Page 32, ligne 26: La princesse de Condé, douairière.
La princesse de Condé douairière mourut en 1650; le récit de sa mort,
dans madame de Motteville, est plein d'intérêt. On n'a pas assez
remarqué combien les _Mémoires de Madame de Motteville_ font honneur à
son talent d'écrivain. Son style offre moins d'imagination que celui
de madame de Sévigné; mais il est plus pur, plus travaillé; et c'est
par cette raison peut-être qu'il a moins de charme. Elle dispose
admirablement toutes les parties d'un récit. Ce qui est plus rare que
son talent, c'est sa belle âme, son bon cœur, et son amour pour la
vérité. C'est ce qui a nui à sa réputation. Comment dans le siècle où
nous sommes, et dans celui qui l'a précédé, peut-on se résoudre à
admirer une femme qui avec beaucoup d'esprit est pieuse, ennemie de la
médisance, et qui se croit tenue de défendre la mémoire de sa
maîtresse auprès de la postérité, quoique cette maîtresse fût une
reine?
Page 35, ligne 3: Qui eussent été servies de tous.
Lenet en servait une: c'était une fort jolie Anglaise, nommée
mademoiselle Gerbier. Bourdelot, médecin du prince de Condé, si connu
par ses relations avec la reine Christine et tous les beaux esprits de
son temps, était alors à Chantilly en même temps que Lenet, ainsi
qu'un certain abbé de Massé, aimable et brillant d'esprit.
Page 35, ligne 6: La marquise de Gouville.
Le nom de la marquise de Gouville était Lucie Cotentin de Tourville,
femme de Michel d'Argouges, marquis de Gouville.