M. Fouché ne me fait connaître que quelques agens subalternes.--Moyens
que j'emploie pour découvrir les autres.--Je trouve de la bonne
volonté.--Mon oratoire se remplit, les saints de toutes les classes n'y
manquent pas.--Intrigans de Paris.--Intrigans d'été dans la haute
société.--Complaisance des courtisans pour l'empereur.--Bals
masqués.--Bienfaisance de l'empereur.--Les femmes de Paris.
M. Fouché s'était joué de moi en me désignant des agens qui étaient des
hommes de la dernière classe et que même il ne recevait pas, hormis un
ou deux individus qui lui permirent de me les présenter. Il ne m'en fit
pas connaître d'autres. Moi, je ne fus pas si fier; je les vis tous pour
savoir d'eux-mêmes à quoi on les employait: j'en trouvai qui valaient
mieux que leur extérieur, et je me suis bien trouvé d'avoir été généreux
envers eux. Mes premiers essais furent de ressaisir, par la ruse, tous
les fils qu'avait rompus mon prédécesseur par méchanceté. Mon
intelligence me fit bientôt trouver des moyens naturels qui m'y firent
réussir.
Il y a dans toutes les grandes administrations un registre d'adresses,
afin que les porteurs de lettres, qui sont des hommes que l'on a _ad
hoc_, sachent de quel côté ils doivent commencer leurs courses pour
abréger le chemin. Celui du ministère de la police était assez riche en
ces sortes d'indications. Il était gardé par les garçons de bureau, et
comme je ne voulais pas laisser apercevoir mon projet, je choisis un
soir où je pouvais me débarrasser de mon monde pour donner une longue
commission au domestique qui était de garde ce soir-là, et je lui permis
d'aller se coucher, au lieu de rentrer chez moi; il ne fut pas plus tôt
dehors, que j'allai moi-même enlever le registre, ainsi que la liasse
des reçus que les commissionnaires ont soin de conserver en cas de
réclamation sur la remise des lettres.
Je me renfermai dans mon cabinet pour faire moi-même le relevé de ces
adresses. Quelques-unes désignaient la profession. Je passai la nuit à
le copier et à chercher dans la liasse des reçus tous ceux qui portaient
la date d'un même jour pouvant correspondre à celui où M. Fouché formait
la liste des convives de ses dîners de représentation, qui avaient lieu
les mercredis, en hiver seulement; ceux-là ne piquaient pas autant ma
curiosité que ceux dont je n'apercevais pas le motif qui avait pu les
faire mander au ministère. Lorsque j'eus finis, je remis les choses à
leur place.
J'avais une belle légende de noms et d'adresses; il y en avait dans le
nombre qui m'étaient connus, et que j'aurais cherchés plutôt en Chine
que sur ce catalogue.
Il y avait plusieurs noms qui n'étaient désignés que par une majuscule;
je jugeai bien que ce devait être les meilleurs, et je vins à bout de
les connaître, en leur jouant le tour dont je parlerai, et que
l'embarras de ma situation rendait excusable, d'autant plus qu'il
n'avait que le caractère de la curiosité.
Je divisai mon catalogue d'adresses par arrondissement, c'est-à-dire en
douze parties, et chargeai quelqu'un, dans chaque arrondissement, de me
faire la note détaillée de ce qu'était chacun des individus désignés, de
quel pays il était, depuis quand il était à Paris, de quoi il y vivait,
ce qu'il y faisait, et de quelle réputation il jouissait; sans donner
d'autres motifs de ma demande, je fus servi à souhait, parce qu'il n'y a
pas de ville en Europe où l'on retrouve aussi promptement qu'à Paris, un
homme déjà connu. Le simple bon sens me fit apercevoir ce qui pouvait me
convenir, dans ces renseignemens, et je ne craignis pas de porter un
jugement favorable à mes projets, sur quelques-uns qui étaient
précisément les agens de mon prédécesseur. Je les fis mander par billet
à la troisième personne, et sans indiquer d'heure pour l'audience;
seulement j'eus soin de les appeler à des jours différens. Aucun n'y
manqua, et ils reprirent naturellement leurs habitudes de venir à la
nuit. L'huissier de mon cabinet, en me les annonçant, me remettait le
billet que je leur avais écrit, et qui leur avait servi pour entrer chez
moi. Avant de les faire entrer, je retenais un moment l'huissier, pour
lui demander si ce monsieur ou cette dame venaient souvent voir le duc
d'Otrante, et à quelle heure. Il était rare qu'il ne les connût pas.
