Page 322, lignes 9 et 10: Donnèrent encore plus d'activité
aux fêtes.
La foire de Saint-Laurent cette année fut très-brillante (25 août);
Loret, liv. XIV, p. 136. Il y eut le mariage de mademoiselle de Valois
et celui de M. le Duc, fils du prince de Condé (Montpensier, t. XLIII,
p. 54, 68). On donna un carrousel pour l'arrivée du légat (Loret, liv.
XV, p. 123). Il y eut une jolie fête à Vincennes, où le roi figura. On
y joua à l'escarpolette (Loret, liv. XIV, p. 189, 191). Il y eut
aussi des fêtes en Bretagne pour la tenue des états (Loret, liv. XIV,
p. 152).
Page 327, lignes 15 et 18: Mademoiselle de Mortemart.... s'était
mariée à Montespan.
Nous apprenons par Loret que l'hôtel où se firent les noces de
mademoiselle de Mortemart se nommait l'hôtel d'Antin. Le fils que
madame de Montespan eut de son mari, et dont nous avons les Mémoires,
imprimés par la Société des Bibliophiles, portait le titre de duc
d'Antin.
Page 327, note 549: LORET.
Loret nous apprend qu'il y a une relation de ce ballet des _Arts_
imprimée chez Ballard, et que la _Gazette_ en rapporte «maintes
choses»: c'était la _Gazette de France_ de Renaudot, la seule qui
existât alors. Ce ballet fut joué aussi au Palais-Royal, chez
MONSIEUR, à la fin de février (Loret, liv. XIV, p. 35, en date du 1er
mars).
Page 329, ligne 9: Pour _mademoiselle_ DE SÉVIGNY.
Loret écrit souvent Cevigny, mais quelquefois mieux Sevigny; dans
Benserade et dans Bussy, c'est toujours Sevigny. Le goût que l'on
avait pour la langue italienne faisait affecter les terminaisons
italiennes.
Page 330, ligne 19: Le jeu qu'on appelait _la ramasse_.
Loret parle ainsi du jeu nommé _la ramasse_:
Mercredi le roi notre sire,
A qui de longs jours je désire,
Dans Versailles traita la cour,
Et quoique ce fût un beau jour,
On n'y fit point, dit-on, de chasse;
Mais le plaisir de _la ramasse_,
Plus rapide que hasardeux,
Les divertit une heure ou deux.
Au mot _ramasse_, par un renvoi, Loret a mis en marge: _Machine de
nouvelle invention_.
Page 330, avant-dernière et dernière lignes: Toutes les fêtes
de l'hiver furent surpassées par celles que Louis XIV donna
au printemps.
La description de ces fêtes se trouve dans toutes les éditions de
notre grand comique. Benserade fait commencer ces fêtes le 10 mai; la
lettre de Marigny, mélangée de prose et de vers, où elles sont
décrites, est datée du 14 mai 1664.