prévenir. L’action du roman est à Dresde en 1813. Avant de traiter avec
toute autre personne, j’aurai l’honneur de vous prévenir, mais je compte
me taire huit ou dix ans.
Agréez, Monsieur, les assurances de la parfaite considération avec
laquelle j’ai l’honneur d’être,
Votre très humble et très obéissant serviteur.
H. BEYLE.
_P. S._--Si vous rencontrez cet homme de tant d’esprit, M***, je vous
prie de lui dire que bien souvent je regrette sa piquante
conversation[358].
XCIII
A SUTTON-SHARP, LONDRES[359].
Rome, le 24 novembre 1835.
En échange des nouvelles intéressantes que vous me donnez, cher ami, je
vous envoie quelques croquis biographiques; ils vous donneront une idée
de la manière dont on traite ici les affaires. D’ailleurs, pendant un
voyage en Italie, vous pouvez rencontrer ces individus dans quelques
salons, et alors ces renseignements acquerraient un véritable intérêt.
TARTARIE CHINOISE
PRINCIPAUX HONNÊTES GENS DU PAYS.
_Probité.--Talents.--Lumières.--Naissance._
M. M... était conducteur de fiacre à Rome. Créé chevalier par Pie VII
pour avoir affiché les excommunications contre Napoléon à la porte de
Saint-Jean-de-Latran, on lui donna en outre la ferme du _macinato_ (de
la farine), source de gains énormes pour ce _fermier général_. Riche,
superbe, _prepotente_ (abusant de son crédit), protecteur de cette
affreuse canaille, inconnue hors de l’Italie, nommée les _sbirri_; chef
des Transteverins en mars 1831, lors de la révolte de Bologne.
M. M... (Paul), _maestro di casa_, intendant du comte F... et maître
absolu du cœur de ce ministre, possède un grand nombre d’emplois. Ami
intime de M..., qu’il aida jadis à afficher les excommunications, action
qui n’était pas réellement périlleuse, mais qui, sans doute, le
paraissait beaucoup à leurs yeux.
M. M..., vend les grâces, escamote les adjudications, prélève une part
sur le prix des fermes adjugées par le gouvernement. Les sels et les
tabacs, qui rendaient douze cent mille écus, ont été adjugés à MM. T...,
M... et Cie pour huit cent mille écus. Il est vrai qu’_à monsieur il
en rend quelque chose_: on comprend que ce monsieur est M.... M. M... a
rendu des services grands, aux yeux du ministre actuel, en enrôlant les
Transteverins et la canaille de toute espèce, lors de la révolte en mars
1831, M. M... était uni à M..., N... et G... le B....
Comte F..., quelque esprit naturel, sans talents administratifs, chargé
de dettes qu’il voudrait payer. Son jugement est assez sûr pour voir
qu’il en est au commencement de la fin. Le beau sexe est l’objet de ses
attentions; ami du _brio_ de la princesse D..., F... est rusé et fin
politique.
Monseigneur V... C..., gouverneur de Rome et directeur général de la
police, furieux, arbitraire, sans aucun talent, adonné au vin.
Monseigneur M..., imbécile, trésorier général de la _Reverendissima
Camera apostolica_. Ne sachant rien absolument en finances et en
administration; entièrement dirigé par deux subalternes, comme tous les
grands de cette cour, (les subalternes sont des témoins nécessaires de
leurs peccadilles amoureuses, et qui pourraient les perdre).
MM. l’abbé N..., secrétaire, et G..., _computista_ (à peu près sous-chef
de bureau), mènent le trésorier; ce sont d’adroits fripons. On dit que
leur maître s’opposa dernièrement à une volerie sur les tabacs et sels.
Le cardinal D..., _Prefetto del buon governo_,--inepte à un haut degré,
mené pour toute chose par un simple employé, l’adroit coquin D...
M. F..., sculpteur médiocre de Venise, délateur connu auprès du
redoutable tribunal du vicaire; il s’est chargé, conjointement avec sa
femme, de garder une des maîtresses du cardinal-vicaire. Ce cardinal va
voir sa maîtresse chez F..., lequel a obtenu la survivance d’A...
d’E..., directeur du Musée du Vatican. F... est, de plus, espion et
délateur au service de l’Autriche.