Alors je savais comment il fallait recevoir la personne annoncée, qui
arrivait persuadée que je savais tout, qu'autrement on ne l'eût pas
devinée. J'avais soin de prendre l'air d'avoir été informé par M. Fouché
lui-même, et moyennant des promesses de discrétion, j'eus bientôt
renouvelé les relations de tout ce monde-là avec mon cabinet.
Les noms à lettres majuscules finirent aussi par y venir. Pour les
connaître, j'employai le moyen d'agens habitués, qui prirent dans toutes
les maisons portant les numéros indiqués sur l'adresse des renseignemens
sur les personnes dont les noms commençaient par la majuscule.
Quelquefois il y en avait plusieurs dont le nom commençait par la même
lettre; je me fis donner les mêmes notes sur le compte de chacune, et
lorsque j'étais embarrassé par la similitude des noms, j'imaginais de
leur écrire encore à la troisième personne, sans mettre leurs noms, mais
seulement la majuscule, qui était le seul renseignement que j'eusse;
j'envoyais porter mes lettres par les garçons de mon bureau, qui étaient
le plus souvent connus des portiers, chez lesquels ils allaient
quelquefois, et comme ces derniers sont d'ordinaire très au fait des
allées et venues des personnes qui logent chez eux, ils ne manquaient
jamais de porter la lettre à la personne à laquelle elle était destinée,
quoiqu'il n'y eût qu'une majuscule pour désignation sur l'adresse; ils
étaient accoutumés à voir arriver ces sortes de lettres ployées et
cachetées de la même manière. La personne qui la recevait se croyait
prise, et ne songeait plus qu'à faire un nouvel arrangement; elle ne
concevait pas qu'on l'eût nommée au nouveau ministre sans sa permission.
Quelquefois le portier remettait à la même personne les deux lettres
qu'on lui avait apportées avec la même majuscule pour adresse, ce qui
était une preuve que je ne m'étais pas trompé, et celle-ci, en venant à
mon cabinet, les rapportait toutes deux, en m'observant que c'était sans
doute par inadvertance qu'on lui avait écrit deux fois. Cela était mis
facilement sur le compte d'une erreur, parce que chaque lettre indiquait
un jour différent pour se rendre chez moi. De cette manière, je connus
toutes les relations de M. Fouché, que je croyais bien plus nombreuses,
et surtout bien plus précieuses. Il m'est arrivé que, dans une maison où
il y avait deux noms semblables, le portier était nouveau et remit les
lettres aux deux personnes pour lesquelles il les croyait destinées.
Elles m'arrivèrent toutes deux; mais comme l'huissier connaissait la
bonne, je ne manquai pas de trouver dans la note statistique de l'autre
de quoi justifier son appel près de moi. J'employai encore un autre
moyen pour retrouver toutes les traces de mon prédécesseur: j'ordonnai à
mon caissier de m'avertir lorsque les habitués se présenteraient pour
toucher de l'argent; je n'entendais par habitués que ceux qui n'avaient
point de fonctions ostensibles. Le premier mois, la fierté eut le
dessus, je ne vis personne; mais le second, on reconnut qu'il n'y avait
pas de sot métier, et qu'il n'y avait que de sottes gens: on vint, sous
un prétexte quelconque, demander au bureau si on continuerait à payer;
je reçus tout le monde, ne diminuai les émolumens de personne, et
augmentai considérablement la plupart de ceux que j'employais, et de
tout ce qui travaillait sous moi. Ce petit noviciat, auquel je fus forcé
pour me créer des instrumens qu'on aurait dû me laisser, ne me nuisit
pas, mais ne m'avait pas découvert des sources d'informations bien
précieuses; je ne concevais pas qu'il n'y eût que cela, car je ne voyais
pas de quoi employer la moitié de la somme que l'empereur donnait pour
cet article, dont cependant il restait peu de chose à la fin de chaque
année.
