se
trouvait précisément la monarchie autrichienne. La carte des environs de
Vienne offrait le tracé d'un camp pour défendre le passage de la marche
en se plaçant à Schloshoff, et celui d'un second camp, en prenant
absolument la position qu'a prise l'archiduc Charles à Wagram.
L'ingénieur autrichien qui a fait ce bel ouvrage n'a pas dit un mot de
l'île de Lobau, ni de six ponts jetés dans une nuit, et certainement
s'il avait pu se douter que cette vaste île deviendrait une place
d'armes, de laquelle on ferait déboucher cent quatre-vingt mille hommes,
il n'aurait pas donné le conseil de les laisser passer librement, et
d'aller les attendre à Wagram.]
[20: Il commandait toute la cavalerie.]
[21: Dans les jours qui suivirent celui de la bataille, le général La
Riboissière qui commandait l'artillerie de l'armée, ayant besoin de
boulets, fit mettre à l'ordre de toute l'armée, qu'il paierait cinq sols
par boulet de canon ramassé sur le champ de bataille, et qui serait
rapporté au parc d'artillerie; je tiens de lui-même qu'on en rapporta
vingt-six mille autrichiens seulement. On peut bien évaluer que la
moitié n'a pu être trouvée.]
[22: Lettre de Bernadotte au major-général.
«Retz, le 6 mai 1809.
«Prince,
«J'ai reçu la lettre que Votre Altesse m'a écrite de Burckausen sous la
date du 30 avril. Votre Altesse ne me parlant plus de rester entre
Ratisbonne et la Bohême, je suis venu de Nabburg à Retz, et je me
dispose à entrer en Bohême par Waldmünchen. Le commandant du petit corps
laissé à Cham par le général Montbrun me marque qu'avant-hier ses postes
à Neumarck et Waldmünchen ont été attaqués et forcés de se replier sur
Furth et Schontal. Il me marque aussi que les avant-postes autrichiens
sur ce point sont forts de deux bataillons et six escadrons, et qu'ils
ont en outre quatre mille hommes campés à Klatau. Votre Altesse m'avait
autorisé à appeler à mon corps d'armée la division Dupas; mais elle a
reçu le même jour un ordre contraire. Depuis, Votre Altesse m'a annoncé
que je trouverais en marchant sur Ratisbonne des troupes françaises et
des renforts; je n'ai cependant encore aucun avis que des troupes
doivent se joindre à moi, et chaque jour j'éprouve de plus en plus
combien il serait essentiel que l'armée saxonne fût appuyée et stimulée
par l'exemple de troupes un peu plus aguerries qu'elles; cela me paraît
indispensable, surtout étant destinée à opérer isolément sur le flanc de
la grande armée. J'invite Votre Altesse à rappeler à l'attention de sa
majesté cet objet qui intéresse réellement le bien de son service, et de
me dire si je dois compter ou non sur quelques renforts de troupes
françaises.
«J. BERNADOTTE.»
]
[23:
«Au camp de Lintz, le 28 mai 1809.
«Prince,
«M. Deveau vient de me remettre la lettre que Votre Altesse m'a écrite
d'Ebersdorf, sous la date du 26 mai. Votre Altesse a maintenant reçu ma
dernière lettre, par laquelle je lui exposais l'impossibilité où je me
trouve d'attaquer l'ennemi. J'ai l'honneur de lui répéter que je
croirais commettre une faute militaire très grave si je sortais de mes
positions devant Lintz. L'ennemi est sur mon front et sur mes deux
flancs, le long du Danube. Le général Kollowrath a reçu, depuis
l'affaire du 17, des renforts de la Bohême, et il vient encore d'arriver
à Zuelter dix mille hommes détachés de l'armée du prince Charles. Si je
marche en avant, je ne puis pas répondre qu'une colonne ennemie ne
pénètre par la droite ou par la gauche jusqu'au pont de Lintz. Votre
Altesse peut vérifier ma position sur la carte. J'ai devant moi un pays
hérissé de montagnes, où l'ennemi retranché et barricadé, peut, avec peu
de monde, disputer long-temps le passage. Il faudrait donc, pour
déboucher d'ici avec quelque espérance de succès, un corps plus nombreux
que le mien, et surtout des troupes aguerries et des généraux
expérimentés pour diriger les diverses colonnes. Les Saxons, je le
répète, sont hors d'état d'agir isolément, et il n'y a aucun de leurs
généraux à qui je puisse confier une opération détachée. Je prie Votre
Altesse de mettre ma situation sous les yeux de l'empereur. Il m'est
impossible, pour le moment, de rien entreprendre d'offensif sans
compromettre le pont de Lintz, auquel je pense que sa majesté tient
avant tout. Si j'avais huit à dix mille Français, je pourrais encore
tenter quelque chose, sans garantir de grands succès; j'aurais du moins
à compter sur l'énergie et sur l'expérience de ces troupes; mais, je le
répète, avec les Saxons je ne puis rien. Si l'ennemi vient à m'attaquer
avec les forces qu'il a, de beaucoup supérieures aux miennes, je me
regarderai comme fort heureux de pouvoir maintenir ma position. Dans
tous les cas, sa majesté peut être certaine que je ferai mon devoir.
«J. BERNADOTTE.