Le marquis M..., fils d’un marchand de poisson, dévoué aux jésuites,
auteur prétendu de quelques ouvrages faits par des teinturiers,
directeur des _catastri_ (cadastres), accusé de friponnerie par ses
employés. On a reconnu qu’il avait, en effet, volé trois à quatre cent
mille écus; mais l’ancien ministre des finances, feu le cardinal G...,
son protecteur et associé pour le vol, a imposé silence aux employés.
Ces pauvres diables continuent à soutenir leur dire auprès du pape, mais
on ne les écoute pas.
M. P... T... de F..., anciennement rédacteur des Almanachs de ce pays,
maintenant secrétaire général du Camerlingato, lié avec l’ex-jésuite
Reggi (ou Rezzi), autre employé du Camerlingato, tous deux grands
ennemis de la France et de toute idée libérale. Ils ont eu l’esprit de
dominer entièrement les camerlingues P... et C..., grands fripons
hypocrites. (Je parle de T... et Rezzi); ils volent et gouvernent l’Etat
à leur volonté, font commerce des rescrits de _privative_ (privilèges
financiers), ils imposent des _dazzi_ (droits) de douane arbitraires;
deux des plus grands et des plus pernicieux coquins d’une administration
qui en est remplie.
Le marquis U... del D..., (_Bissia_, _Gentili_), frère du _Maggior
d’Uomo_ actuel du pape, ennemi de la France et de toute idée généreuse,
fut choisi par Léon XII pour directeur de l’imprimerie et de la
chalcographie camérale. Il est sans talent aucun, _prepotente_, méchant,
sans principes quelconques, touche un fort traitement et gâte tout dans
l’administration qui lui est confiée.
M. P... de B..., fils du libraire. Ses services comme espion lui ont
valu la noblesse (_fatto cavaliere_). Il a un emploi de délateur en
affaires politiques; outre cela, il est maintenant sous-directeur de
l’imprimerie centrale; il a été appelé là par del D..., digne acolyte
d’un tel coquin.
D... F..., autre insigne coquin chargé de crimes, a joui d’un immense
crédit sous Léon XII; il faisait partie de la _Camarilla_ d’alors, qui
imposait des édits tout faits à ce pauvre vieillard le cardinal della
S..., en ce temps-là secrétaire d’Etat, pour la forme. M. F... obtint la
ferme de l’octroi (_Dazio di consumo_), ainsi que de grosses sommes de
Léon XII; il les gagnait, assure-t-on, par des crimes ou plutôt, ce me
semble, par d’affreuses injustices.
Le comte V... d... de S..., directeur _del Botto e Registro_, a
plusieurs autres emplois: homme à renvoyer bien vite; jésuite, fripon,
ennemi de toute pensée libérale.
T... M..., bon dessinateur, jésuite, espion, il s’introduit dans les
maisons comme maître de dessin; l’un des grands affidés du cardinal B...
et du gouverneur; il rend de nombreux services à ces messieurs; un des
principaux agents de la haute police du pays; coquin complet; un des
grands prêtres du culte grec.
M. L..., cardinal de V..., eut le talent de s’introduire dans les loges
des francs-maçons et ensuite révéla les secrets, s’il y en a, et donna
la liste des frères. Dévoué aux jésuites, rusé politique, grand ami et
confident du cardinal B...; du reste, employé supérieur à
l’administration _del Botto e Registro_.
Les frères G..., J..., présidents du tribunal de commerce, insignes
fripons. J..., ennemi jusqu’à la fureur de tout sentiment généreux; ne
respirant que des supplices pour les partisans du progrès; entrepreneur
de l’éclairage de Rome. Espions politiques, les deux frères fréquentent
habituellement le cabinet littéraire de _Cracos al Corso_. Outre les
deux frères G..., on rencontre dans ce cabinet l’abbé S... de C... de
T..., espion, le comte M..., l’avocat don D... d’A... de F..., et
beaucoup d’autres individus dévoués au gouvernement qui, en récompense
des services qu’ils lui rendent, leur donne les moyens de voler
impunément.
