L’empereur de France, mon maître, m’ayant commandé d’appuyer de sa
protection vos intérêts à la Porte ottomane dans toutes les occasions
qui s’en présenteront, j’ai bien de la joie d’avoir le moyen non
seulement de vous en assurer par cette lettre, mais encore de ce que les
sieurs Chardin et Raisin, qui en sont les porteurs, vous donneront les
mêmes assurances de ma part. Vous m’obligerez, de les croire, et par la
considération que je fais de leurs personnes, de les appuyer et de les
protéger en tout ce qui dépendra de votre autorité, pendant qu’ils
séjourneront en votre cour, et lorsqu’ils voudront sortir de vos États
pour passer en Perse. J’espère que vous leur accorderez volontiers cette
grâce, et que vous y ajouterez celle de me croire