_En vous disant adieu, je vous priai, Madame, de ne plus voir ce
coquin de Paget[16]; cependant il ne bouge de chez vous. N'avez-vous
point de honte de me mettre en état d'appréhender auprès de vous un
misérable bourgeois, qui ne peut jamais être craint que par l'audace
que vous lui donnez? Si vous n'en rougissez, Madame, j'en rougis pour
vous et pour moi, et, de peur de mériter cette honte dont vous voulez
m'accabler, je vais faire un effort sur mon amour pour ne vous plus
regarder que comme une infâme._
Madame d'Olonne fut fort surprise de recevoir cette lettre si rude;
mais, comme sa conscience lui faisoit encore des reproches plus aigres
que son amant, elle ne chercha point de raisons pour se défendre, et
se contenta de répondre en ces termes: