Pour se former une idée des effets que ces vastes entreprises doivent

produire dans le pays, il est nécessaire de considérer l'importance

du mouvement qui existe aujourd'hui sur les lignes de Birmingham et

de Southampton, et de la comparer avec les effets produits sur le

mouvement commercial par l'établissement de la ligne de Manchester

à Liverpool. Il est prouvé, par les témoignages fournis à diverses

commissions parlementaires, que le nombre annuel des voyageurs entre

Birmingham et Londres s'élève à 488,342. Nous voyons par les états

de l'administration du timbre que le revenu des voitures qui passent

le long du chemin de fer projeté de Southampton, d'après les tarifs

actuels, s'élève à 446,193 livres sterling. Maintenant si nous

calculons le prix moyen du voyage jusqu'à Southampton, le mouvement sur

cette ligne équivaut à 446,193 voyageurs qui parcourraient annuellement

toute la distance. Voici donc quel serait, le long de ces deux lignes,

l'importance actuelle du mouvement:

Birmingham 488,342 }

} 934,535.

Southampton 446,193 }

Nous avons déjà dit que le nombre des voyageurs entre Manchester et

Liverpool était de 450 avant l'établissement du chemin de fer, et

que, pendant le dernier semestre de 1833, il s'éleva à 1,210 par

jour, augmentation qui est en proportion de 8 à 3. Supposons qu'il y

ait une augmentation proportionnelle sur les chemins projetés, nous

aurons le nombre approximatif des voyageurs en élevant l'estimation

précédente dans la proportion de 8 à 3, et voici les résultats que nous

obtiendrons:

Birmingham 1,302,244 }

} 2,491,492.

Southampton 1,189,248 }

Ainsi le nombre des voyageurs qui se rendraient chaque année de ces

deux villes à la métropole égalerait presque le ⅙ de la population du

royaume.»

On voit, par les calculs précédens, que le nombre des voyageurs entre

Liverpool et Manchester avait augmenté après l'établissement du

chemin de fer dans la proportion de 8 à 3. Le prix des places pour

les voitures était de 10 sh. et 6 sh.; par chemin de fer de 5 sh. 6

d. et de 3 sh. 6. Le nombre des voyageurs entre Londres et Birmingham

était, avant l'ouverture du chemin de fer, de 488,342 et il aurait dû

s'élever à 1,302,244; mais, comme les prix ont été plutôt augmentés que

diminués, l'année dernière le nombre des voyageurs n'a pas dépassé le

chiffre de 780,370. Ce chemin de fer, traversant un pays extrêmement

peuplé, aurait dû transporter un nombre beaucoup plus grand de

voyageurs que le chiffre de 1,302,244 que nous avons indiqué.

Pour celui de Southampton, on avait fixé le nombre à 1,189,840, il

s'en est fallu de 350,000 que ce chiffre ait été atteint. Si l'on eût

diminué les tarifs sur les chemins de fer de Londres à Birmingham et

de Londres à Southampton dans la même proportion que sur la ligne

de Manchester à Liverpool, il n'y a pas à douter que les résultats

n'eussent été identiques.

Il y a fort peu de chemins de fer sur lesquels on ait fait d'aussi

grandes réductions que celles que je proposerais; cependant, d'après

l'augmentation des voyageurs qui est résultée des réductions que

certains chemins ont faites, on peut juger de ce qu'elle serait, si les

tarifs eussent été baissés davantage.

On ne doit point douter que le nombre des voyageurs augmenterait en

proportion du bon marché des places. Prenons pour exemple les ports de

lettres. On les a réduits, terme moyen, au ⅙ de ce qu'ils étaient il

y a quelques années. Personne maintenant qui ayant besoin d'adresser

une lettre, en soit empêché par le prix du port. Le même principe peut

s'appliquer aux chemins de fer.

Le chemin de fer de Liverpool à Manchester, deux ans après son

ouverture, éleva son tarif de 20 p. cent. Cette augmentation rapporta à

la compagnie ½ p. cent de bénéfice!

Sur quelques chemins de fer, l'abaissement du tarif leur a rapporté des

bénéfices considérables.

Pendant la semaine finissant le 9 mars, le nombre des voyageurs

sur le chemin de fer de Blackwall a été de 24,400.

Recette 497 liv. 16 sh. 7 d.

