précédée d'un roulement de tambour, sera faite par le magistrat.
«En cas de résistance, l'attroupement sera dispersé par la force.
«Si l'attroupement est sans armes, le magistrat, après le premier
roulement de tambour, exhortera les citoyens à se disperser. S'ils ne
se retirent pas, trois sommations seront successivement faites.
«En cas de résistance, l'attroupement sera dispersé par la force.»
NOTA.--Pour le _service en cas de troubles_ et pour la _main-forte due
à l'autorité_, voir le paragraphe 55 «Conduite en ville et en cas de
troubles», page 23, chapitre I.
CHAPITRE VII
ARMEMENT--TIR--MUNITIONS
I--ARMEMENT.
Fusil modèle 1886, M. 93.
=116.= Le fantassin est armé du fusil modèle 1886 M. 93, mais les
soldats du service auxiliaire ont, comme arme, le sabre série Z.
Sont armés du revolver modèle 1892, les télémétreurs, les conducteurs
de caissons de munitions, de chevaux haut le pied et à la main, les
pourvoyeurs de munitions, les soldats ordonnances des médecins, des
officiers supérieurs et généraux.
=117.= Le fusil modèle 1886, M. 93, tire la balle D, dont la portée
maxima théorique est de 4.800 mètres, la vitesse initiale de la balle
est de 710 mètres. La cartouche pèse environ 27gr 5.
Le fusil pèse 4kg 240 et avec la baïonnette sans le fourreau, 4kg 700.
Son magasin contient huit cartouches.
On peut l'approvisionner à dix cartouches, en mettant en plus une
cartouche dans le canon et une dans la boîte de culasse.
Nomenclature sommaire.
=118. En combien de parties principales se divise le fusil?=
Le fusil se divise en six parties principales:
1º Le canon et sa boîte de culasse;
2º La culasse mobile;
3º Le mécanisme à répétition;
4º La monture en deux pièces;
5º Les garnitures;
6º L'épée-baïonnette.
[Illustration: Culasse mobile.
Tête mobile.
a. _Tenons._ b. _Cuvette._ c. _Boulons._ _Les rainures._ d. _Arrêtoir
du tampon-masque._
Le Chien.
a. _Corps Cylindrique._ b. _Logement du manchon._ c. _Renfort._ d.
_Cran de départ._ e. _Cran de l'abattu._
Cylindre.
a. _Renfort antérieur._ b. _Logement du bouton._ c. _Renfort du
levier._ d. _Levier._ e. _Rainure de départ._
Tampon-masque.
a. _Tampon._ b. _Masque._ c. _Collet._
Extracteur.
a. _Talon._ b. _Branche._ c. _Griffe._
Percuteur.
a. _Pointe._ b. _Méplat._ c. _Tige._ d. _T._
Manchon.
a. _Cordons._ b. _Logement du T._
Hausse.
a. _Pied de hausse à griffes._ b. _Gradins._ c. _Ressort de hausse._
d. _Planche._ f. _Curseur._ g. _Talon de la planche._
Extrémité du canon.
a. _Sommet du guidon._ b. _Guidon._ c. _Grand tenon._ d. _Petit
tenon._
Fourreau.
a. _Corps de fourreau._ b. _Bracelet-pontet._
Épée-baïonnette.
a. _Poignée._ b. _Croisière._ c. _Quillon._ d. _Douille._ e. _Virole._
f. _Poussoir._
Pièces du fusil 1886, M. 93.]
=119.= On remarque sur le canon: le guidon, le petit tenon, le grand
tenon, la hausse qui comprend huit pièces (le pied de hausse à griffes
avec ses gradins, ressort de hausse, planche avec ses crans de mire,
le curseur, le ressort du curseur, la vis-arrêtoir du curseur et la
goupille).
[Illustration: Mécanisme de répétition.
Corps de Mécanisme.
a. _Plaque._ b. _Nervures._ c. _Vis du ressort de gâchette._ d.
_Oreilles._ e. _Trou pour l'axe du levier de manoeuvre._
Auget.
a. _Bec._ b. _Talon._ c. _Butoir de relèvement._ d. _Trou de l'axe du
levier de manoeuvre._ e. _Trou du pivot du butoir d'auget._ f.
_Évidement pour la griffe du butoir._
Butoir d'auget.
a. _Pivot._ b. _Griffe._ c. _Queue._
Levier de Manoeuvre.
a. _Axe._ b. _Came._ c. _Bouton quadrillé._
Mécanisme de détente.
a. _Tête de gâchette._ b. _Ailettes._ c. _Détente._ d.d. _Les 2
bossettes._
Ressort de gâchette.
