Page 425, ligne 6: Où chaque guerrier se bat avec acharnement.
Cette bataille eut lieu le 5 juillet. Les descriptions qu'en ont
données les historiens que j'ai cités se ressemblent toutes, et sont
exactes; mais elles sont dépourvues de ces scènes animées qu'on trouve
dans les Mémoires, et dont nous avons tenté de donner une esquisse. Il
y a dans Ramsay, ainsi que dans Désormeaux, un très-beau plan de cette
bataille; c'est le même dans les deux ouvrages. Il a été réduit dans
l'édition in-12 de l'ouvrage de Désormeaux.
Page 425, ligne 21: En versant des torrents de sang.
L'aide de camp de Chavagnac, après s'être battu en brave homme, fut
tellement frappé d'horreur du massacre de cette journée, qu'il quitta
l'état militaire et se fit capucin.
Page 426, ligne 16: Mais nul plus que Saint-Mesgrin.
Personne n'était plus aimé à la cour que Saint-Mesgrin. Malgré sa
jeunesse, il avait commandé en chef une armée en Catalogne, et déployé
dans cette campagne les plus grands talents pour la guerre. La reine
mère, dont il était chéri et favorisé, le pleura, et le fit inhumer
avec pompe à Saint-Denis. Saint-Simon donne très en détail, dans
l'endroit cité, toute l'histoire du père de ce jeune homme, qui mourut
en 1665, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Il était gendre du
maréchal de Roquelaure, et grand sénéchal de Guyenne. Saint-Simon nous
apprend que le vrai nom du père de Saint-Mesgrin était Esthbuert; ce
fut par une héritière de Caussade, dont il joignit son nom au sien,
qu'il devint Saint-Mesgrin. Dans l'insipide ouvrage de Somaize, il y a
quelques détails sur la duchesse de Chaulnes, qui fut veuve de
Saint-Mesgrin, et sur les femmes qui étaient ses amies. Elle est
désignée sous le nom de Clidaris; Sophronie est madame de Sévigné; le
Palais-Sénèque est le Palais-Royal; Barsane est cette marquise des
Brosses dont j'ai raconté les aventures touchantes dans la Vie de
Maucroix. Le jeune de Fouilloux s'était joint aussi à Saint-Mesgrin,
et périt dans la même action.
Page 428, lignes 8 et 9: Dans une maison de particulier.
Cette maison était celle d'un nommé de La Croix, maître des comptes.