Pendant la semaine finissant le 16, le tarif

ayant été réduit de 30 p. cent, ce nombre

a été de 31,892 509 liv. 3 sh. 9 d.

Pendant la semaine finissant le 23 mars,

époque du tarif réduit très bas, 39,202 630 liv. 17 sh. 8 d.

Le chemin de Blackwall est dans la même situation que ceux de

Dublin à Kingstown, de Glasgow à Greenock. Ses directeurs ignorent

encore que son tarif ne peut jamais être trop bas. Ils ont tenté

toutes sortes d'expériences excepté la bonne, c'est-à-dire un tarif

_extrêmement bas_. Le tarif qui leur rapporterait probablement le

plus de profit, serait celui qui n'exigerait que 2 ou 3d.[15] pour le

trajet entre Blackwall et Londres[16], et 1 et 2 d. pour les stations

intermédiaires, et qui doublerait ces prix le dimanche. Qu'ils en

essaient pendant un mois, et leurs affaires s'en trouveront peut-être

mieux. Nous voyons que sur leur chemin une réduction de 30 p. cent dans

les prix a produit une augmentation de 60 p. cent dans le nombre des

voyageurs, et ajouté plus de 25 p. cent à leurs recettes sans accroître

leurs dépenses. Qu'ils réduisent encore leur tarif de 50 p. cent et

ils s'en trouveront encore mieux. Cet exemple, ne l'oublions pas, est

une exception à la règle générale. Sur la plupart des autres chemins

de fer, une réduction de 30 p. cent sur les tarifs pourrait en amener

une de 5 p. cent sur les recettes, et si cette réduction de tarif

allait jusqu'à 60 ou 70 p. cent. la diminution des recettes pourrait

bien être de 20 à 25 p. cent. Dans tous les cas, elle varierait selon

les circonstances. Dans de certains endroits où les masses n'ont

retiré aucun avantage des chemins de fer, à cause des prix élevés de

leurs tarifs, une diminution qui leur permettrait d'en faire usage ne

causerait pas une grande perturbation dans les recettes. Afin de donner

à nos lecteurs une idée des obstacles qui doivent empêcher, chez les

classes inférieures, le développement de la locomotion comme moyen de

chercher du travail, nous allons comparer le nombre des voyageurs de

différentes classes sur les chemins de fer qui ont des tarifs bas et

des moyens de transports commodes pour la 3e classe, avec ceux qui n'en

veulent pas avoir. Nous prendrons le tant pour cent de chaque nombre.

A Manchester à Leeds.

B York et N. Midland.

C Edimbourg à Glasgow.

D Glasgow à Ayr.

E Paisley à Ayr.

F Dublin à Kingstown.

G Terme moyen.

-----------+-------+-------+-------+-------+-------+-------+------

| A | B | C | D | E | F | G

+-------+-------+-------+-------+-------+-------+------

|p. 100.|p. 100.|p. 100.|p. 100.|p. 100.|p. 100.|p. 100

1re classe.| 8 | 18 | 20 | 11 | 7 | 4 | 11

2e classe. | 23 | 31 | 29 | 50 | 15 | 54 | 33

3e classe. | 69 | 51 | 51 | 39 | 78 | 42 | 56

Voici maintenant les quatre grandes compagnies qui cherchent, par tous

les moyens possibles, à forcer les voyageurs à prendre des places de

1re et 2e classes.

|Londres | Grand | South | Great | Moyenne.

| à | Junction.| Western.| Western.|

|Birmingham.| | | |

------------+-----------+----------+---------+---------+---------

| % | % | % | % | %

1re classe| 44 | 46 | 38 | 30 | 40

2e classe | 48 | 44 | 53 | 63 | 52

3e classe | 8 | 10 | 9 | 7 | 8

Excepté la compagnie de Londres à Birmingham (qui ne dissimule rien),

ces compagnies ont jugé convenable de cacher même à leurs actionnaires

le petit nombre de voyageurs de troisième classe. Nous avons déjà fait

remarquer qu'à l'assemblée des actionnaires du Great-Western qui eut

lieu en février dernier, le secrétaire refusa de faire connaître à l'un

d'eux, qui le demandait, le nombre de voyageurs de cette classe. Nous

devons nous féliciter, maintenant que nous le connaissons, qu'un nombre

aussi minime de voyageurs se soit trouvé dans la nécessité de souffrir

les affronts et les inconvéniens attachés à cette classe de places.

