= [Citation]
Robert Beard, professeur de langues et créateur du portail
yourDictionary.com, écrit en septembre 1998: "En tant que professeur de
langues, je pense que le web présente une pléthore de nouvelles
ressources disponibles dans la langue étudiée, de nouveaux instruments
d'apprentissage (exercices interactifs Java et Shockwave) et de test,
qui sont à la disposition des étudiants quand ceux-ci en ont le temps
ou l'envie, 24 heures par jour et 7 jours par semaine. [Plus tard]
l'internet nous offrira tout le matériel pédagogique dont nous pouvons
rêver, y compris des notes de lecture, exercices, tests, évaluations et
exercices interactifs plus efficaces que par le passé parce que
reposant davantage sur la notion de communication."
= Une expérience
Maria Victoria Marinetti, de nationalité mexicaine, est titulaire d'un
doctorat en ingéniérie. Depuis son installation en France, elle est
professeur d'espagnol dans plusieurs entreprises du bassin annécien, en
Haute-Savoie, et également traductrice. Elle raconte en août 1999:
"J'ai accès à un nombre important d'informations au niveau mondial, ce
qui est très intéressant pour moi. J'ai également la possibilité de
transmettre ou de recevoir des fichiers, dans un va-et-vient
d'information constant. L'internet me permet de recevoir ou d'envoyer
des traductions générales ou techniques du français vers l'espagnol et
vice versa, ainsi que des textes espagnols corrigés. Dans le domaine
technique ou chimique, je propose une aide technique, ainsi que des
informations sur l'exportation d'équipes de haute technologie vers le
Mexique ou d'autres pays d'Amérique latine."
Elle ajoute en août 2001: "Depuis notre premier entretien, j'utilise
beaucoup l'internet pour des échanges avec ma famille au Mexique et
avec mes amis un peu partout dans le monde. C'est un outil de
communication rapide, agréable et fantastique pour moi. Par contre,
pour l'utilisation d'internet comme outil de télétravail, très peu
d'entreprises ont le matériel et l'expérience nécessaires pour échanger
des données dans le travail quotidien, notamment par la voix et l'image
(par exemple pour la formation ou les conférences par l'internet). Pour
ma part, je rencontre ce problème car je souhaite proposer une
téléformation en langue espagnole, en utilisant la voix et l'image.
Mais mes entreprises clientes ne sont pas habituées à utiliser ces
moyens de communication malgré leur caractère pratique (pas de
déplacements à faire) et malgré la fiabilité accrue de ces nouveaux
moyens de communication par l'internet. En conclusion, les sociétés de
conseil informatique ont encore beaucoup à faire pour familiariser les
entreprises à l'utilisation des nouvelles technologies liées aux
transferts de données par l'internet."
= CTI Centre
Depuis ses débuts en 1989, le Computer in Teaching Initiative (CTI)
Centre for Modern Languages (Centre pour l'utilisation des ordinateurs
dans l'enseignement des langues modernes) est un centre inclus dans
l'Institut des langues de l'Université d'Hull (Royaume-Uni) et vise à
promouvoir l'utilisation des ordinateurs dans l'apprentissage et
l'enseignement des langues. Connu sour le nom de CTI Centre, il procure
des informations sur la manière dont l'apprentissage des langues
assisté par ordinateur peut être effectivement intégré à des cours
existants, et il offre un soutien aux professeurs qui utilisent - ou
souhaitent utiliser - l'informatique dans l'enseignement qu'ils
dispensent.
June Thompson, responsable du CTI Centre, écrit en décembre 1998: "Avec
l'internet, on a la possibilité de favoriser l'utilisation des langues
étrangères, et notre organisation ne soutient absolument pas la
suprématie de l'anglais en tant que langue de l'internet. L'utilisation
de l'internet a apporté une nouvelle dimension à notre tâche qui
consiste à soutenir les professeurs de langue dans l'utilisation de la
technologie correspondante. Je pense que, dans un avenir proche,
l'utilisation de supports linguistiques sur l'internet va continuer à
se développer en même temps que d'autres activités liées aux
technologies, par exemple l'utilisation de CD-ROM - certains
établissements n'ont pas suffisamment de matériel informatique en
réseau. A l'avenir, il me semble que l'utilisation de l'internet jouera
un rôle plus grand, mais seulement si ces activités sont à caractère
pédagogique. Notre organisme travaille étroitement avec le WELL, qui se
consacre à ces problèmes."
