CHAPITRE XXXVII.

Page 505, note 1: CORBINELLI, _Histoire de la maison de Gondi_.

L'histoire généalogique de la maison de Gondi a été composée par

Corbinelli, en commun avec Ant. Pezay. La duchesse de Lesdiguières en

fit les frais. C'est un ouvrage magnifique, pour la beauté des

portraits. Des _Anciens Historiens réduits en Maximes_, il n'y a

d'imprimé que les extraits de Tacite.

Page 505, ligne 11: Il se logea dans le quartier du Marais du

Temple.

Saint-Simon nous apprend qu'au sujet des différents quartiers de

Paris, et des statues de nos rois qui s'y trouvaient, on disait: Henri

IV avec son peuple sur le Pont-Neuf, Louis XIII avec les gens de

qualité à la place Royale, et Louis XIV avec les maltôtiers à la

place des Victoires. Sur quoi Saint-Simon ajoute: «Celle de Vendôme,

faite longtemps depuis, ne lui a guère donné meilleure compagnie.»

Page 506, ligne 3: Il l'acheta 270,000 livres.

Bussy dit quatre-vingt-dix mille écus. C'était l'écu de 1641, qu'on

appelait louis blanc; mais alors le louis d'or ne valait que 12 f., ou

plutôt 11 f. 05. Voyez l'_Extrait de tous les Édits et déclarations

sur les Monnaies_, 1643, in-4º. Bussy, dans l'histoire qu'il adonnée

de cette charge de mestre de camp de la cavalerie légère, remonte

jusqu'à sa première formation, due à un seigneur albanais nommé George

Castriol, sous Charles VIII. Le prix de ces charges était énorme.

Ainsi le marquis de Soyecourt vendit 400,000 liv. (800,000 fr.) la

charge de maître de la garderobe au duc de Roquelaure, qui se maria

ensuite à la belle du Lude (Loret, _Muse historique_, liv. IV, p. 106

et 107). Beringhen acheta le même prix de Saint-Simon (le père de

l'auteur des _Mémoires_), alors en disgrâce, la chaire de premier

écuyer, et de plus 20,000 fr. de pension sa vie durant. De tels prix

ne pouvaient provenir que des droits et priviléges lucratifs attachés

à ces charges. Mais ce qu'on a plus de peine à comprendre, c'est le

haut revenu des gouverneurs des petites places de guerre. Celle de

Doullens une des moindres, valait à son gouverneur vingt mille écus

(120,000 fr. monnaie actuelle).

Page 507, ligne 26: La vicomtesse de Lisle.

Cette madame de Lisle, dont parle Bussy, était probablement

belle-fille du comte de Lisle qui en 1654 servait sous Conti, à

l'armée de Catalogne. Voyez _Histoire de la Monarchie Françoise sous

le règne de Louis le Grand_, 1697, in-12, t. II, p. 66, 4e édit.

Page 513, ligne 1: Madame de Précy s'aperçut qu'elle était jouée.

Dans les éditions de 1710 (p. 337), comme dans l'édition de 1754, le

récit de Bussy finit ainsi: «J'en avertis madame de Monglas, ce qui

fut cause qu'elles rompirent ensemble, et que dans la suite cette

belle eut toutes les raisons du monde de croire que j'avais

véritablement de l'amour pour elle.» Dans les deux éditions de Liége

sans date, page 69 de l'une, page 207 de l'autre, on lit pour cette

fin: «Le grand jour obligea la compagnie à se séparer, et la fin de

cette histoire mit fin à l'entretien des quatre illustres pénitents,

qui après une si belle préparation s'en retournèrent à Paris faire

leurs pasques.» Au lieu de cette fin, qui est une dérision, on lit ce

qui suit dans le manuscrit de l'Institut: «Mais madame de Monglas, qui

était prévenue de ses artifices, lui battit froid là-dessus; et c'est

là où finit cette plaisante affaire, à cause que la fonction de ma

charge m'obligea d'aller à l'armée.»

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (2/6) · 第 80 / 146 题