Voyons maintenant ces coquins en action.
Il existe beaucoup de tribunaux civils et criminels, et l’autocrate
suprême en crée _au besoin_. Ce sont de véritables _commissions_, comme
celles du cardinal de Richelieu.
L’_Uditore santissimo_ est le grand ministre de cette partie de
l’administration si funeste au public; un rescrit santissimo, on
interrompt le cours de la justice, on impose silence au bon droit.
L’un des tribunaux les plus pernicieux est le tribunal du commerce,
composé de deux imbéciles, et d’un des voleurs les plus effrontés et les
plus adroits, qui en est le président. Son principal moyen de faire de
l’argent est de protéger les banqueroutiers frauduleux; il leur vend,
d’abord, un _sauf-conduit_, et ensuite un _provisoire_ (une pension
alimentaire), jusqu’à la formation _dello stato patrimoniale_, ou bilan
définitif de la banqueroute. Par exemple, dans la banqueroute Santangeli
et Paccinci, ils ont accordé à ces messieurs un _provisoire_ de soixante
écus par mois. On calcule que, sans compter ce que les juges obtiennent
de cette manière, leurs droits patents absorbent environ le tiers de
l’actif de la banqueroute. Les négociants honnêtes n’obtiennent justice
qu’au moyen de leur crédit particulier; c’est-à-dire par l’injustice.
C’est encore par le moyen de l’_uditore santissimo_ que des familles
patriciennes ou d’autres, après s’être ruinées par leurs fortes
dépenses, obtiennent un _administrateur_. Elles indiquent ordinairement
le sujet qu’elles désirent et qu’on leur accorde toujours. C’est, en
général, un cardinal, qui délègue un monsignor avec les plus amples
pouvoirs. Ce prélat commence par suspendre toutes les procédures
dirigées contre son administré; il ne paye personne, mais, en revanche,
force tout le monde à payer ce qui est dû à son administré; tout le
crédit du cardinal et du prélat est employé à activer les rentrées; qui
pourrait résister à une telle puissance?
Monsignor F... avait tous les goûts dispendieux; il fit environ trente
mille écus de dettes. Pressé par ses créanciers, il eut recours au pape,
qui lui fit cadeau de trois mille écus pour faire un voyage, et, par un
rescrit santissimo, il fut défendu aux créanciers d’agir contre la
personne sacrée de monseigneur ou contre ses propriétés. Monsignor N...,
_indice di signatura_, obtint un semblable rescrit santissimo.
Feu monsignor M..., de la secrétairerie d’état, vola une grande partie
de leurs biens à ses pupilles; il achetait les juges par des emplois, ou
les gagnait au moyen de son crédit; tout cela a été prouvé par pièces
authentiques.
Il est presque inutile d’ajouter que le régime le plus arbitraire règne
dans les formes de procéder de tous les tribunaux criminels; ils ne se
font pas faute de perquisitions, de détentions préventives, etc., etc.
Le plus infâme de ces tribunaux est, sans contredit, celui du _vicaire_,
qui a conservé les formes employées par l’inquisition espagnole. Ainsi,
le procès est secret et l’accusé ne peut avoir de défenseur; on y envoie
aux galères, ou on condamne à de fortes amendes ceux qui oublient de
faire leurs pâques. Il est vrai qu’avec un protecteur ou, à défaut, avec
de l’argent, on parvient souvent à adoucir les rigueurs des terribles
juges du tribunal du _vicaire_.
Le cardinal D... a chez lui la femme d’un coher, qu’il fait retenir aux
galères pour un léger délit. La moindre affaire de ce genre serait
sévèrement punie chez un laïque, à moins, cependant, que ce laïque n’eût
de puissants protecteurs, auquel cas tout lui est permis.
XCIV
A PAUL DE MUSSET.
Juin 1839.