Je tirai encore de cette petite ruse une autre leçon, c'est que j'appris
que l'on pouvait se mettre en relation avec la société sous mille
rapports dont, auparavant, je n'aurais jamais osé faire la proposition à
qui que ce fût. Cela me donna connaissance du degré d'estime qu'il faut
accorder aux hommes et le taux des complaisances de chacun, qui est
subordonné à leur position, à leur goût pour les désordres, et à leur
inclination pour l'inconduite.
Chez d'autres, je pris des moyens obliques pour arriver au même but; je
trouvais qu'un homme était déjà assez malheureux d'en être réduit là, et
je crus y gagner davantage en les obligeant d'une manière à leur relever
l'âme, au lieu de l'avilir. Chez plusieurs, cela m'a réussi; je recevais
leurs avis, et les rémunérais en les remerciant. Ceux-là sont venus me
voir lorsque la fortune m'a abandonné, et les autres ne m'ont pas donné
signe de vie; quelques-uns même m'ont calomnié.
Ce peu de connaissances que j'avais acquis m'avait donné la hardiesse de
chercher les moyens de l'étendre; je vis bientôt que je n'avais eu peur
que d'une ombre, car j'avais poussé les informations si loin, que
moi-même j'avais peine à y croire. Lorsque j'eus ainsi meublé mon
oratoire, je songeai à l'employer. La haute société, comme celle du
commerce et de la bourgeoisie, se divise aisément par coteries; je ne
mis pas long-temps à faire ma division, et j'étais parvenu à la faire
d'une manière assez juste pour me tromper rarement sur le nom des
personnes qui avaient composé une assemblée, un bal, ou ce que l'on
appelait alors une _bouillotte_, lorsque j'étais averti qu'il y en avait
une dans telle où telle maison[43]. Il ne faut pas croire que l'on
mettait pour cela de l'importance à savoir tout ce qui s'y disait; il y
aurait eu autant de peine à en recueillir quelque chose d'utile qu'à
compter les grains de sable du bord de la mer. Mais ce qui faisait le
sujet d'une observation constante, c'était l'attention de remarquer si
l'on ne venait pas profiter de ces réunions pour y répandre quelques
mauvais bruits, ou des nouvelles désastreuses, comme quelques projets de
guerre, ou de nouveaux plans de finance; les colporteurs malveillans
avaient ordinairement le soin de semer cela dans les cercles qu'ils
savaient composés des personnes dont les intérêts pouvaient en être le
plus aisément alarmés. Lorsque le cas se présentait, l'observateur
écoutait le conteur, et en le fréquentant, il manquait rarement de
découvrir où il avait pris la nouvelle dont il venait tourmenter les
paisibles citoyens. C'est ainsi que l'on était parvenu à former des
listes de tous les débiteurs de contes, et, lorsqu'ils se mettaient dans
le cas d'être réprimés, on leur faisait tout à la fois solder le compte
de leurs indiscrets bavardages.
Il y a à Paris une classe d'hommes qui vivent aux dépens de la crédulité
et de la bonhomie des autres: ceux-là ont un grand intérêt à être
informés de tout, vrai ou faux; ils ont un compte courant qu'ils
chargent de tout ce qu'ils apprennent; c'est avec ces gentilles
bagatelles qu'ils paient leur dîner ou leur place au spectacle; ils
portent une nouvelle pour en écouter une autre. Ce sont des hommes
précieux pour un ministre de la police; il les a sans peine en les
tirant des mauvaises affaires où ils ne manquent jamais de se jeter. On
s'en sert pour donner de la publicité à ce qu'on veut répandre, pour
découvrir d'où part la publicité que l'on donne à ce qu'il faut taire.