Ressort du levier de manoeuvre.
Arrêt de cartouches.
a. _Levier._ b. _Plan incliné._ c. _Bec._ d. _Griffe._ e. _Ressort._
a. _Balle._ b. _Disque._ c. _Pastille de cire._ d. _Charge de poudre._
e. _Couvre-amorce._ f. _Évents._ g. _Enclume._
Pièces du fusil 1886, M. 93.]
La boîte de culasse est vissée sur le canon.
L'âme cylindrique du Canon est du calibre de 8 millimètres et a quatre
rayures en hélice, tournant de droite à gauche au pas de 24
centimètres; la profondeur de la rayure est de 15 centièmes de
millimètre.
Démontage et remontage.
=120. Dans quel ordre s'opère le démontage du fusil?=
Le démontage se fait dans l'ordre suivant:
1º L'épée-baïonnette (lame, poignée, croisière, quillon,
douille, poussoir et fourreau);
2º La bretelle;
3º La culasse mobile (vis d'assemblage du cylindre,
tête mobile, extracteur, manchon, chien, percuteur,
ressort à boudin, cylindre, tampon-masque);
4º La vis postérieure de pontet;
5º La vis de mécanisme;
6º Le mécanisme de répétition (le corps de mécanisme,
vis de mécanisme, auget, butoir d'auget, levier
de manoeuvre et son ressort, arrêt de cartouches et
mécanisme de détente);
7º L'embouchoir;
8º La grenadière;
9º Le fût--il contient le magasin qui renferme le
ressort et le piston (incliner le fût pour dégager le
tenon d'attache);
10º Le canon.
Le remontage se fait dans l'ordre inverse.
=121. Quelles sont les pièces du fusil que le soldat ne doit jamais
démonter?=
Le soldat ne démonte jamais l'extracteur, le tampon-masque, la vis de
culasse ni la crosse; le mécanisme de répétition n'est démonté que par
ordre et en présence d'un sous-officier.
Entretien de l'arme.
=122. Quelles sont les observations générales relatives à l'entretien
de l'arme?=
L'entretien de l'arme est le principal devoir du soldat. En effet, le
fantassin qui n'aurait pas un fusil fonctionnant parfaitement ne
serait plus un soldat utile dans le combat, et il serait lui-même sans
défense.
Le fusil ne doit jamais être lavé à l'eau; on n'emploie ni émeri, ni
brique sèche, ni grès.
On huile toutes les pièces qui éprouvent un frottement.
=123. Quels sont les objets employés pour l'entretien du fusil?=
En garnison, on se sert: du nécessaire d'escouade comprenant: 1º une
baguette à écouvillon, 2º une baguette à chiffon, 3º deux
tournevis-chassoirs; d'une fiole d'huile au râtelier, d'une boîte de
graisse, d'une pièce grasse, d'une brosse d'armes, de curettes en bois
tendre, de brique pilée et délayée dans la graisse, et de quelques
chiffons de linge et de drap.
Trois petites baguettes vissées bout à bout forment une grande
baguette qui sert à détacher les étuis de la chambre en cas de
difficultés d'extraction.
En campagne, la voiture à vivres et à bagages emporte 16 baguettes de
laiton par compagnie.
=124. Comment se fait le nettoyage des pièces en acier non bronzées?=
On les frotte légèrement avec un morceau de drap sec et propre.
S'il y a de la rouille, on l'imbibe d'huile, ensuite on l'enlève avec
un linge huilé. En cas de nécessité, employer de la brique pilée
délayée dans la graisse, mais jamais pour l'intérieur du canon.
Graisser ensuite légèrement les pièces et mettre une goutte d'huile
sur les filets des vis.
=125. Comment se fait le nettoyage des pièces en acier et des pièces
bronzées?=
On les nettoie avec la brosse et des chiffons gras, mais on n'emploie
que du linge ou du drap exempt de poussière; on peut au besoin
mouiller légèrement le chiffon, bien essuyer et graisser.
La rouille se combat avec un morceau de drap légèrement gras.
=126. Comment entretient-on le bois?=
L'essuyer avec un linge sec, puis après la pluie avec un chiffon
huilé.
=127. Comment nettoie-t-on son fusil après les exercices et le tir?=
Ouvrir le tonnerre, retirer la culasse mobile en arrière jusqu'à
l'arrêt, passer la baguette de nettoyage dans le canon pour bien
essuyer l'intérieur, puis graisser avec l'écouvillon ou un chiffon
gras.