Je pense bien, Monsieur, qu’il vous est assez égal de plaire à un
lecteur de plus, mais permettez-moi de me donner le plaisir de vous dire
combien je suis enchanté d’_Un Regard_[360]. Cela est délicieux et ce me
semble parfait. Dans un sujet si scabreux, et prêtant naturellement à
l’emphase, il n’y a pas une de ces lignes sublimes qui inspirent si bien
au lecteur la volonté de fermer le livre.
Mlle Rachel a su charmer le public, parce que dans le siècle de
l’_exagéré_, elle a su marquer la passion sans l’outrer. Votre conte de
ce matin présente exactement le même mérite. Si vous avez le courage de
continuer, et de ne jamais tomber dans l’emphase, vous atteindrez sans
nul effort et sans nulle image exagérée à une place qui se trouvera à
peu près unique dans notre littérature.
Mais quel besoin avais-je de cette lettre, direz-vous? C’est moi,
Monsieur, qui avais le besoin de vous dire combien je suis étonné d’une
telle absence d’emphase, et peut-être y a-t-il bien mille personnes à
Paris qui pensent comme moi. Osez rester simple.
On paraît froid quand on s’écarte de l’affectation à la mode, mais aussi
rien de plus ridicule que le (_mot illisible_) de l’an passé et l’homme
qui ose le braver a un vernis charmant d’originalité. Je pense que bien
souvent vous êtes tenté par l’apparition de quelque belle _phrase
emphatique_, songez alors qu’il y a bon nombre de gens qui aiment le
simple, le naturel, le style des _Lettres de Pline_, traduites par M. de
Sacy. Depuis J.-J. Rousseau, tous les styles sont empoisonnés par
l’emphase et la froideur.
Agréez les hommages et les compliments de
COTONET[361].
XCV
A. H. DE BALZAC.
(1839).
Mon portier, par lequel je voulais vous envoyer _la Chartreuse_ comme au
Roi des Romanciers du présent siècle, ne veut aller rue Cassini, nº 1;
il prétend ne point comprendre mon explication: aux environs de
l’Observatoire, _en demandant_, voilà ce qu’on m’en a dit.
Quelquefois vous venez, Monsieur, en pays chrétien, donnez-moi donc une
adresse honnête, par exemple chez un libraire (vous direz que j’ai l’air
de chercher une épigramme).
Ou bien envoyez prendre le dit roman rue Godot-de-Mauroy, 30 (Hôtel
Godot-de-Mauroy).
Si vous me dites que vous l’enverrez quérir, je le mettrai chez mon
portier. Si vous le lisez, dites-m’en votre avis bien sincèrement[362].
Je réfléchirai à vos critiques avec respect.
Votre dévoué,
FRÉDÉRICK[363].
Rue Godot-de-Mauroy, nº 30.
Vendredi 27.
XCVI
Au Dr Laverdant[364].
Civita-Vecchia, 8 juillet 1841.
Je vous prie, Monsieur, d’excuser le long retard de ma réponse.
M...[365] m’a remis la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire
au moment où l’on me soumettait à huit saignées. C’est un accès de
goutte. Je n’ai presque plus la faculté de penser.
Puisque le hasard a fait tomber mes idées sous vos yeux, je vous dirai
que la décadence de la langue latine[366] après Claudien me représente
l’état du français de 1800 à 1841.
On ne disait plus par exemple: «Les pauvres assiègeaient le palais des
riches, mais la pauvreté assiège le palais de la richesse.»
Faute d’idées, on s’attachait à Ségur. Voilà le grand vice du moment. Ou
je me trompe fort, ou la prolixité de nos grands prosateurs ne sera que
de l’ennui pour 1880.
Si vous aviez des doutes, monsieur, supposez la première page du _Henri
IV_ de Tallemant des Réaux traduite en français de 1841 par un des
grands prosateurs actuels. Cette page de Tallemant produirait six pages
de M. Villemain. Je choisis exprès un homme de talent.
Cette idée m’a porté à faire attention au fond et non à la forme. Plût à
Dieu, au milieu de l’ennui actuel, qu’il nous arrivât un bon livre écrit
en patois auvergnat ou en provençal. Voyez ce que produiraient nos
prosateurs traduits en allemand ou en italien.