Le WELL (Web Enhanced Language Learning - Apprentissage des langues
favorisé par le web) est un projet britannique mené à bien entre 1997
et 2000 pour donner accès à des ressources web de qualité dans douze
langues différentes. Sélectionnées et décrites par des experts, ces
ressources sont complétées par des informations et des exemples sur la
manière de les utiliser pour l'enseignement ou l'apprentissage d'une
langue.
Ce projet est l'oeuvre de l'association EUROCALL (European Association
for Computer-Assisted Language Learning - Association européenne pour
l'apprentissage des langues assisté par ordinateur), qui regroupe des
professionnels de l'enseignement des langues exerçant en Europe et dans
le monde entier. Ses objectifs sont de favoriser l'utilisation des
langues étrangères en Europe, encourager une vision européenne de
l'utilisation des technologies pour l'apprentissage des langues, et
enfin promouvoir la création et la diffusion d'un matériel de qualité.
Un autre projet d'EUROCALL est CAPITAL (Computer-Assisted Pronunciation
Investigation Teaching and Learning - Recherche, enseignement et
apprentissage de la prononciation, assistés par ordinateur), qui
regroupe des chercheurs et praticiens souhaitant utiliser
l'informatique dans ce domaine.
= LINGUIST List
Gérée par l'Eastern Michigan University et la Wayne State University,
deux universités des États-Unis, la LINGUIST List classe les messages
reçus par la liste de diffusion dans diverses rubriques: profession
(conférences, associations linguistiques, programmes, etc.), recherche
et soutien à la recherche (articles, résumés de mémoires, projets,
bibliographies, dossiers, textes), publications, pédagogie, ressources
linguistiques (langues, familles linguistiques, dictionnaires,
informations régionales) et soutien informatique (polices de caractères
et logiciels). La LINGUIST List propose aussi un centre de
documentation virtuel (Virtual Library).
Helen Dry, modératrice de la LINGUIST List, explique en août 1998: "La
LINGUIST List, que je modère, a pour politique d'accepter les
informations dans toutes les langues, puisque c'est une liste pour
linguistes. Nous ne souhaitons cependant pas que le message soit publié
dans plusieurs langues, tout simplement à cause de la charge de travail
que cela représenterait pour notre personnel de rédaction (nous ne
sommes pas une liste fourre-tout, mais une liste modérée: avant d'être
publié, chaque message est classé par nos étudiants-rédacteurs dans une
section comprenant des messages du même type). Notre expérience nous
montre que pratiquement tout le monde choisit de publier en anglais.
Mais nous relions ces informations à un système de traduction qui
présente nos pages dans cinq langues différentes. Ainsi un abonné ne
lit LINGUIST en anglais que s'il le souhaite. Nous essayons aussi
d'avoir au moins un étudiant-éditeur qui soit réellement multilingue,
afin que les lecteurs puissent correspondre avec nous dans d'autres
langues que l'anglais."
= Language Today
Lancé en 1998, Language Today (La langue aujourd'hui) est un magazine
destiné aux traducteurs, interprètes, terminologues, lexicographes et
rédacteurs techniques. Ce magazine est une réalisation commune de
Logos, qui procure le site web, et Praetorius, société de conseil
britannique dans le domaine des langues appliquées. Le site du magazine
procure aussi des liens vers des associations de traducteurs, des
écoles de langues et des dictionnaires.
Geoffrey Kingscott, directeur général de Praetorius, écrit en septembre
1998: "Nous publions la version imprimée de Language Today uniquement
en anglais, dénominateur commun de nos lecteurs. Quand nous utilisons
un article qui était originellement dans une autre langue que
l'anglais, ou que nous relatons un entretien mené dans une autre langue
que l'anglais, nous le traduisons en anglais et nous ne publions que la
version anglaise, pour la raison suivante: le nombre de pages que nous
pouvons imprimer est limité, et déterminé en fonction de notre
clientèle (annonceurs et abonnés). Par contre, dans notre version web,
nous proposons aussi la version originale."
En ce qui concerne l'avenir, "nous continuerons d'avoir un site web
pour notre société, et de publier une version de notre revue sur le
web, mais ceci ne sera qu'un secteur de notre travail. Nous utilisons
l'internet comme une source d'information que nous distillons ensuite à
nos lecteurs, qui autrement seraient confrontés au problème majeur du
web: faire face à un flux incontrôlé d'informations."