L'intrigue marche toujours, parce qu'elle à des besoins continuels qui
l'obligent à avoir l'esprit toujours dans l'activité. Un intrigant sans
activité est bientôt à l'hôpital, et celui qui a de l'activité
trouverait moyen de tondre sur un oeuf.
Un intrigant connaît les liaisons de coeur de tous ses amis; il conseille
l'amant et l'amante, les brouille, les réconcilie; il étudie les haines,
les passions; il observe les dérangemens de conduite des autres, en les
associant à ceux de la sienne propre; il y a peu de lieux intéressans où
il n'ait pas les yeux ou les oreilles. Cherchez-vous le soir un homme de
plaisir? il sait dans quelle partie galante on doit le trouver, chez
quel restaurateur il aura dîné, à quel spectacle il aura été. Est-ce une
étourdie? il la connaît de même à l'étiquette du sac.
Il n'y a pas dans le monde une petite ville où l'on trouve plus vite un
individu que l'on cherche qu'à Paris.
L'été, lorsque toute la haute société est dans ses châteaux, on sait
moins promptement ce que l'on veut savoir; mais il y a aussi un moyen
infaillible de découvrir ce qu'on croit utile de savoir. Les parties de
château ont des charmes de bien des espèces. Avec un peu d'habitude de
la bonne compagnie, on connaît, avant la fin de la mauvaise saison,
toutes les parties de campagne qui doivent avoir lieu depuis la fin de
juin jusqu'en novembre. On sait que dans tel mois c'est telle société
qui est à tel château, d'où elle va le mois suivant à tel autre, et où
elle est remplacée par telle autre. On fait ainsi le tour de toute une
province, et il arrive rarement que les personnes qui ont fait cette
promenade ne disent pas à leur retour tout ce qu'elles ont vu ou
entendu; et si l'on a un motif d'être informé de ce qui s'est passé dans
une de ces maisons, il est bien rare que ce qui vous revient innocemment
ne vous mette pas sur la trace de ce qu'il y aurait de plus important à
connaître.
La plupart de ces châteaux ont des messagers qui portent et rapportent
les lettres de leurs sociétés du bureau de poste le plus voisin. S'il y
avait quelque chose de sérieux, on aurait cent moyens d'en être prévenu,
parce que l'innocence ne se déguise pas, et que, quand elle se trouve à
côté des coupables, elle les décèle ingénument. On a attribué à une
inquisition de la part de l'empereur tout ce que l'imagination de
quelques esprits faibles ou déraisonnables croyait apercevoir ou
éprouver en tracasseries, tandis que ce n'étaient que les effets de
l'animosité de quelques esprits particuliers, qui, pour mieux se venger,
se donnaient le manteau de l'autorité. J'ai connu des individus qui
croyaient l'empereur indisposé contre eux, et j'ai su depuis que même il
ne connaissait pas leurs noms, ou n'avait d'eux qu'une bonne opinion.
On croyait que l'empereur mettait un grand intérêt à connaître des
détails de ménage, ainsi que toutes les particularités qui les
concernaient; je sais même qu'il est arrivé à M. Fouché de se servir, en
parlant de cela, de cette expression: «L'empereur! vous ne le connaissez
pas; il voudrait pouvoir faire la cuisine de tout le monde.» Il m'a tenu
à moi-même ce propos. Certainement de tous ceux qui ont occupé le
ministère de la police, s'il y a eu quelqu'un que l'empereur n'eût pas
craint de charger des menus détails qui auraient excité sa curiosité, ce
quelqu'un c'était moi. Or, je déclare que, dans les quatre années que
j'ai occupé cette charge, jamais il ne m'a demandé aucune particularité
sur l'intérieur de qui que ce soit, excepté lorsqu'il était question de
pourvoir quelqu'un d'un emploi auquel était attaché une considération
qui entraînait les hommages d'une portion de la société ou d'un pays
entier, comme une préfecture, par exemple; alors il voulait absolument
que l'on fût sans reproche, et j'ai vu quelques cas où la
déconsidération que des écarts avaient attirée sur un intérieur privait
une famille d'une aisance qui lui serait arrivée sans cet inconvénient.
