Page 265, note 2, et page 269, note 1: BUSSY, _Hist. am. des
Gaules_.
J'ai cité quatre éditions primitives de l'ouvrage de Bussy: la
première ayant pour titre: _Histoire amoureuse des Gaules_; Liége,
sans nom d'imprimeur, sans date, de 208 pages, petit in-12. Le morceau
sur madame de Sévigné est pages 170-171. Le titre du livre porte des
arabesques en triangle. Le titre de l'autre édition est pareil, porte
aussi le nom de Liége, mais a une croix de Saint-André noire et
pleine. Cette édition est faite avec des caractères elzéviriens, et
sur plus beau papier que la précédente. Elle a deux paginations. Le
morceau sur madame de Sévigné commence à la page 23, et se termine à
la page 46 de la seconde pagination. Dans ces deux éditions les noms
sont déguisés, et il y a une clef à la fin. Le cantique inséré page
236 de l'édition de 1754, qui commence ainsi,
Que Deodatus est heureux, etc.,
ne se trouve dans aucune des deux éditions primitives. Deux autres
éditions portent la date de 1666; l'une, intitulée: _Édit. nouvelle_,
a une clef; l'autre porte le nom de Bussy, et est, je crois, la
première avec les noms réels insérés dans le texte. Une autre édition
du même ouvrage, intitulée _Histoire amoureuse de France_, chez Adrian
Moetjens, 1710, 2 vol. in-12, minces, a aussi les noms réels. Elle n'a
point été connue de l'éditeur de 1754, qui a rétabli ces noms
uniquement d'après la clef; mais cette clef ne les donne pas tous, de
sorte que l'éditeur a laissé dans certains endroits des noms feints,
dont les véritables étaient donnés par l'édition de 1710. Il y a dans
cette édition de 1710 un frontispice gravé, qui paraît être de
l'invention de Bussy, car il y a au bas: _Bus. inv._--_Rabut. excud._
C'est peut-être la réduction d'un dessin du manuscrit original. Il
représente une Renommée, à la trompette de laquelle est attaché un
drapeau portant l'_Histoire amoureuse des Gaules_. Cette renommée
s'envole au-dessus du globe de la terre, sur lequel on lit ces mots:
_la Gaule_; un Amour dirige des flèches sur l'endroit où ce mot est
écrit, et un groupe de petits Zéphyrs se précipite sur le même lieu.
Dans cette édition de 1710 on trouve le cantique, mais à la fin, et
avec d'autres vers de Bussy. Le volume est terminé par la lettre de
Bussy au duc de Saint-Aignan, qui est placée en tête dans l'édition de
1754. Le morceau sur madame de Sévigné est aux pages 281-308. Cette
édition de 1710 est presque entièrement conforme au manuscrit de
l'_Histoire amoureuse de France_ qui est dans la bibliothèque de
l'Institut, no 220, in-4º, quoiqu'elle n'ait point été faite sur ce
manuscrit, comme le prouvent des variantes importantes. Ce manuscrit
commence par la relation des amours de la cour de Savoie, et ne
contient ensuite que l'_Histoire amoureuse de France_.