«Vos prières me sont trop précieuses pour que je ne vienne pas, de temps
en temps, vous les demander pour moi et pour les pauvres infidèles qui
m’entourent. Cette partie du royaume de Jésus reste douloureusement
abandonnée, délaissée. Le vénéré et saint Préfet Apostolique du Sahara
ne dispose que de quelques prêtres pour des populations dispersées sur
d’immenses espaces, et vous sentez que les difficultés ne manquent pas,
venant de toutes parts... En ce moment, je suis au sud d’Insalah; à la
fin de l’été, je retournerai à Béni-Abbès, sur la frontière du Maroc, et
là, la misère spirituelle est plus grande encore, car des populations
bien plus nombreuses sont dans un délaissement plus total encore...
Priez pour tant d’âmes qui, après 1900 ans n’ont pas reçu la Bonne
Nouvelle, ou en ont perdu la connaissance et le souvenir depuis bien des
siècles. Recommandez ces peuples aux prières des âmes pieuses. Il y a là
des parties du champ du Père de famille si délaissées! des contrées où
les âmes, dépourvues de nos moyens de salut, esclaves de l’erreur et du
vice, tombent en enfer en foule... Le Christ est mort pour chacune
d’elles... que ne devons-nous pas à des âmes dont le prix est le sang de
Jésus? Priez pour que le Père de famille envoie des ouvriers, de bons
ouvriers dans son champ; et priez pour le pauvre et misérable ouvrier
que je suis, afin que je sois ce que veut Jésus!
Au même,