18.--COMMENT ON OBTIENT ON MIRACLE.

Il y a quelques années,--c'est un missionnaire qui raconte le

fait,--j'avais dit en chaire quel es enfants pieux pouvaient convertir

leur famille. Dieu permit qu'une enfant innocente et pure se trouvât

dans mon auditoire; son père et sa mère l'aimaient comme une fille

unique qui doit hériter d'une grande fortune; c'était leur bonheur,

leur joie, leur amour. Le lendemain, près du saint tribunal, je vis

une enfant agenouillée comme un ange; je l'écoutai. La pauvre enfant

ne pouvait parler, les sanglots étouffaient sa voix, elle avait les

larmes aux yeux.

--Mon père, vous avez dit que les enfants sages qui avaient une foi

vive convertiraient leur père et leur mère. Depuis que je vous ai

entendu, j'ai prié, j'ai pleuré, mon père et ma mère ne sont pas

convertis.

--Mais, ma pauvre enfant, ce miracle, je vous le promets. Il

s'accomplira, pourvu que votre foi soit constante. Et j'ajoutai: «Je

vais vous préparer moi-même à la première communion.»

Elle revint les jours suivants, le temps passa bien vite. La pauvre

enfant disait toujours:

«Mon père, le miracle ne se fait pas; mes parents ne sont pas même

venus vous entendre.»

La veille de la communion arriva. Après avoir reçu l'absolution, la

pieuse enfant se relève heureuse. Elle ne parlait pas; dans le chemin

elle rencontre une de ses jeunes compagnes et parentes, qui l'embrasse

avec effusion et lui dit:

«Quel bonheur! mon père et ma mère doivent communier demain avec moi.»

Alors la pauvre enfant devint triste, et ses yeux se mouillèrent

de larmes. Son père et sa mère l'attendaient cependant, et ils se

disaient:

«Comme elle va être heureuse!»

À la vue de ses yeux gonflés par les pleurs, la mère la presse sur son

coeur et lui dit:

--Mon enfant, tu nous avais annoncé que tu serais si heureuse la

veille de ta première communion!

--Ma mère, je suis malheureuse aujourd'hui.

Et le père, témoin muet de cette scène, ne put s'empêcher de verser

des larmes et de dire:

«Mon Dieu! que faut-il donc pour la rendre heureuse?»

Aussitôt l'enfant quitte les bras de sa mère, se jette dans ceux de

son père en s'écriant:

--Ô père! si vous vouliez!

--Mais, ma fille, nous ne vivons que pour toi; dis-moi, que faut-il

faire?

--C'est vous qui êtes la cause de ma tristesse.

--Nous? répond la mère.

--Moi? répond le père étonné.

--Hélas! reprit l'enfant. J'étais heureuse il n'y a qu'un moment; mais

ma cousine est venue me dire:

--Tu ne sais pas, Berthe? mon père et ma mère communient demain avec

moi. Alors je me suis dit pendant le chemin: «Et moi, demain, je serai

donc heureuse toute seule!»

Le père et la mère n'y tinrent plus; les larmes coulèrent de leurs

yeux. Ils embrassèrent cet ange, et lui dirent:

«Oui, demain, tu seras seule; mais dans quelques jours tu

renouvelleras. Alors nous serons heureux tous les trois.»

Le surlendemain, ajoute le missionnaire, l'enfant triomphante

m'amenait son père et sa mère en me disant:

«Mon Père, vous aviez raison, le miracle est fait; nous serons, dans

quelques jours, tous les trois unis à la Table sainte et tous les

trois heureux sur la terre.»

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Les joies du pardon Petites histoires contemporaines pour la consolation des coeurs chrétiens · 第 24 / 61 题