Sur quelques lignes telles que celles de Liverpool à Manchester,

North-Union, New-Castle à Carlisle, les classes ouvrières sont

totalement exclues d'après le principe professé à la _Taverne de

Londres_.

Les quatre chemins de fer ci-dessus, pour lesquels nous venons de

donner la classification des voyageurs, sont les grandes voies de

communication de la métropole avec le nord, le sud et l'ouest du

royaume. Ils font plus d'affaires et recouvrent plus d'argent que

tous les autres chemins de fer réunis. On peut dire qu'à présent les

gens pauvres en sont exclus. Ceux qui s'en servent font exception

à la règle, car non seulement ils doivent subir toutes les avanies

que nous avons décrites, mais encore les prix de la troisième classe

sont plus élevés que ceux de première classe sur les autres chemins

de fer. Si ces lignes étaient mises à la portée du public, le nombre

des voyageurs s'accroîtrait-il dans une proportion assez exacte, pour

qu'une diminution d'un quart dans le tarif amenât une augmentation

correspondante dans le nombre des voyageurs? Bien que cela peut être,

il ne faut pas y compter absolument. Tout dépendrait des circonstances.

Au résumé, j'admets qu'il y aurait un déficit sur les recettes brutes.

Pour donner un aperçu du nombre d'individus qui voyagent lorsque les

moyens de transport sont à leur portée, nous comparerons le résultat

de tarifs élevés et de tarifs modérés entre villes qui ont adopté les

différens systèmes.

La distance entre Anvers et Bruxelles est de 27 milles ¼[17]. Les prix

des places sont de 2 sh. 6 d.[18], 1 sh. 8 d. et 1 sh. La population

d'Anvers est de 75,000 âmes et celle de Bruxelles de 134,000.

Le nombre des voyageurs a été en 1837 de 1,145,467

en 1838 de 1,148,324

La distance entre Liverpool et Manchester est de 30 milles ¾. Les prix

des places, il y a quelques années, étaient de 5 sh. 6 d.[19], 3 sh.

6 d. Pendant 6 ans, de 1831 à 1836, la moyenne des voyageurs a été de

436,993. La population de Manchester était alors de 270,000 âmes et

celle de Liverpool de 190,000. Ces deux villes, les plus commerçantes

de l'empire, avaient des relations très étroites entre elles; elles

avaient une population double de celle de Bruxelles et d'Anvers, et

elles étaient dix fois plus riches; cependant, avec tous ces avantages,

le nombre des voyageurs transportés par leurs chemins de fer, dépasse

de peu le tiers de celui transporté par le chemin de fer belge.

Nous avons pris nos chiffres dans les états soumis au parlement, parce

que la compagnie de Manchester et de Liverpool ne donne que fort peu

de détails statistiques sur ses propres affaires. Elle a depuis lors

élevé ses prix à 6 sh. 6 d.[20], 6 sh. et 4 sh. 6 d. et, malgré cette

augmentation, le nombre des voyageurs s'est considérablement accru. Il

ne faut pas oublier que la population de ces deux villes est bien plus

nombreuse et que leur commerce est plus étendu.

Quelle serait l'augmentation du mouvement sur cette ligne si l'on

réduisait le tarif de 70 % sans que les dépenses s'accrussent comme il

est arrivé pour la ligne de Glasgow à Greenock?

La première de ces lignes a de grands avantages sur celle-ci. La

population de Liverpool et de Manchester est bien plus nombreuse que

celle de Glasgow et de Greenock, et le grand nombre de bateaux à

vapeur qui naviguent sur la Clyde, transportent presque la moitié des

voyageurs qui font le trajet entre ces deux dernières villes. La ligne

de Liverpool à Manchester est en possession d'un monopole complet;