Essuyer et graisser sur place les parties extérieures de l'arme, y
compris la culasse mobile.
=128. Comment se fait le nettoyage si l'arme a été mouillée (ou
exposée à une forte poussière)?=
Dans ce cas, on enlève la culasse et le mécanisme de répétition et on
procède au démontage et au nettoyage des pièces pour lesquelles cela
est nécessaire.
=129. Quelles sont les pièces qui doivent être huilées?=
Mettre une goutte d'huile à toutes les pièces qui éprouvent un
frottement ou un mouvement de rotation et aux vis:
_Boîte de culasse._--La tranche postérieure de l'échancrure et la
rampe de dégagement.
_Hausse._--La charnière.
_Culasse mobile._--Son canal, la pointe du percuteur, la griffe de
l'extracteur, les rampes du cylindre et du chien, les crans du chien
et les logements du tampon-masque.
_Mécanisme._--Les axes, le bec et le talon d'auget, son butoir, la
griffe d'arrêt de cartouches, la tête de gâchette, les bossettes de la
détente et le piston de magasin.
II--TIR.
Instruction du tireur.
=130. Qu'est-ce que la trajectoire?=
C'est la courbe que décrit la balle pendant son trajet dans l'air.
=131. Qu'est-ce que la ligne de tir?=
C'est l'axe du canon indéfiniment prolongé dans la position du
pointage.
=132. Qu'est-ce que la ligne de mire?=
La ligne de mire est celle qui est déterminée par le milieu de la
ligne qui joint les bords supérieurs du cran de mire et par le sommet
du guidon.
=133. Qu'est-ce que la portée?=
La portée est la distance du point de départ de la balle à son point
de chute.
La portée maxima du fusil est actuellement de 3.200 mètres.
=134. Qu'est-ce que tirer un coup de fusil sur un point déterminé?=
C'est réunir en une seule opération les trois opérations ci-après:
_Pointer l'arme._--_La maintenir en direction._--_Agir sur la
détente._
=135. Qu'est-ce que pointer?=
C'est diriger la ligne de mire sur le but à atteindre.
=136. Comment maintient-on bien l'arme en direction?=
[Illustration: Mise en joue.]
En prenant régulièrement et avec calme la position du tireur et de
joue, en conservant l'oeil toujours lié à la ligne de mire et en
diminuant l'amplitude des oscillations de l'arme, de manière à
maintenir la ligne de mire sur le point à viser.
=137. Comment doit-on agir sur la détente?=
Étant en joue, serrer l'arme à la poignée, agir sur la détente avec
l'extrémité antérieure de la deuxième phalange du doigt pour amener la
seconde bossette de la détente contre le dessous de la boîte de
culasse, marquer un temps d'arrêt, retenir sa respiration, et à
l'instant où la ligne de mire passe par le point visé, laisser partir
le coup, en fermant _lentement_ le doigt d'un mouvement continu et
_sans saccade_.
=138. À quoi sert la hausse?=
Elle sert à donner au fusil l'inclinaison voulue pour atteindre le but
visé.
L'inclinaison est d'autant plus grande que la distance est plus
éloignée.
=139. Comment manie-t-on le curseur?=
On couche la planche en avant ou en arrière pour manier le curseur
entre le pouce et l'index.
=140. Qu'est-ce que la vitesse du tir?=
C'est le nombre de balles qu'un homme tire dans une minute.
=141. Qu'est-ce que l'effet utile?=
C'est le nombre de balles qu'un tireur met dans le but en une minute.
=142. Quelles sont les règles d'emploi de la hausse?=
Il y a trois règles d'emploi de la hausse qui sont:
1º De 0 à 250 mètres, viser par le cran de mire du pied de la planche
(planche rabattue en avant);
2º De 250 à 800 mètres, viser par le cran de mire de l'arrière de la
planche (rabattre la planche sur son pied, placer le curseur sur le
gradin correspondant à la distance indiquée);
3º De 800 à 2.400 mètres, viser par le cran de mire du curseur, le
bord supérieur du curseur à hauteur du trait marquant la distance.
Des traits et des chiffres gravés sur les côtés de la planche
indiquent les distances de 100 en 100 mètres (sur le côté droit les
centaines impaires, sur le côté gauche les centaines paires); des
petits traits intermédiaires donnent les distances de 50 en 50 mètres.
Prendre la hausse correspondant à la distance indiquée.