Adieu, monsieur, je me réserve de vous répondre encore quand je serai
moins tourmenté.
Agréez l’hommage de mes sentiments les plus distingués.
H. BEYLE[367].
TABLE
Stendhal et les Salons de la Restauration I
SOUVENIRS D’ÉGOTISME
Chapitre PREMIER 1
Chapitre II 10
Chapitre III 21
Chapitre IV 26
Chapitre V 34
Chapitre VI 55
Chapitre VII 60
Chapitre VIII 84
Chapitre IX 99
Chapitre X 107
Chapitre XI 120
Chapitre XII 124
LETTRES INÉDITES
I.--A sa sœur Pauline 131
II.--A la même 133
III.--A Edouard Mounier 136
IV.--Au même 141
V.--A sa sœur Pauline 144
VI.--A Edouard Mounier 146
VII.--Au même 147
VIII.--Au même 150
IX.--Au même 152
X.--A son père 155
XI.--A Edouard Mounier 156
XII.--Au même 158
XIII.--Au même 161
XIV.--Au même 164
XV.--Au même 166
XVI.--Au même 170
XVII.--Au même 175
XVIII.--Au même 178
XIX.--A Mélanie Guilbert 182
XX.--A la même 184
XXI.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 185
XXII.--A sa sœur Pauline 187
XXIII.--A la même 187
XXIV.--A la même 190
XXV.--A la même 192
XXVI.--A la même 194
XXVII.--A Edouard Mounier 196
XXVIII.--A sa sœur Pauline 198
XXIX.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 198
XXX.--A sa sœur Pauline 199
XXXI.--A la même 203
XXXII.--A la même 204
XXXIII.--A la même 206
XXXIV.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 207
XXXV.--A Martial Daru 208
XXXVI.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 210
XXXVII.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 211
XXXVIII.--A sa sœur Pauline 214
XXXIX.--A Monsieur Mounier, auditeur au
Conseil d’Etat, secrétaire de S. M.
l’Empereur et Roi, à Schœnnbrunn 215
XL.--A sa sœur Pauline 216
XLI.--A M. Krabe, membre de la Chambre de
Guerre et des Domaines 218
XLII.--A sa sœur Pauline 219
XLIII.--A Félix Faure 220
XLIV.--Au même 221
XLV.--A sa sœur Pauline 223
XLVI.--A la même 224
XLVII.--A la même 226
XLVIII.--A la même 226
IL.--A Louis Crozet 229
L.--Au même 231
LI.--Au même 234
LII.--Au même 236
LIII.--Au même 239
LIV.--Au même 240
LV.--Au même 242
LVI.--Au même 246
LVII.--Au même 247
LVIII.--Au même 250
LIX.--Note pour le libraire 253
LX.--Au baron de Mareste 256
LXI.--Au même 257
LXII.--Au même 259
LXIII.--Au même 261
LXIV.--Au même 264
LXV.--A Madame *** 266
LXVI.--A M. le comte Daru 269
LXVII.--A madame *** 270
LXVIII.--Au baron de Mareste 271
LXIX.--Au même 274
LXX.--A Métilde *** 275
LXXI.--A madame *** 276
LXXII.--Au baron de Mareste 277
LXXIII.--Au même 278
LXXIV.--Au même 280
LXXV.--Au même 281
LXXVI.--A V. de la Pelouze 282
LXXVII.--A Alphonse Gousolin 283
LXXVIII.--Au baron de Mareste 286
LXXIX.--A M. Viollet-le-Duc 287
LXXX.--A Alphonse Gousolin 288
LXXXI.--Au baron de Mareste 290
LXXXII.--Au même 292
LXXXIII.--Au même 293
LXXXIV.--Au même 294
LXXXV.--Au même 295
LXXXVI.--A M. Levavasseur, éditeur à Paris 295
LXXXVII.--Au baron de Mareste 296
LXXXVIII.--Au même 299
LXXXIX.--A X*** 301
XC.--Au baron de Mareste 302
XCI.--Au même 303
XCII.--A Henri Dupuy 304
XCIII.--A Sutton-Sharp, à Londres 305
XCIV.--A Paul de Musset 313
XCV.--A H. de Balzac 314
XCVI.--Au Dr Laverdant 315
Imp. F. Imbert, 7, rue des Canettes.