quel bien résulte-t-il de tous ces avantages? Le chemin de Glasgow à

Greenock a transporté l'année dernière 833,755 voyageurs, tandis que

l'autre n'en a transporté que 694,423 (du 24 juin 1841 au 24 juin

1842). Les prix de la première ligne (22 milles ½) sont de 2 sh. 6

d., 1 sh. 6 d. et 6 d. Dans la même proportion, ceux de Manchester

devraient être de 3 sh. 6 d., 2 sh. 1 d. et 8 d. au lieu de 6 sh. 6

d., 6 sh. et 4 sh. 6 d., selon le tarif actuel. Avec de tels prix,

le nombre des voyageurs triplerait. Nous avons vu qu'il en coûtait

sur la ligne de Glasgow à Greenock 1 sh.[21] par 100 milles[22] pour

le transport d'un voyageur. Dans ce prix sont comprises toutes les

dépenses, droits, taxes, etc. Sur celle de Manchester à Liverpool,

le prix des dernières classes est 6 fois plus élevé par 100 milles,

c'est-à-dire qu'il est de 6 sh. 5, parce que les directeurs préfèrent

obliger le public à payer 6 fois plus qu'il ne serait juste, afin de

s'assurer ½ pour % de profit de plus.

Il est inutile de pousser cette enquête plus loin. Vers quelque partie

du royaume que nous tournions les yeux, nous trouvons les mêmes

résultats. Le nombre des voyageurs est d'autant plus considérable

que les tarifs sont moins élevés. Les compagnies qui ont adopté les

bas tarifs font exception à la règle générale. On considère les

tarifs _modérés_ comme ceux qui rapportent le plus. Par modérés, on

entend ceux qui ne sont pas assez élevés pour arrêter complètement

la circulation. Il ne faut pas s'attendre à ce que les compagnies

abaissent leurs tarifs, elles sont bien plutôt prêtes à les augmenter.

Il nous reste maintenant à développer l'application de notre théorie.

Comment passera-t-on d'un tarif élevé à un tarif bas? Comment

mettra-t-on la locomotion sur les chemins de fer, à la portée de toutes

les classes de la société? Nous espérons que nos remarques précédentes

ont démontré la vérité des propositions suivantes:

1º Que le tarif en vigueur sur les chemins de fer anglais exigeant

en moyenne pour les différentes lignes 2.71, 1.9, et 1.2 _pence_ par

mille, et si l'on ne fait attention qu'au total de leurs recettes

2.85, 2.1. et 1.25 pence par mille, est tellement élevé qu'il empêche

quelques classes de la société de voyager, et qu'il impose, sous ce

même rapport, des privations à beaucoup d'individus d'autres classes;

2º Que la force en activité aujourd'hui sur les chemins de fer peut

grandement accomplir trois fois sa tâche (je pourrais dire avec preuves

dix fois; mais pour ma présente proposition, dire trois fois me

suffit), et, conséquemment, comme le nombre des voyageurs par convoi

est sur quelques chemins de fer de 60 ou 80, tandis que sur d'autres,

il est de 200 et 300, le coût serait le même;

3º Que toutes les compagnies, sauf un petit nombre, trouvent

plus avantageux de transporter peu de voyageurs payant cher; que

l'accroissement des voyageurs n'est pas assez grand pour balancer

la réduction des prix, et que par conséquent, le système en vigueur

conservera ses tarifs élevés.

Les directeurs et les capitalistes n'ont en vue que leurs intérêts.

Pourquoi en serait-il autrement? S'ils voient jour à faire le plus

léger profit en augmentant leurs tarifs de 25 p. cent, ils le font.

S'ils craignaient de voir une diminution minime dans leurs bénéfices

par une réduction de 50 p. cent, n'attendez pas plus d'eux que de

toutes autres personnes qu'ils préfèrent l'avantage du public au leur.

Les capitalistes de ce pays ont placé des sommes immenses dans la

construction des chemins de fer; il est entendu que toute proposition

qui leur ferait tort d'un liard (farthing) devrait être rejetée,

qu'aucune mesure législative ne pourrait les priver de leur propriété

sans qu'il y ait au préalable achat ou indemnité. Mais avant d'entrer

dans des considérations de cette nature, il est nécessaire d'établir

rigoureusement en quoi cette propriété consiste, son prix d'achat,

sa valeur actuelle, le revenu qu'elle donne et la perte probable qui

résulterait d'une baisse de ⅔ sur le prix de transport. Nous diviserons

donc cette question en trois catégories.

La 1re catégorie comprendra la grande masse des chemins de fer du

royaume, de ceux dont les actions sont au-dessus et au-dessous du pair,

mais qui sont journellement cotées à la Bourse. On peut calculer à un

shilling près la valeur de cette catégorie.