Dans le cas d'une distance comprise entre deux graduations
consécutives, prendre la hausse supérieure.
Aux distances de combat rapproché, prendre la hausse de 400 mètres,
qui répond, dans presque tous les cas, aux nécessités du moment.
[Illustration: Tireur utilisant l'angle d'un mur comme abri et appui.]
=143. Le soldat isolé doit-il tirer?=
Il doit tirer le moins possible. En principe, quand il en a reçu
l'ordre, quand il doit pourvoir à sa propre défense, ou quand
d'urgence il doit signaler la présence de l'ennemi.
Il a son fusil toujours approvisionné et chargé au moment de tirer.
=144. Comment doit se placer et que doit faire le soldat isolé appelé
à tirer?=
Il cherche avant tout à voir, puis à se couvrir ou à s'abriter, enfin
à trouver un appui pour son arme. Avec calme il apprécie la distance
et juge s'il doit tirer; il estime simplement si le but est plus
presque 250 mètres, entre 250 et 400, entre 400 et 500 mètres ou à 600
mètres.
=145. Quelles sont les plus grandes distances auxquelles l'isolé peut
tirer?=
Le soldat isolé ne doit pas tirer à plus de:
400 mètres sur un isolé (fantassin ou cavalier);
600 mètres sur un groupe d'au moins 4 hommes.
Ne pas tirer à des distances supérieures; il est avantageux d'attendre
que le but soit plus rapproché.
[Illustration: Tireur abrité des vues de l'ennemi.]
=146. Quelles règles de tir doit observer le soldat isolé?=
1º Prendre la hausse de la distance évaluée;
2º Le point à viser est le bord inférieur de la partie visible du but.
Si le but se déplace transversalement, on vise le bord du côté de la
marche.
Par un vent soufflant de côté, on vise le bord d'où vient le vent;
3º Tirer lentement coup par coup;
4º Observer l'effet de son tir;
5º Faire usage de la répétition dans les circonstances pressantes.
Tirs exécutés à l'instruction.
=147. Quels sont les tirs exécutés à l'instruction?=
1º Des tirs réels à distance réduite (ou des tirs réduits si les tirs
réels ne peuvent avoir lieu);
2º Des tirs d'instruction jusqu'à 400 mètres;
3º Des tirs d'application se rapprochant du tir de guerre;
4º Des tirs individuels de combat, à distance inconnue.
Le soldat choisit lui-même la hausse et la position à prendre;
5º Des tirs de groupe de 400 à 1.200 mètres (avec cartouches à blanc
et d'autres avec cartouches à balle);
6º Des manoeuvres avec tir réel.
[Illustration: Les tireurs utilisent les fossés de la route comme
abris.]
=148. Tir.--Comment se pose le tireur faisant partie d'une troupe
dirigée par un chef, dans le tir du groupe?=
Il doit trouver sa place dans l'espace dont il peut disposer sans
gêner ses voisins et sans être gêné par eux; il prend la position
prescrite, ou, si elle n'est pas fixée, celle qui lui permet le mieux
d'utiliser le tir.
=149. Quels sont les principes du tir du groupe?=
Dans le tir du groupe, le feu est ouvert, arrêté et repris au
commandement du chef.
Les tirailleurs prennent la hausse indiquée et la vérifient souvent;
ils ont les yeux fixés sur l'objectif, écoutent les commandements et
les transmettent au besoin. Chaque tireur tire comme s'il était isolé.
La vitesse du tir ne doit pas dépasser 8 à 9 coups par minute (ou 11 à
12 à répétition). (Simple indication.)
=150. Quels sont les deux principes de la discipline du feu par
groupe?=
1º S'appliquer à distinguer l'objectif et le viser consciencieusement
avec la hausse prescrite;
2º Ne pas tirer une seule cartouche, ni faire usage de la répétition
sans l'ordre du chef.
=151. Quelle attention le soldat doit-il apporter dans les tirs?=
Le soldat doit donner toute son attention aux tirs, car il importe
absolument que le fantassin soit un bon tireur.
Le fusil et la balle sont des objets sans vie, ils ne produiront aucun
effet si le tireur est un incapable.
[Illustration: Mur écrêté pour protéger les tireurs.]
Classement des tireurs dans la compagnie--Récompenses et concours.
=152. Comment se fait le classement des tireurs dans la compagnie?=
Lorsque la saison des tirs est terminée, le capitaine établit dans sa
compagnie le classement des tireurs, en se basant sur les résultats
obtenus dans toutes les parties de l'instruction technique et tactique
du tireur.
