Page 413, ligne 2 du texte: Fut encore augmenté par l'arrivée
du duc de Lorraine à Paris.
Ce fut le 5 septembre que le duc de Lorraine vint à Paris, accompagné
du duc de Wurtemberg. Le duc de Lorraine était né en 1604.
Page 414, lignes 10, 11 et 12: Faisait profession de ne tenir à
sa parole qu'autant que son intérêt l'y obligeait.
Pavillon, dans son Testament de Charles IV, a très-bien dit de lui:
Il donna librement sa foi
Tour à tour à chaque couronne;
Il se fit l'étrange loi
De ne la garder à personne.
Cette morale dépravée fut commune parmi les guerriers de ce temps, et
le duc de Lorraine fit plus d'un élève. On peut lire dans les
_Mémoires de Loménie de Brienne_, t. II, p. 295, quels affreux
conseils donnait à ce jeune homme entrant dans le monde le duc de
Vendôme.
Page 414, ligne 20: En épousant ensuite Béatrix de Cusane,
princesse de Cantecroix.
Le mariage du duc de Lorraine avec la princesse de Cantecroix eut lieu
en 1637, à Besançon.
Page 415, ligne 25: Les déterminations de Charles IV.
La duchesse de Châtillon elle-même ne craignait pas de donner de la
jalousie à Condé, en faisant des coquetteries au duc de Lorraine.
Page 416, ligne 2: Ses manières si étranges parurent piquantes.
Dans une promenade au Cours que le duc de Lorraine fit avec la
duchesse de Chevreuse, sa fille, et madame de Frontenac, sa
conversation fut tout à fait ordinaire. Voyez les Mémoires de Conrart.
Page 416, ligne 10: Les troupes de tous les partis.
Les troupes du duc de Lorraine n'étaient pas les seules qui commissent
des désordres; celles des princes, les troupes royales elles-mêmes, ne
se conduisaient pas mieux. Pour donner une idée de l'indiscipline de
ces dernières, il suffit de dire que le maréchal d'Hocquincourt, qui
les commandait, ne put empêcher sa maison d'être dévastée. Chavagnac
avoue que pendant deux jours qu'il fut cantonné à Poissy, il reçut de
riches présents des propriétaires des environs pour empêcher qu'ils ne
fussent pillés.
Page 416, ligne 20: Le chef d'une troupe de démons que, comme
un général d'armée...
Loret, dans sa gazette, raille ainsi les Parisiens de l'accueil qu'ils
faisaient au duc de Lorraine:
Les soldats du duc de Lorraine
Ont enfin traversé la Seine,
Et plusieurs des gens de Paris,
Loin d'en avoir les cœurs marris,
Après avoir mangé leurs soupes,
Allèrent voir passer ces troupes
Avant-hier, qu'il faisait beau,
Dans la plaine de Long-Boyau.
Ils ont brûlé cinq cents villages,
Ravi douze cents pucelages,
Fait deux mille maris cornus,
Et pourtant sont les bien-venus.
Page 418, ligne 15: L'abbesse de Pont-aux-Dames.
Conrart place ce fait le 4 juin.
Page 421, lignes 6 à 8: Elles portaient des rubans, des montres
d'or, etc.
Au sujet des habillements de ces religieuses, voici comment s'exprime
saint Vincent de Paul:
«Plures vestes monialum deferunt indecentes, et immodestas. In
locutoriis se ostentant vittis ignei coloris fulgentes; horarias
aureas, seu horologia aurea gestitant; chirotecas etiam raras, et quas
vocant hispanas, induunt.» (G. DELORT, _Mes Voyages aux environs de
Paris_, in-8º, t. II, p. 173.)