C'en est fait, mon cœur; à la liberté il nous faut renoncer; à
quoi servirait désormais de prolonger la défense, si ce n'est à
accroître et la peine et l'offense; j'ai cessé d'être fort comme je
l'ai été. Pendant un temps, de mon côté fut la raison, et la voilà en
révolte; elle veut que je me livre et que, pour récompense, j'accepte
ce joug que personne encore n'a subi. S'il faut se rendre, le moment
est venu, alors qu'avec soi la raison n'est plus. Je vois qu'Amour,
sans que je l'aie desservi, sans droit, se vient saisir de moi; je
vois encore qu'à ce grand roi, même quand il a tort, il faut que cède
la raison.