Page 307, ligne 21: Du grand prieur de Malte.
Le grand prieur de Malte, Hugues Rabutin, mourut en 1656; il était né
en 1588.
Page 308, ligne 15: A la place, celle de mon veuvage.
J'ai suppléé dans ce passage ces mots: _et le commencement d'une
existence_, qui ne se trouvent point dans le texte; ce texte est
incomplet sans cela. Si le texte original est conforme à l'impression,
c'est madame de Sévigné elle-même qui aura fait cette omission, ce qui
arrive fréquemment lorsqu'on écrit rapidement une lettre, et sans la
relire. Cela est évident; le _qui_ et tout ce qu'il régit ne peuvent
se rapporter à l'année de son veuvage, mais à sa vie entière; le sens
et les adjectifs féminins le font assez connaître. Ce passage et une
grande portion de cette lettre ont été donnés au public pour la
première fois dans l'édition de M. Monmerqué; mais aucun éditeur n'a
remarqué que la phrase était incomplète.
Page 315, ligne 17: Le seul parmi les parlements du royaume
qui se fût déclaré pour lui.
Le parlement de Bordeaux ne se sépara des autres parlements qu'en
haine du duc d'Épernon, que la reine s'obstina à vouloir maintenir
comme gouverneur de Guyenne.
Page 317, ligne 12: A l'exclusion de Mazarin, qu'ils détestaient.
La Rochefoucauld, la duchesse de Nemours et plusieurs autres crurent
que Châteauneuf était parvenu à gagner les bonnes grâces de la reine,
et que Mazarin n'était plus désiré que par les partisans qu'il avait à
la cour, qui s'agitaient pour le faire revenir, en haine des ministres
et de Châteauneuf; mais une élude approfondie de tous les documents de
cette époque démontre qu'il n'en était pas ainsi, et que tous ceux qui
l'ont cru ont été trompés par la profonde dissimulation d'Anne
d'Autriche. Conférez surtout les _Mémoires_ de Duplessis-Praslin, t.
LVII, p. 336.
Page 318, ligne 17: Par un arrêt il confirma celui de Mazarin.
Les précédents arrêts de la même cour, des 7 et 8 février, 11 mars, 2
et 8 août, rendus pour le même objet et dans la même année, se
trouvent, avec l'arrêt cité, dans un recueil que nous possédons.
L'arrêt cité fut rendu le 29 décembre; il est signé Du Tillet. Il fut
publié à son de trompe, dans tous les carrefours de Paris, le vendredi
30 décembre 1651, ville et faubourgs, par Canto, juré-crieur ordinaire
du roi, accompagné de trois trompettes de S. M.
Pages 318 et 319, lignes dernière et première: Qu'on s'interdisait
même contre les pirates.
Heureusement que cette atrocité n'eut d'autre suite que celle
d'occasionner les plaisanteries de Marigny, qui dressa un état de
répartition des 150,000 livres accordées pour la tête de Mazarin, et
mettait tant pour le nez, tant pour les oreilles, tant pour la langue
de M. le cardinal, tant pour les membres, etc.