Page 404, ligne 21: La duchesse n'y paraissait point.
Mademoiselle de Montpensier décrit, dans ses Mémoires, une fête qui
eut lieu chez la comtesse de Choisy, où il y eut comédie et collation.
Puis elle ajoute: «Tout ce qu'il y avait d'hommes et de femmes à Paris
y vinrent.» Ce qui veut dire, dans son langage, qu'il n'y avait pas un
seul homme ni une seule femme de la classe bourgeoise.
Page 404, les deux dernières lignes: C'est que c'était aux
Tuileries, où elle demeurait alors.
Mademoiselle de Montpensier fut délogée des Tuileries au retour du
roi. Il faut lire dans l'endroit cité les regrets qu'elle exprime
d'être forcée de quitter ces magnifiques appartements, où elle avait
toujours habité.
Page 408, ligne 12: Adonnée à l'astrologie et à la divination.
Il faut lire dans Segrais la curieuse histoire de l'abbé Brigalier.
Page 409, lignes 27 et 28: La présidente de Pommereuil pour
le cardinal de Retz.
Le cardinal de Retz donna au roi et à la reine d'Angleterre un repas
si magnifique, qu'il fut pendant quelques jours, dans Paris, l'objet
principal des entretiens des cercles et des ruelles.
Page 410, ligne 3: Chez la marquise de Bonnelle.
C'était, à ce qu'il paraît, d'après Loret, chez la marquise de
Bonnelle que l'on jouait alors. Le jeu à la mode était celui de
quinola ou le reversis. Il venait d'Espagne.
Page 410, lignes 6 et 7: MADEMOISELLE faisait presque toujours
venir les vingt-quatre violons.
Les vingt-quatre violons firent partie de la maison du roi, mais ils
ne formaient pas les seuls musiciens de la chambre; il y avait encore
les joueurs de violons ordinaires, les joueurs de hautbois, de
_saqueboutes_ et _cornets_, les joueurs de _phiphres_, _tabourins_ et
_muzettes_. Tous avaient des gages, et les sommes qu'ils recevaient se
lisent p. 143, 144, 168 et 169 de l'ouvrage du sieur de LA MARINIÈRE,
intitulé _Estat général des officiers, domestiques et commençaux de la
Maison du Roy_; Paris, 1660, in-8º. Ce livre est curieux et peu connu,
et il ne faut pas le confondre avec l'_État de la France_, dont on
publiait une nouvelle édition presque tous les ans, et auquel a
succédé l'_Almanach royal_.
Page 411, ligne 2: Joints aux négociations.
La duchesse d'Aiguillon négociait à Saint-Germain pour le prince de
Condé. Voyez Chavagnac, t. I, p. 167. Il y a dans cet endroit une
erreur de pagination.
Page 411, ligne 16: La gaieté régnait au milieu des dangers.
Remarquons cependant que dans le midi la guerre se faisait avec
acharnement, et donnait lieu à d'atroces forfaits: témoin l'affaire du
chevalier de Canolle, pendu quoique prisonnier de guerre, et celle du
père de Chavagnac, livré par ses propres troupes et assassiné par son
maître d'hôtel.
Page 412, lignes 14 et 15: Ces divers spectacles attiraient hors
de Paris.
Ces divertissements et ces communications eurent surtout lieu lorsque
Turenne s'était retranché derrière le bois qui est sur les hauteurs de
Villeneuve-Saint-Georges; alors les princes se trouvaient campés
proche de Boissy-Saint-Léger, dans la plaine qui est entre ce village
et le bois de Villeneuve-Saint-Georges (le bois du château de La
Grange); le bois séparait les deux camps, et formait l'intervalle
qu'aucune des deux armées n'osait franchir.