La deuxième catégorie comprendra principalement ces chemins de fer qui

sont rarement sur la place ou dont la cote n'est que nominale.

La troisième catégorie comprendra ceux qui ne sont pas à présent sous

l'administration directe de leurs propriétaires respectifs.

Nous croyons inutile de faire observer que la valeur des propriétés

de chemins de fer change constamment. Les tableaux suivans ont été

calculés lorsque les actions de presque tous les chemins de fer étaient

très élevées, pendant le mois d'avril. Comme ces calculs ne sont qu'une

affaire de détail, les valeurs de mois serviront aussi bien que celles

de tout autre mois. (_Voir ci-contre le 5e tableau_).

La 2e catégorie comprend les chemins de fer dont la plus grande partie

a donné des résultats fâcheux. Quelques-uns de ceux-ci ne sont pas sur

la place; d'autres n'y sont que par fiction et à des prix au-dessus de

leur valeur réelle; mais pour chacun d'eux, nous avons pris la valeur

la plus élevée qui soit cotée, estimée ou annoncée. (_Voir ci-contre le

6e tableau_).

Si l'on veut examiner de nouveau le 3e tableau, on s'assurera qu'en

estimant la dépense à 50 p. cent des recettes, nous sommes dans le

vrai; plusieurs des chemins de fer ci-dessus indiqués ne publiant

point de comptes, nous avons été obligés d'évaluer leurs recettes

soit d'après le taux de leurs actions, soit d'après une estimation

du mouvement de leurs lignes. Pour leurs dépenses, nous avons pris

la moyenne de celles des autres chemins de fer. Le total en est

comparativement peu élevé.

5e TABLEAU.

Etat de la valeur foncière et mobilière des Chemins de Fer Anglais.

