Page 313, ligne 4: Il imprimait au dehors le respect et la
crainte.
Le légat du pape et un cardinal vinrent demander pardon au roi pour ce
qui s'était passé à Rome. En même temps Louis XIV se conduisait d'une
manière toute chevaleresque envers ses alliés, et rendait à l'empereur
d'Allemagne les drapeaux conquis sur les Turcs.
Page 313, ligne 7: Il terminait le Louvre et commençait
Versailles.
Loret dès le mois d'octobre 1663 parle déjà du labyrinthe de
Versailles et de la ménagerie. Le Vau était l'architecte du Louvre.
Les grands travaux de Versailles ne commencèrent qu'en 1664. Ils ont
coûté 116 millions ou 190 millions de notre monnaie actuelle, somme
que Mirabeau exagérait en la portant à 1,200 millions, et Volney à
quatre milliards six cents millions! et cela dans des _Leçons
d'Histoire_ (1799, in-8º, p. 141). Conférez la troisième partie de
ces _Mémoires_, p. 450.
Page 314, lignes 5 et 6: Pour les recherches à faire sur toutes
les branches d'administration du royaume.
Voici ce que dit au sujet de cette circulaire M. d'Hauterive, un des
hommes les plus instruits et les plus habiles en administration du
règne de Napoléon: «Je viens dans le moment même de découvrir une
minute de la circulaire qui fut adressée par Colbert, par ordre du
roi, en 1664, à tous les intendants du royaume. Elle contient un
système tout à fait complet de recherches sur tous les objets que j'ai
passés trop rapidement en revue dans mes conseils (_Conseils à un
jeune Voyageur_). Ce système présente dans de bien minutieux détails
les rapports de toutes les administrations du royaume avec toutes les
classes des sujets et les individus de toutes les classes. Les objets
d'informations y sont classés d'une manière admirable; rien n'y est
omis: produits, échanges, rangs, mœurs et usages; divisions
géographique, administrative, ecclésiastique, militaire; ordre
judiciaire, finances, et toutes les parties de chacune des
administrations de l'État y sont proposés à l'examen et à l'étude de
l'observateur officiel, pour qu'il y remarque le bien, le mal, le
moyen d'améliorer ou le remède, et qu'il rende successivement compte
de ses observations. Les actes de l'autorité sont tous nominativement
mis en regard des droits et des besoins des peuples, et le ministre
exprime sur chaque point la sollicitude du souverain sur des abus
qu'il ignore, qu'il veut connaître, et qu'il est dans sa royale
intention de prévenir et de réformer.»
Page 314, ligne 16: Dans le _Discours au Roi_, et note 540
_Suite du Nouveau Recueil._
Le _Recueil_ où le _Discours au Roi_, de Boileau, se trouve imprimé
pour la première fois a échappé aux nombreux commentateurs de l'auteur
de l'_Art Poétique_, quoiqu'il ait dû être dans le temps fort répandu.
Page 314, lignes 19 et 20: Les premières satires du jeune poëte;
et note 541: _Nouveau Recueil_.
Dans la satire à Molière, telle qu'elle est imprimée dans le _Recueil_
cité, qui est de 1665, antérieur à la première édition donnée par
l'auteur, on lit:
Si je pense parler d'un galant de notre âge,
Ma plume pour rimer rencontrera Ménage.
Ainsi les commentateurs de Boileau se sont trompés quand ils ont
avancé que ces vers n'avaient jamais été imprimés ainsi, et que cette
variante n'avait existé que sur le manuscrit.
Page 317, ligne 7: Mademoiselle de La Vallière, dont la liaison
avec le monarque n'était plus un mystère.
Dans le ballet royal des _Arts_, La Vallière jouait, déguisée en
bergère; et Benserade fait dire à ce sujet:
Et je ne pense pas que dans tout le village
Il se rencontre un cœur mieux placé que le sien.
Guéret, dans sa _Carte de la Cour_, qui parut en 1663, fait ainsi le
portrait de Clarice: «L'ingénieuse Clarice paraît aussi beaucoup dans
ces lieux; et si je n'ose dire hardiment qu'elle en est l'âme (comme
plusieurs personnes disent à sa gloire), du moins j'avancerai avec
assurance qu'elle en est un des plus beaux ornements. L'on croit que
ses conquêtes s'étendent bien au delà de cette cour.» Et en marge il
est écrit: _La Vallière_.
Page 319, ligne 16: Plus adroitement que toutes ses femmes;
et note 547.
Les médecins prescrivirent le quinquina; ce qui prouve que ce
médicament était connu alors.