NOTES:
[1] De l’amour.
[2] On pense à ces vers de Dante:
Era già l’ora che volge il disio
A’ naviganti e ’ntenerisce il cuore,
Lo di ch’ han detto à dolci amici addio,
E che lo nuovo peregrin d’amore
Punge, se ode squilla di lontano,
Che paia ’l giorno pianger che si muore.
[3] Voir: _Vie de Henri Brulard_, chapitre Ier.
[4] Je cite d’après l’édition de 1817.--Où Monselet avait-il donc pris
que Beyle avait horreur des points d’exclamations?
[5] Voir sur Lord Byron, Monti, etc., la lettre que Beyle adresse
à Madame L. S. Belloc, l’auteur de _Lord Byron_, (_Correspondance
inédite_, p. 273 et suiv., vol. I; et dans _Racine et Shakespeare_
(édition Michel Lévy): _Lord Byron en Italie_, 1816, p. 261-285).
[6] _Journal de Stendhal_, p. 113.
[7] Mignet: _Portraits et notices historiques et littéraires_, vol. I,
p. 374 et 376.
[8] Vol. XIII.
[9] _Dernières études historiques et littéraires_, vol. II.
[10] _Correspondance inédite_, vol. II, p. 149.
[11] _Album de Murcie._
[12] _Souvenirs inédits de Delécluze_, (_Revue Rétrospective_, dixième
semestre, 1889)--p. 265.
[13] Le Chapitre 35 est entièrement consacré à la Pasta.
[14] Beyle avait entendu Kean à Londres, en 1821.
[15] On dirait que Beyle avait devant lui la médaille frappée en 1829,
à l’effigie de la Pasta et sur laquelle on lit: «_Sublime nel canto,
unica nell’azione._»
[16] _Histoire de ma vie_, cinquième partie, chapitre III.
[17] _Nouveaux Lundis_, vol. III, article sur Delécluze.
[18] Le fait m’a été rapporté par M. Emile Chasles, fils de Philarète
Chasles.
[19] Arnould Frémy: _Souvenirs anecdotiques sur Stendhal_ (_Revue de
Paris_, 11 septembre 1855).
[20] Sainte-Beuve, _Nouveaux Lundis_, III, p. 109.
[21] Sur les _Souvenirs de soixante années_ de Delécluze, voir
_Nouveaux lundis_, vol. 3.
[22] _Histoire de ma Vie_, 5e partie, ch. 3.
[23] _Vie de Henri Brulard._
[24] En note, sur la première page du manuscrit: «A n’imprimer que
dix ans au moins après mon départ, par délicatesse pour les personnes
nommées. Cependant les deux tiers sont mortes dès aujourd’hui.»
[25] Anagramme de Rome.
[26] Le professeur de mathématiques de Beyle. Voir _Vie de Henri
Brulard_.
[27] Il était alors consul de France dans les États romains et
résidant à Civita-Vecchia. (Note de Beyle.)
[28] Voir ce volume, p. 275.
[29] C’est sans doute la première fois qu’un Français écrivait le nom
du grand poète anglais.
[30] Voir _Vie de Henri Brulard_, ch. XXXII.
[31] En note: «Ici quatre pages de descriptions de Altorf à Gersau,
Lucerne, Bâle, Belfort, Langres, Paris;--occupé de moral, la
description physique m’ennuie. Il y a deux ans que je n’ai écrit douze
pages comme ceci.»
[32] En blanc dans le manuscrit.
[33] Voir sur Volterre les premières pages des _Sensations d’Italie_
de Paul Bourget.
[34] Voir _Lamiel_, chapitre XV.
[35] Probablement le baron de Mareste. Voir Beyle, _Correspondance_
et _Lettres inédites_, et Sainte-Beuve, _Nouveaux Lundis_, vol. III
(article sur Etienne Delécluze).
