Page 188, ligue première du texte: Mazarin n'était plus.
Mazarin mourut le 9 mars, entre deux et trois heures du matin.
Page 189, ligne 24: Une jeune reine déjà enceinte.
La grossesse de la reine fut soupçonnée dès le 9 mai.
Page 190, ligne 16: Donnèrent pendant plusieurs mois à
Fontainebleau.
Madame de Motteville avoue, en parlant des fêtes de Fontainebleau, que
même dans le beau temps de la régence jamais la cour n'eut cet éclat;
et ce temps de la régence était cependant celui de sa jeunesse.
Page 191, ligne 2: L'amour du roi pour mademoiselle de La Vallière.
Le roi parut hésiter quelque temps entre sa belle-sœur, mademoiselle
de Pons, et La Vallière; mais l'attrait qu'eut pour lui l'amour le
plus sincère et le plus entier, accompagné de la modestie et de la
pudeur, l'emportèrent sur les agaceries d'Henriette d'Angleterre,
duchesse d'Orléans, et sur les avances de mademoiselle de Pons.
Page 191, ligne 3: Celui de MADAME pour Buckingham.
Le duc de Buckingham était le fils de celui qui fut soupçonné d'avoir
obtenu les bonnes grâces d'Anne d'Autriche.
Page 191, ligne 4: Et ensuite pour le comte de Guiche.
Madame de La Fayette nous apprend que le comte de Guiche se déguisait
en femme pour pénétrer chez MADAME. On se rappelle ce que j'ai dit de
ces déguisements dans les ballets du roi.
Page 191, ligne 5: Celui de la duchesse de Toscane.
La duchesse de Toscane avait eu le désir d'épouser Charles de
Lorraine, qu'elle aimait. Elle n'avait pas encore rejoint son mari
lorsqu'elle donna à penser qu'elle n'avait rien refusé à son amant.
Choisy la compare à un ange pour la beauté, mais non pas pour la
conduite.
Page 191, ligne 13: Soit pour elle-même, soit pour une autre.
Quoique Montalais, dit madame de La Fayette, eût pour amant Malicorne,
elle était confidente de beaucoup d'autres liaisons, qu'elle
favorisait, et dont elle se mêlait sans aucun intérêt pour elle-même,
et par besoin d'intrigues.
Pages 193 et 194, lignes dernière et première: On risqua des
sommes énormes sur une seule carte.
Fouquet dans une seule partie avec Gourville perdit 55,000 fr. en une
demi-heure. L'abbé de Gordes, en 1660, perdit avec le roi 150,000 fr.
en une seule séance. Il faut doubler ces sommes pour avoir le montant
de ces pertes en valeur actuelle.
Page 194, ligne 5: La magnificence des ballets royaux.
Les deux ballets royaux montés dans ces deux années furent ceux de
_l'Impatience_ et des _Saisons_; le roi dansa dans les deux. Les
beautés de la cour qui y figurèrent furent mesdemoiselles de Pons,
Argencourt, Villeroi, Montbazon, Châtillon, Noailles, Brancas,
Arpajon, La Fayette, Guiche, Fouilloux, Meneville, Chemerault,
Bonneuil, La Vallière. Le ballet des _Saisons_ fut joué à
Fontainebleau, et eut pour décoration les beaux arbres de la forêt.
Celui qui disposait alors les théâtres de la cour et était employé aux
décorations était un nommé Houdin (Antoine-Léonor), architecte du
Louvre. Nous avons de cet artiste une excellente vue en perspective,
présentée au roi en 1661, et des plans du Louvre. C'est cet architecte
qui probablement a bâti le palais Mazarin, où est actuellement la
Bibliothèque Royale, dont une partie, l'hôtel de Nevers, a été
réparée, en 1709, par Dulin. (Conférez Germain Brice, _Description de
Paris_, 1752, in-12, t. I, p. 362.)
Page 196, ligne 8: Elle se rendit au Mont Saint-Michel.
L'ouvrage latin que j'ai cité, de Martin Zeiller, _Topographia
Galliæ_, 1657, in-folio, _pars_ VIII, p. 20, donne une vue bien
détaillée et très-exacte du Mont Saint-Michel, tel qu'il se trouvait à
l'époque où madame de Sévigné s'y rendit avec sa fille.