«_P. S._ On a trompé Votre Altesse quand on lui a dit que le général
Kollowrath n'était pas devant moi; il n'a pas cessé d'y être; il a
aujourd'hui son quartier-général à Leonfelden, en arrière de ses camps
d'Hirschiag et d'Helmansed. Il se lie avec les troupes qui sont à
Haslach. Quant au général Jellachich, que Votre Altesse croit sur la
rive gauche du Danube, il était ces jours derniers en Styrie, et a dû se
retirer par le Buren.»]
[24: À Austerlitz le maréchal Soult était celui dont l'empereur avait
été le plus satisfait.]
[25: _La Pucelle_.]
[26: Je faisais le service du grand écuyer pendant cette campagne, M.
Caulaincourt étant en Russie, et le général Nansouty à sa division.]
[27: L'empereur a eu la pensée de faire paver les faubourgs de Vienne,
qui ne le sont pas: il voulait, disait-il, laisser ce souvenir aux
Viennois, mais il n'en a pas eu le temps.]
[28: Ce fut elle qui sollicita l'empereur de le remettre en fonctions
après la conjuration de George.]
[29: L'empereur disait qu'il n'avait laissé l'armée hollandaise dans le
pays, lorsqu'il était parti pour la dernière campagne, que parce qu'il
craignait pour Anvers, où il ne pouvait pas laisser de troupes, n'en
ayant pas suffisamment.]
[30: Indépendamment de la lettre à M. de Caulaincourt, la demande en a
été faite directement de l'empereur à l'empereur Alexandre, qui y a
répondu de sa main, qu'il allait consulter sa mère.]
[31: Je tiens ces détails du sénateur lui-même.]
[32: Depuis que j'ai écrit ces Mémoires, j'ai lu une petite brochure qui
paraît, au titre, être imprimée d'après une rédaction du général
Bertrand, sur des matériaux assemblés par lui et laissés, à ce que l'on
prétend, à l'île d'Elbe après le célèbre départ.
Dans cette brochure, il est fort question du mariage de l'empereur avec
l'archiduchesse Marie-Louise. Les détails que l'auteur en donne, quoique
ceux d'un homme qui paraît avoir été aux écoutes, sont inexacts dans le
point le plus important. C'est ce qui m'a fait douter de la vérité du
reste.
L'auteur prétend que M. Narbonne avait reçu à Vienne des ouvertures sur
ce mariage de la part de l'empereur d'Autriche. Voici ma réponse:
Après la paix de 1809, M. de Narbonne demanda à Vienne et obtint la
permission d'aller visiter messieurs de France qui habitaient à Trieste,
et a pu, à son retour par Vienne, y voir l'empereur d'Autriche; mais il
était de retour à Paris avant le divorce de l'empereur, et en pareille
matière, on ne s'expose pas à avancer ce dont on n'est pas sûr: un
courtisan ne s'expose pas à des regrets cuisans et Narbonne avait sa
fortune à faire.]
[33: On y avait construit et décoré élégamment un long salon avec des
portes aux deux extrémités.
L'impératrice entra par la porte qui était du côté de l'Autriche, en
même temps que la reine de Naples entrait par l'autre. Il y avait de ce
côté-là un appartement où l'impératrice fit sa toilette. Elle était
accompagnée des dames françaises, et donna sa main à baiser aux dames
allemandes, qui sortirent par la porte qui était de leur côté, et
partirent de suite.]
[34: L'oncle de l'impératrice, qui était alors grand-duc de Wurtzbourg,
était présent; il signa aussi.]
[35: Le mariage devant l'église a eu lieu le 8 ou le 9 avril 1810, et la
révolution de Fontainebleau est du 8 avril 1814.]
[36: Cette voiture n'était là que pour la représentation.]
[37: Comme duc d'Otrante une dotation évaluée à 90,000 francs net. Une
sénatorerie, évaluée à 30,000 fr. net, et même au-dessus; c'était celle
d'Aix en Provence. Il avait 200,000 francs de rente du produit de ses
économies pendant les neuf années de son administration, pendant tout le
cours desquelles il a eu environ 900,000 francs de revenus de toute
espèce, et venant de l'empereur, depuis le premier jusqu'au dernier
écu.]
[38: M. de S*** avait été ambassadeur en Hollande et avait des moyens
faciles d'informations à Amsterdam.]
[39: _Les relations extérieures_. Fouché n'avait pas cessé de convoiter
ce ministère depuis que M. de Talleyrand l'avait quitté.]
[40: Cet Hennecart est de Cambrai; c'était un émigré, anciennement
officier au régiment de Beauvoisis.]
[41: Mais il est juste d'observer que, si M. Fouché avait douté de sa
fidélité, il n'était pas autorisé à soupçonner les moyens employés pour
le corrompre, et quand même il les aurait découverts, il n'aurait pu
s'en plaindre; d'abord on ne l'eût pas cru, et ensuite il ne l'aurait
pas osé.]
[42: Pendant les deux dernières années de son administration, M. Fouché
avait fait rechercher soigneusement tous les écrits qui avaient été
publiés pendant la révolution, et dans lesquels on exaltait son
patriotisme, tels que sa correspondance avec le comité du salut public,
lorsqu'il était son commissaire à Lyon en 1793; il avait brûlé tout
cela.]
[43: La haute société et le haut commerce avaient des jours fixes dans
la semaine.