_Première catégorie comprenant vingt-quatre lignes._

====+==========+=============+===========================+=============+

Nos.|ÉTENDUE | COUT | CHEMINS DE FER. | COUT |

|EN MILLES.| PAR MILLE. | | TOTAL. |

| | | | |

| | | | |

| | | | |

----+----------+-------------+---------------------------+-------------+

| |Livres sterl.| |Livres sterl.|

1 | 112 ¼ |53,150 | Londres à Birmingham | 5,953,000 |

2 | 118 ¼ |56,365 | Great Western | 6,651,000 |

3 | 92 ¾ |27,830 | South Western | 2,588,000 |

4 | 83 ¾ }22,740 | Grand-Junction } | 2,375,000 |

5 | 18 } | Chester à Crewe } | |

6 | 30 ¾ |50,910 | Liverpool à Manchester | 1,578,000 |

7 | 40 ¾ |62,450 | Londres à Brighton | 2,656,000 |

8 | 51 |59,800 | Manchester à Leeds | 3,125,000 |

9 | 72 ¾ |45,790 | North Midland | 3,344,000 |

10 | 57 |29,990 | Midland Counties | 1,725,000 |

11 | 46 |34,630 | Edinbourg à Glasgow | 1,569,000 |

12 | 40 |24,720 | Glasgow à Ayr | 1,029,000 |

13 | 22 |27,820 | North Union | 615,000 |

14 | 25 |22,400 | Stockton à Darlington | 560,000 |

15 | 15 |22,000 | Stockton à Hartlepool | 330,000 |

16 | 27 |24,110 | York et North Midland | 673,000 |

17 | 60 ½ |17,490 | Newcastle à Carlisle | 1,070,000 |

18 | 6 |56,660 | Dublin à Kingstown | 340,000 |

19 | 25 |13,800 | Ulster | 345,000 |

20 | 25 |17,400 | Brandling-Junction | 471,000 |

21 | 14 ½ |37,480 | Chester à Birkenhead | 538,000 |

22 | 7 |34,550 | Newcastle et North Shields| 242,000 |

23 | 16 ¾ | 8,600 | Dundee à Arbroath | 155,000 |

24 | 7 ½ | 9,470 | Sheffield à Rotherham | 71,000 |

+----------+ | +-------------+

|1,014[23] | | |38,003,000 |

+=========================+================+================+

CHEMINS DE FER. | VALEUR. | RECETTES |

| | EN 1842. |

--------------------------+----------------+----------------+

|Livres sterling.|Livres sterling.|

Londres à Birmingham |11,430,000 | 809,200 |

Great Western |8,305,000 | 670,200 |

South Western |3,650,000 | 314,800 |

Grand-Junction } |4,640,000 | 413,200 |

Chester à Crewe } | | |

Liverpool à Manchester |2,849,000 | 237,700 |

Londres à Brighton |2,046,000 | 168,500 |

Manchester à Leeds |3,234,000 | 228,800 |

North Midland |2,550,000 | 216,500 |

Midland Counties |1,263,000 | 135,500 |

Edinbourg à Glasgow |1,496,000 | 93,700 |

Glasgow à Ayr | 771,000 | 56,700 |

North Union | 610,000 | 55,800 |

Stockton à Darlington | 975,000 | 85,400 |

Stockton à Hartlepool | 590,000 | 67,000 |

York et North Midland |1,110,000 | 85,200 |

Newcastle à Carlisle | 975,000 | 77,600 |

Dublin à Kingstown | 354,000 | 42,400 |

Ulster | 285,000 | 21,100 |

Brandling-Junction | 410,000 | 40,400 |

Chester à Birkenhead | 276,000 | 30,600 |

Newcastle et North Shields| 200,000 | 20,500 |

Dundee à Arbroath | 144,000 | 12,100 |

Sheffield à Rotherham | 85,000 | 18,700 |

+----------------+----------------+

|48,248,000 |3,901,600 |

+=========================+================+================+=========+

CHEMINS DE FER. | | BÉNÉFICES | INTÉRÊT |

| DÉPENSES. | NETS. | ANNUEL |

| | | P. 100. |

--------------------------+----------------+----------------+---------+

|Livres sterling.|Livres sterling.|L. Sh. D.|

Londres à Birmingham | 272,300 | 536,900 | 11 2 » |

Great Western | 277,100 | 393,100 | 7 » » |

South Western | 141,000 | 173,800 | 6 10 » |

Grand-Junction } | 162,500 | 250,700 | 10 » » |

Chester à Crewe } | | | |

Liverpool à Manchester | 110,600 | 127,100 | 10 » » |

Londres à Brighton | 77,400 | 91,100 | 4 » » |

Manchester à Leeds | 101,400 | 127,400 | 5 10 » |

North Midland | 90,800 | 125,700 | 3 5 » |

Midland Counties | 78,000 | 57,500 | 3 » » |

Edinbourg à Glasgow | 30,200 | 63,500 | 5 » » |

Glasgow à Ayr | 25,400 | 31,300 | 3 » » |

North Union | 21,400 | 34,400 | 6 13 » |

Stockton à Darlington | 35,000 | 50,400 | 15 » » |

Stockton à Hartlepool | 27,200 | 39,800 | 9 » » |

York et North Midland | 29,700 | 55,500 | 10 » » |

Newcastle à Carlisle | 30,400 | 47,200 | 4 » » |

Dublin à Kingstown | 20,600 | 21,800 | 5 » » |

Ulster | 10,800 | 10,300 | 4 » » |

Brandling-Junction | 18,200 | 22,200 | 4 10 » |

Chester à Birkenhead | 15,200 | 15,400 | 4 » » |

Newcastle et North Shields| 8,400 | 12,100 | 4 » » |

Dundee à Arbroath | 4,900 | 7,200 | 5 » » |

Sheffield à Rotherham | 10,900 | 7,800 | 6 » » |

+----------------+----------------+---------+

|1,599,400 |2,302,200 | 6 6 7 |

+=========================+====================+

CHEMINS DE FER. | INTÉRÊT

| ANNUEL P. 100.

| d'après leur cours.

--------------------------+--------------------+

|L. Sh. D.

Londres à Birmingham | 4 18 »

Great Western | 4 16 »

South Western | 4 15 »

Grand-Junction } | 4 17 »

Chester à Crewe } |

Liverpool à Manchester | 4 16 »

Londres à Brighton | 4 11 »

Manchester à Leeds | 4 18 »

North Midland | 4 19 »

Midland Counties | 4 16 »

Edinbourg à Glasgow | 5 1 »

Glasgow à Ayr | 4 17 »

North Union | 5 11 »

Stockton à Darlington | 5 10 »

Stockton à Hartlepool | 5 » »

York et North Midland | 5 » »

Newcastle à Carlisle | 4 18 »

Dublin à Kingstown | 5 1 »

Ulster | 4 10 »

Brandling-Junction | 5 5 »

Chester à Birkenhead | 4 18 »

Newcastle et North Shields| 5 » »

Dundee à Arbroath | 5 » »

Sheffield à Rotherham | 5 8 »

+-----------

| 4 19 4

6e TABLEAU.

