Page 201, ligne 15: Profanaient par de honteux scandales.
On doit lire à ce sujet les curieuses particularités que MADEMOISELLE
nous donne sur la vie que menaient les religieuses de Perpignan, dont
les désordres étaient publics.
Page 208, ligne 1re: Jamais il ne lui refusait d'audiences
particulières.
«Ce qui m'incommodait davantage, dit Louis XIV dans ses Instructions
au Dauphin, en parlant de Fouquet, c'est que, pour augmenter la
réputation de son crédit, il affectait de me demander des audiences
particulières, et que, pour ne pas lui donner de défiance, j'étais
contraint de les lui accorder.»
Page 208, ligne 21: Que le roi, furieux contre lui, voulait sa
mort.
La Fontaine, dans la lettre citée, dit, en parlant de cet événement:
«Il est arrêté; le roi est violent contre lui, au point qu'il dit
avoir dans les mains des pièces qui le feront pendre[B].» Racine, dans
ses _Fragments historiques_, nous apprend qu'on avait entendu dire à
Louis XIV que si Fouquet avait été condamné, il l'aurait laissé
mourir.
[B] L'autographe de cette lettre de La Fontaine est dans ma
collection.
Grouvelle, connu par une édition des _Lettres de Madame de Sévigné_,
dit (t. I, p. LXXX), dans la spirituelle notice qu'il a composée sur
sa vie, qu'au moment de l'arrestation de Fouquet elle s'était retirée
dans sa terre, par crainte des coups d'autorité. Selon Grouvelle,
madame de Sévigné, en butte à la haine de Louis XIV, se croyait en
sûreté contre sa puissance dans son château des Rochers. C'est avec
cette ignorance des faits, avec ce défaut de jugement, que l'histoire
se trouve le plus souvent écrite.