Le capitaine nomme tireurs de 1re classe tous les bons tireurs.
Il donne le cor de chasse en drap aux très bons tireurs (le nombre de
cors de chasse ne peut dépasser le cinquième du nombre des caporaux et
soldats).
Les soldats qui n'ont pas été admis aux tirs d'application ne sont pas
classés.
Les soldats sont classés dans les catégories suivantes: tireurs de 1re
classe ayant le cor de chasse;--tireurs de 1re classe;--assez bons
tireurs;--tireurs médiocres;--mauvais tireurs.
=153. Comment se fait le concours du corps entre les caporaux et
soldats?=
Le concours se fait entre les caporaux et soldats du régiment qui ont
obtenu les meilleurs résultats dans les tirs de l'année.
[Illustration: Insigne.]
_Prix._--Un nombre d'insignes de tir en argent et de cors de chasse
brodés, calculé à raison d'un insigne de tir et de trois cors de
chasse par compagnie. La présence de la section hors rang dans le
concours augmente d'un le nombre des cors de chasse.
Un des insignes de tir est doré (1er prix).
Ces prix sont décernés aux tireurs concurrents qui ont obtenu les
meilleurs résultats, quelles que soient leurs compagnies.
Les tireurs qui reçoivent un insigne ont en outre droit à l'un des
cors de chasse brodés.
=154. Comment se portent l'insigne de tir et le cor de chasse brodé?=
L'insigne de tir et le cor de chasse brodé sont la propriété du
tireur; il les porte pendant toute la durée du service actif, ainsi
que pendant les périodes de rappel à l'activité.
Les sous-officiers, caporaux et soldats qui ont obtenu deux années de
suite le cor de chasse brodé reçoivent, en échange, un cor de chasse
brodé surmonté d'une grenade de même métal.
Le port de l'insigne de tir est obligatoire en grande tenue, en tenue
de sortie et en tenue de campagne.
Il est fixé à droite, du côté opposé aux décorations, à hauteur du
deuxième bouton, l'épingle passée dans deux atoles cousues sur le
vêtement.
III--MUNITIONS.
Cartouches de tir.
=155. Quelles sont les cartouches allouées pour les tirs de l'armée?=
On alloue à chaque militaire 190 cartouches par an. L'ensemble des
cartouches d'une compagnie est à la disposition du capitaine, pour les
employer au mieux de l'instruction.
On alloue en outre 50 cartouches par homme participant aux manoeuvres
avec tir réel.
On accorde 200 cartouches à blanc modèle 1897 pour les exercices et
les manoeuvres.
=156. _Munitions en campagne._--Quelles sont, en temps de guerre, les
cartouches à la disposition de chaque soldat?=
Chaque homme porte dans ses
cartouchières 88 cartouches }
}
La voiture de munitions lui en } 120 cartouches.
transporte 32 ---- }
La voiture de munitions en porte en
outre 16.384, soit par homme 72 ----
Le parc du corps d'armée en porte:
Au 1er échelon et au 2e échelon, une
quantité approximative de 110 par
homme 110 ----
----
Total 302 cartouches.
Portent 120 cartouches avec eux:
1º Les caporaux et les chasseurs _de tous les bataillons de chasseurs
à pieds_;
2º Les caporaux et les soldats de tous les corps d'infanterie des _6e,
7e et 20e corps d'armée_.
=157. Lorsque, sur la ligne de feu, le tirailleur n'a plus ou presque
plus de cartouches, comment se fait le ravitaillement?=
Des hommes pris dans les compagnies de réserve, qui sont en arrière,
sont commandés pour ce service. Ils reçoivent des cartouches des
voitures de munitions et des sections de munitions, puis, munis de
bissacs, ils les portent aux tirailleurs sur la ligne. (Ils conservent
leur équipement et leur fusil et demeurent sur la ligne de feu.)
CHAPITRE VIII
HABILLEMENT--PAQUETAGE--TENUE
Habillement et entretien.
=158. Quels sont les effets d'habillement qui sont confiés aux
soldat?=
Le soldat est pourvu:
1º D'effets de toile: 2 bourgerons et 2 pantalons de treillis (pour
l'intérieur, les corvées et certains exercices);
2º D'une collection nº 3 (d'instruction ou d'exercice), comprenant: 1
képi, 1 veste, 1 capote, 1 pantalon, 1 bonnet de police et une paire
d'épaulettes (les corps qui n'ont pas la collection de guerre ont deux
collections nº 3);
3º D'une collection nº 2 (d'extérieur, revues et dimanches),
comprenant: 1 képi, 1 veste, 1 capote, 1 pantalon, 1 tunique et 1
paire d'épaulettes;
4º D'une collection de guerre ou collection nº 1, comprenant: 1 képi,
1 capote et 1 pantalon. Cette dernière collection, qui comprend en
outre une paire de brodequins, reste déposée au magasin de la
compagnie[14].
