Page 248, ligne 3: Qu'elle était aimée du roi.
Madame de La Fayette dit qu'on a cru que Louis XIV vit La Vallière
pour la première fois à Vaux; mais on se trompait: nous savons
actuellement qu'avant cette époque il la voyait, d'une manière plus
efficace, dans l'appartement du comte de Saint-Aignan.
Page 249, ligues 24 et 25: La duchesse de Chevreuse..... sut lui
persuader.
Le voyage de la reine mère à Dampierre, chez la duchesse de Chevreuse,
eut lieu dans les derniers jours de mai et le commencement de juin.
Page 250, note 418: LOMÉNIE DE BRIENNE.
Le mot de Mazarin à madame de Tubœuf, rapporté par Brienne dans cet
endroit de ses Mémoires, «Puisqu'il faut vous donner, madame, je vous
donne le bonjour,» ressemble beaucoup à celui d'un Anglais très-riche
et très-avare (Elves), à qui on demandait ce qu'il donnait à son fils
en mariage. Il entra d'abord dans une grande colère, puis termina en
disant: «Moi, je donne... je donne mon consentement.»
Page 253, lignes 19 et 20: Un officier qui n'y était pas appelé
par son rang.
Ce fut d'Artagnan (Charles de Baatz) qui arrêta Fouquet.
Page 253, ligne dernière: Qui est un des plus beaux passages
de son éloquent plaidoyer.
«..... N'employa-t-il pas pour votre service tout ce qu'il avait reçu
du prix de sa charge? Cette fois je ne puis croire que Votre Majesté
puisse en rappeler le souvenir sans en être touchée. Que serait-ce si
elle voyait cet infortuné, à peine connaissable, moins changé et moins
abattu de la longueur de sa prison que du regret d'avoir pu déplaire
à Votre Majesté, et qu'il lui dit: «Sire, j'ai failli; si Votre
Majesté le veut, je mérite toutes sortes de supplices... Je ne me
plains point de la colère de Votre majesté; souffrez seulement que je
me plaigne de ses bontés. Quand est-ce qu'elles m'ont permis de
connaître mes fautes et ma mauvaise conduite? Quand est-ce que Votre
Majesté a fait pour moi ce que les maîtres font pour leurs esclaves
les plus misérables, ce qu'il est besoin que Dieu fasse pour tous les
hommes et pour les rois même, qui est de les menacer avant de les
punir?» (Pellisson, _Premier Discours au Roi_, page 74.)
Page 255, ligne 20: Dont plusieurs s'étaient enrichies.
Gourville fut obligé de donner 500,000 fr. pour se racheter contre les
poursuites de la chambre de justice, et il resta encore fort riche.
Page 256, ligne 7: Dès lors son règne commença.
Les Instructions de Louis XIV au Dauphin sont ce qui a été écrit de
mieux sur l'administration d'un grand royaume. Quelle pitié qu'elles
aient si peu profité à ses successeurs!
Page 257, lignes 1 et 2: N'offre pas un second exemple.
J'ai donné à dessein ici les citations pour l'affaire de Fargues,
qu'on pourrait m'objecter si elle était telle que Lemontey la raconte;
mais en l'approfondissant on s'aperçoit qu'elle est tout autre. Ce
personnage n'avait pas seulement pris parti contre le roi au temps de
la Fronde: il avait d'abord été dans le parti du roi; il s'était fait
donner le commandement de la place de Hesdin, qu'il vendit aux
ennemis. Il fut à la vérité, sous Mazarin, compris dans un traité, et
il avait obtenu des lettres d'abolition pour sa trahison (Loret, liv.
XI, page 42), mais il négligea d'obtenir sa grâce du roi. Il se tint
caché dans une de ses terres, à Courson. S'il y avait été sous son
nom, le roi l'aurait su. Louis XIV s'irrita de l'audace de ce traître,
jouissant si près de lui de ses grandes richesses; il lui fit faire
son procès. Fargues fut convaincu comme concussionnaire, et pendu.
C'est un acte de despotisme d'autant plus blâmable, que Fargues ne fut
point jugé par le parlement, mais par une commission. Fargues avait
mérité la mort, mais il fallait le juger régulièrement. Toutefois, sa
conduite avait été si odieuse, que sa condamnation ne fut point
blâmée.
Page 257, lignes 4 et 5: Lui avait reconnu une audace capable de
tout oser.
Madame de La Fayette dit, en parlant de Fouquet: «Homme d'une ambition
sans bornes, dont les desseins étaient infinis pour les affaires aussi
bien que pour la galanterie.»