Cependant on était étonné que l'empereur connût une assez bonne quantité
de petites histoires amusantes, que l'on croyait ne pouvoir être
arrivées jusqu'à lui que par le ministre de la police. Avant de l'être
moi-même, je le croyais aussi; mais voici où l'empereur puisait des
informations. Il n'était pas toujours dans son cabinet; il voyait du
monde; il aimait la société, et particulièrement celle des femmes, et il
faut convenir que, depuis vingt-cinq ans, ce sexe a adopté un genre de
passe-temps et d'occupations si différent de celui auquel il se livrait
dans les cercles, où, avec les mêmes agrémens, il cultivait et meublait
davantage son esprit, qu'il n'est presque plus possible de faire parler
une femme sur le compte d'une autre, sans que la médisance n'ait une
grande part à la conversation. Il résultait de là, que la jalousie et la
rivalité, pour obtenir des grâces, faisaient commettre des
indiscrétions, ou débiter des calomnies. Il y avait l'hiver des bals
masqués de cour, qui étaient les seuls amusemens dans lesquels
l'empereur avait les avantages de l'incognito, et où il pouvait causer à
son aise; j'ai souvent fait partie de sa suite dans ces sortes
d'occasions. J'ai même été avec lui à ceux du grand Opéra, à ceux de
cour. La société, quoique nombreuse, était choisie; tout le monde se
savait dans la meilleure compagnie, et malgré cela il y a eu plusieurs
tours de joués qui étaient de véritables guet-apens. L'empereur avait-il
besoin de charger le ministre de la police de le mettre au courant de
toutes ces misères? Il avait bien d'autres soins à lui confier, et il ne
manquait pas de courtisans pour lui en dire plus qu'il n'aurait voulu en
entendre, si une fois il avait permis que l'on fatiguât son oreille de
semblables narrations. Je dois cependant un hommage à la vérité: il m'a
quelquefois demandé des détails concernant des familles, et cela à deux
époques de l'année, à Noël et le jour du 15 août, qui était sa fête. Il
indiquait lui-même les noms des familles, et il n'avait d'autre but que
celui de connaître l'état de malaise de chacune, pour saisir cette
occasion de venir à leur secours. J'ai connu beaucoup de dons de cent
mille francs, qu'il a donnés à la fois dans un seul ménage, et beaucoup
d'une somme moindre. Ce n'est pas mon secret; je n'ai pas le droit de le
divulguer, mais ceux qui les ont reçus et qui me liront pourront juger
si je ne dis pas la vérité.
J'ai reçu vingt lettres de lui, par lesquelles il m'ordonnait
fréquemment des rapports sur l'état de fortune des familles
d'officiers-généraux des services desquels il était satisfait.
Les premières lettres que j'ai reçues de lui étaient relatives aux
exilés et aux prisonniers d'État. J'en parlerai plus tard.
Il est néanmoins juste de dire, à la louange de la société des femmes de
Paris, qu'elle gagne beaucoup à être connue dans ses détails intérieurs.
J'ai eu maintes preuves des calomnies dont elle était chargée, et je ne
crois pas que, hormis un petit nombre de femmes pour lesquelles la
célébrité est un besoin de l'âme, il y ait un pays où l'on trouve autant
de coeurs élevés qui ont placé leurs affections dans l'accomplissement de
leurs devoirs, et j'ai vu aussi que ceux qui s'arrogeaient le droit de
les décrier étaient toujours ceux qui en étaient le moins distingués.