[Note 14: Certains corps désignés par le ministre n'ont pas la
collection de guerre, les magasins des compagnies de ces corps n'ont
qu'un approvisionnement de précaution en effets neufs.
Ces corps se constituent une seconde collection nº 3, l'une pour la
tenue de ville ordinaire, l'autre pour les exercices et corvées. Leur
collection nº 2 est ainsi ménagée pour pouvoir être prise pour faire
campagne.]
[Illustration: Placement des effets pour une revue de détail.
1. Boîte individuelle de conserve.
2. Chemise.
3. Caleçon.
4. Serviette.
5. Cravate.
6. Livret individuel.
7. Jambières en cuir.
9. Cuillère et fourchette.
10. Sachets de petits vivres, pour 2 jours.
11. Pains de guerre (600 gr. pour 2 jours, 12 tablettes).
12. Cartouches ou plomb destiné à faire un poids équivalent.
13. Trousse en cuir, contenant la bobine.
14. Boutons de rechange.
15. Ciseaux.
16. Dé.
17. Peigne.
18. Mouchoir.
19. Calotte de coton.
20. Courroie de capote.
21. Boîte à graisse.
23. Baguette de fusil.
24. Sac de petite monture.
25. Brosse à habits.
26. Brosse à lustrer.
27. Brosse double.
28. Brosse d'armes.
29. Brodequins.
30. Brosse à laver.
31. Patience.
32. Martinet.
33. Brosse à boutons.]
Ces effets forment les effets d'habillement proprement dits.
=159. Quels sont les effets dits de grand équipement?=
Le soldat a les effets de grand équipement suivants: 1 havresac, des
bretelles de suspension, 1 ceinturon, 3 cartouchières, 1 bretelle de
fusil et 1 courroie de bidon.
=160. Quels sont les effets dits de petit équipement?=
On appelle effets de petit équipement les effets suivants:
1º Tous les effets de linge, les calottes de coton, les cravates, les
bretelles, les chaussettes, etc.;
2º Les chaussures et les lacets;
3º Les étuis-musettes, les brosses, les boîtes à ingrédients, les
petits bidons, les quarts, les gamelles, les trousses, les menus
objets, etc.
=161. Comment sont fournis et remplacés les effets des différentes
catégories ci-dessus?=
Tous les effets des catégories ci-dessus sont fournis par le magasin
de la compagnie, qui s'approvisionne au magasin du corps. Tout effet
est remplacé après usure constatée dans les inspections que le
capitaine passe ou qu'il fait passer.
=162. Comment place-t-on les effets pour une revue de détail?=
Les effets sont étalés sur le lit suivant le tableau ci-contre.
=163. Comment sont marqués les effets?=
Les effets sont tous matriculés, même les effets personnels dont le
soldat se sert pendant son service militaire.
=164. Qui répare les effets du soldat?=
Toutes les petites réparations sont faites au jour le jour par
l'homme, qui doit entretenir ses effets en bon état de conservation et
de propreté.
Il répare son linge dès qu'il rentre du blanchissage.
=165. Quels sont les menus objets dont le soldat doit toujours être
pourvu pour l'entretien de ses effets et de ses armes?=
Il doit toujours avoir du fil de différentes nuances, des boutons, des
aiguilles, de la cire, de l'encaustique, de la graisse d'armes, des
curettes en bois, du tripoli, du dégras, des clous à souliers, du
suif, etc.
=166. Le soldat est-il responsable de tous ses effets?=
Oui, le soldat est responsable de tous les effets qui lui sont
confiés. Ils sont inscrits sur le fascicule pour l'inscription des
effets, qui se place pendant le service actif dans le livret
individuel, au moyen de la lettre indiquant leur classement et le
numéro du mois de distribution. Les effets distribués sont neufs (N),
bons (B) ou d'instruction (I).
Un effet distribué bon en avril 1911 s'inscrira: B 4 dans la colonne
de l'année. L'homme doit s'assurer souvent de la régularité des
inscriptions, puisqu'il est responsable.
=167. Que deviennent les effets d'un soldat qui s'absente?=