CHAPITRE II.

Page 18, ligne 5 du texte: Et son vicaire Chassebras.

La sentence du parlement qui bannit à perpétuité Chassebras, vicaire

de la Madeleine, est du 27 septembre 1652.

Page 18, ligne 8 du texte: Le retour du jeune roi dans sa capitale.

Loret (livre VI, page 106) dit qu'il y avait cent six carrosses à

cette entrée.

Page 19, ligne 7: D'une des demoiselles de Mortemart.

Cette demoiselle de Mortemart, qui fut marquise de Thianges, était la

sœur de celle qui fut depuis connue sous le nom de duchesse de

Montespan.

Page 19, ligne 9: Celui de Loménie de Brienne.

Les fiançailles de Loménie de Brienne eurent lieu en décembre 1654, et

le mariage seulement en janvier 1656. Ces détails, qui nous sont

donnés par Loret, ont été ignorés par le spirituel éditeur des

_Mémoires de Loménie de Brienne_, qui parle de ce mariage sans en

donner la date.

Page 19, ligne 12: Non-seulement le jeune monarque.

Le roi et son frère furent de toutes les fêtes données par Mazarin,

par le duc d'Amville, par le chancelier Seguier. Le roi dansa dans le

ballet qui fut donné par le chancelier Seguier. Loret (liv. V, p. 77)

fait la description d'une magnifique fête donnée par Hesselin, dans

son palais d'Essone. Loret le nomme.

Goinfre du plus haut étage,

Rare et galant personnage.

Madame de La Sablière était une demoiselle Hesselin, et cet Hesselin

était peut-être son père.

Je remarque que Loret, au milieu de ces descriptions de fêtes et de

divertissements, liv. VI, t. II, p. 159, dans la lettre en date du 16

octobre, fait mention d'une attaque de _cholera-morbus_ dont fut

subitement attaqué un nommé Coquerel, directeur des carmélites,

pendant qu'il était à Marseille:

Et quoique ce mal fût mortel,

Son bonheur cependant fut tel,

qu'il en réchappa. Ainsi dès cette époque le _cholera-morbus_ était

connu par son vrai nom et dès cette époque aussi il était considéré

comme mortel.

Page 19, ligne 16: Il y fit jouer trois nouveaux ballets.

Louis XIV représentait dans le ballet des _Plaisirs_ le génie de la

danse, un berger et un débauché; mais ce dernier rôle n'était

introduit que pour motiver des vers contre la débauche. (Benserade, t.

II, p. 117, 131, 137.) En février 1656, lors de la visite de la

princesse d'Orange, Mazarin donna à dîner à toute la famille royale,

et l'on entendit la fameuse La Barre et la signora Bergerota. Créqui

donna à dîner au frère du roi en février (Loret, t. VII, p. 32), et

Seguier à toute la famille royale (t. VII, p. 33 ). Mazarin donna une

fête au duc de Mantoue, le 18 septembre. Loret dit qu'il y eut cette

année

..... Plus de mille assemblées

En des maisons fort signalées.

Page 21, lignes 7 et 8: Composèrent dès lors des tragédies latines.

Loret, qui assistait à ces représentations, dit que ces pièces latines

furent écoutées par plus de sept mille auditeurs. Le naïf gazetier

avoue qu'il n'a jamais su le latin. Les jésuites commencèrent d'abord

par composer des pièces chrétiennes. On joua cette année, au collége

de Navarre, une tragédie intitulée _Sainte Julienne_. Loret nous

apprend que le jeune marquis de Bretoncelle joua admirablement le rôle

de l'impératrice, et que les jeunes d'Humières, La Vallière, Colbert,

Menardeau, Beauvais, s'attirèrent également les applaudissements de la

docte assemblée. Il y eut une autre tragédie latine, jouée au collége

de Clermont (aujourd'hui le collége Louis le Grand), sur un plus vaste

théâtre; mais le sujet en était national, et tiré de l'histoire de la

maison de Foix.

Page 23, ligne 9: Le carrousel que le roi.

Le roi avait pris pour devise, dans ce carrousel, un soleil avec ces

mots: _Ne più, ne pari_; c'est en langue italienne la fameuse devise

adoptée dans les médailles, un soleil avec ces mots: _Nec pluribus

impar_.

Page 28, ligne 7: Jusqu'à Lésigny.

Lésigny est dans le département de Seine-et-Marne, près

Brie-sur-Yères.

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (2/6) · 第 86 / 146 题