[36] Anagramme de Rome.
[37] D’Argout.
[38] Joseph Lingay, dont il sera question plus loin.
[39] Alberte de Rubempré.
[40] Lolo (Note de R. Colomb). Voir page 287 une lettre de Beyle où il
est question de M. _Lolot_.
[41] _Thère_ (_là_) détail de ces sociétés. (Note de Beyle).
[42] Ici description de la Chambre des Pairs (Note de Beyle).--La
description est restée en blanc.
[43] Comtesse Beugnot. Beyle lui dédia son premier ouvrage: _Vie de
Haydn, de Mozart et de Métastase_, (1814).
[44] Voir _Journal_, p. 129.
[45] A la _Tribuna_.
[46] Voir _Armance_.
[47] M. de Tracy fut reçu à l’Académie en 1808--il remplaçait Cabanis.
[48] Ce général, que je voyais chez madame la comtesse Daru, était un
des sabreurs les plus stupides de la garde impériale--c’est beaucoup
dire. Il avait l’accent provençal et brûlait surtout de sabrer les
Français ennemis de l’homme qui lui donnait la pâture. Ce caractère
est devenu ma bête noire, tellement que le soir de la bataille de la
Moskowa, voyant à quelques pas les tentes de deux ou trois généraux
de la garde, il m’échappa de dire: «Ce sont des insolents de (mot
illisible)!» propos qui faillit me perdre. (Note de Beyle).
[49] Où M. Rod a-t-il pris que le comte de Ségur eut d’agréables
relations avec Beyle? Voir _Stendhal_, p. 41.
[50] En blanc dans le manuscrit.
[51] En blanc dans le manuscrit.
[52] M. de Ségur eut beaucoup de succès à la cour de Russie--succès
diplomatiques et succès littéraires.
[53] Il s’agit de Frédéric-Guillaume II.
[54] Rome, sans doute.
[55] Antoine-Louis-Claude Destutt, comte de Tracy, naquit en 1754 et
mourut en 1836.
[56] Ici un blanc, et en marge, cette simple note: les citrons.
[57] Ici une demi-page blanche. Puis vient _ex abrupto_ le portrait de
M. de La Fayette.
[58] En blanc dans le manuscrit.
[59] Mme de Tracy.
[60] En blanc dans le manuscrit.
[61] Ici un plan d’une partie de l’appartement du comte de Tracy--nº
38, rue d’Anjou-St-Honoré.
[62] «Les louanges que j’entends chanter, pendant l’élégant dîner du
magistrat, M. Taylor, à Bonaparte, _dieu de la Liberté_, me donnent
des accès de jacobinisme et d’ultracisme.» V. Jacquemont, _Journal_,
3e partie.
[63] Ici une page en blanc et cette note:
Les lapins de tonneau et les cochons au bois de Boulogne.
[64] Vrai citoyen des Etats-Unis d’Amérique, parfaitement pur de toute
idée nobiliaire. (Note de Beyle.)
[65] Louis-Marie-Charles-Henri-Mercier Dupaty, 1771-1825. Beyle semble
avoir deviné juste. Aujourd’hui, Dupaty est plus qu’oublié.
[66] Mme Belloc s’occupait de littérature et publia de 1818 à 1836 un
grand nombre de traductions de livres anglais. (Voir la lettre que
Beyle écrivit à Mme Belloc au sujet de Byron, _Corresp._, vol. 1, p.
273.)
[67] L’exécuteur testamentaire de Beyle.
[68] C’est Mme Praxède Crozet qui a donné à la bibliothèque de
Grenoble la plus grande partie des manuscrits de Stendhal, environ une
trentaine de volumes.
[69] Le Louvre.
[70] L’un des musées de Milan.
[71] Colomb a interverti l’ordre de la troisième ligne.--La pierre
tombale du cimetière Montmartre porte: _scrisse_, _amo_, _visse_, ce
qui est un contre-sens.
[72] C’est le cri de Julien Sorel.
[73] Comtesse Bertrand.--Voir _Vie de Henri Brulard_.
[74] Voir _Correspondance_, passim.