CHAPITRE I.

Page 3, ligne 13: Le 7 juin.

Deux jours après, le jeune roi toucha les écrouelles.

Page 4, ligne 17: Quand tout paraissait perdu, il sauva tout.

Ce sont les expressions mêmes de la lettre de Philippe IV à Condé: «Mi

primo, he intendido toto estava perdido, V. A. ha conservado toto.»

Page 7, ligne 2: Il s'était servi de l'abbé Fouquet.

L'abbé Fouquet fut soupçonné d'avoir profité de la confiance que lui

accordait Mazarin, et des vilaines fonctions dont il l'avait chargé,

pour assouvir ses vengeances particulières. Un jour le gardien de la

Bastille témoignait son étonnement à la vue d'un lévrier qui se

trouvait dans la cour, et demandait pourquoi il était là: «C'est, lui

répondit un prisonnier, parce qu'il aura mordu le chien de l'abbé

Fouquet.»

Page 8, ligne 4: Ses intrigues avec les anciens frondeurs.

Le président Le Coigneux, qui avait été un des plus violents dans le

parlement contre Mazarin, fut un des premiers corrompus.

Page 8, lignes 10 et 11: Après la mort de son oncle.

L'oncle du cardinal de Retz mourut le 21 mars 1654.

Page 9, lignes 7 et 8: Dans le château de Nantes.

Le cardinal de Retz sortit de Vincennes pour aller à Nantes, le 30

mars 1654.

Page 11, ligne 4: Il s'évada en plein jour.

Retz se sauva de Nantes le samedi 8 août, à cinq heures du soir. Il

arriva à Belle-Isle le 14 août.

Page 12, ligne 6: dans l'île Majorque.

Retz pour traverser la Méditerranée s'embarqua au port de Vivaros en

octobre 1654.

Page 13, ligne 2: Que pour venir à temps.

Le cardinal de Retz fit son entrée dans Rome le 28 novembre 1654.

Page 13, lignes 5 et 6: Un souverain pontife.

Innocent X mourut le 7 janvier 1655.

Page 14, ligne 22: Soit à Belle-Isle.

Je pense que ce fut de Machecoul ou de Belle-Isle, et non d'Espagne,

comme le croit M. Monmerqué, que Retz écrivit à madame de Sévigné.

D'abord on doit supposer que Retz, dont l'honneur se trouvait

compromis par sa fuite, devait être empressé de faire parvenir au

maréchal les motifs qui pouvaient l'excuser. De plus, les _Mémoires de

Joly_ prouvent (t. XLVII, p. 322) que Retz aborda à Belle-Isle le

vendredi 14 août, et en Espagne le 12 septembre (t. XLVII, p. 330). La

lettre de madame de Sévigné est du 1er octobre; par conséquent celle

de Retz a dû lui parvenir le 29 septembre au plus tard, puisqu'elle

dit l'avoir envoyée au maréchal le 30. Il est difficile de croire

qu'une lettre partie d'Espagne, pays avec lequel on était en guerre,

soit parvenue à Paris, et ensuite envoyée en Bretagne, et remise au

château des Rochers, où était madame de Sévigné, dans un espace de

quinze à seize jours, à une époque où les communications étaient

difficiles et lentes. Encore même, pour qu'il y ait quinze à seize

jours d'intervalle, faut-il supposer que la lettre de Retz a été

écrite et est partie d'Espagne le lendemain ou le surlendemain de son

débarquement, et que Ménage l'a transmise à madame de Sévigné le jour

même où il l'a reçue.

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (2/6) · 第 85 / 146 题