Valeur foncière et mobilière des Chemins de Fer Anglais.

_Deuxième catégorie comprenant vingt-quatre lignes._

-----+----------+-------------+-----------------------+

Nos. |LONGUEUR | COUT | CHEMINS DE FER. |

|EN MILLES.| PAR MILLE. | |

| | | |

-----+----------+-------------+-----------------------+

| |Livres sterl.| |

1| 55 | 26,720 |Birmingham à Gloucester|

2| 48 ½ | 24,180 |Birmingham à Derby |

3| 45 | 27,300 |Great North of England |

4| 52 ½ | 53,600 |Eastern Counties |

5| 3 ¾ | 343,700 |Londres à Blackwall |

6| 3 ¾ | 273,300 |Londres à Greenwich |

7| 8 ¾ | 76,800 |Londres à Croydon |

8| 66 | 38,350 |South Eastern |

9| 22 ½ | 32,670 |Glasgow à Greenock |

10| 10 | 77,800 |Manchester à Bolton |

11| 31 | 21,000 |Hull à Selby |

12| 26 ½ | 15,110 |Llanelly |

13| 32 ¼ | 25,280 |Northern et Eastern |

14| 23 | 23,170 |Pontop et South Shields|

15| 16 | 20,440 |Leycester à Swannigton |

16| 19 | 22,730 |Preston à Wyre |

17| 11 | 46,540 |Sheffield à Manchester |

18| 30 ¼ | 17,922 |Taff Vale |

19| 16 | 16,620 |Durham à Sunderland |

20| 12 ¼ | 15,740 |Slamannan à Airdrie |

21| 9 | 19,440 |Glasgow à Gankirk |

22| 15 | 9,130 |Arbroath à Forfar |

23| 7 | 22,860 |Bolton à Leigh |

24| 7 | 11,860 |Dundee à Newtyle |

+----------+ | +

| 571[24] | | |

| | | _A déduire 50 p. 100_ |

-----------------------+----------------+------------------+

CHEMINS DE FER. | COUT | VALEUR |

| TOTAL. | ACTUELLE. |

| | |

-----------------------+----------------+------------------+

|Livres sterling.| Livres sterling. |

Birmingham à Gloucester| 1,470,000 | 995,000 |

Birmingham à Derby | 1,173,000 | 660,000 |

Great North of England | 1,230,000 | 876,000 |

Eastern Counties | 2,737,000 | 1,865,000 |

Londres à Blackwall | 1,289,000 | 642,000 |

Londres à Greenwich | 1,026,000 | 679,000 |

Londres à Croydon | 672,000 | 581,000 |

South Eastern | 2,536,000 | 1,804,000 |

Glasgow à Greenock | 730,000 | 594,000 |

Manchester à Bolton | 778,000 | 520,000 |

Hull à Selby | 651,000 | 548,000 |

Llanelly | 395,000 | 235,000 |

Northern et Eastern | 810,000 | 665,000 |

Pontop et South Shields| 533,000 | 500,000 |

Leycester à Swannigton | 327,000 | 300,000 |

Preston à Wyre | 432,000 | 386,000 |

Sheffield à Manchester | 512,000 | 195,000 |

Taff Vale | 540,000 | 310,000 |

Durham à Sunderland | 266,000 | 180,000 |

Slamannan à Airdrie | 190,000 | 163,000 |

Glasgow à Gankirk | 175,000 | 150,000 |

Arbroath à Forfar | 137,000 | 105,000 |

Bolton à Leigh | 160,000 | 120,000 |

Dundee à Newtyle | 83,000 | 60,000 |

+----------------+------------------+

| 18,852,000 | 13,133,000 |

_A déduire 50 p. 100_ | | |

| | +

| _Bénéfice net_ |

Railway Reform ou considérations sur la nécessité de réformer les bases du système qui a créé et qui dirige les chemins de fer de la Grande Bretagne, et des moyens à employer pour atteindre ce but. · 第 5 / 10 段