De l’Extrême-onction.
E n’ai jamais pu découvrir que le sacrement de l’extrême-onction fût en
usage parmi ce peuple. Je me suis trouvé chez plusieurs d’entre eux à
l’heure de leur mort mort, auprès desquels étaient des prêtres, mais ils
ne leur administraient point ce sacrement. J’ai aussi interrogé
là-dessus plusieurs de leurs clercs, tant moines, que prêtres ; mais ils
m’ont tous répondu que l’onction de l’huile sainte ne s’administre que
dans le baptême, duquel ils font consister toute l’essence dans
l’onction de cette huile, que le catholicos fait comme nous l’avons
observé ci-dessus. Il y a pourtant quelques gens, qui étant malades,
font appeler un _bère_, lequel bénit un peu d’huile de noix, ou d’olive,
et en oint les malades, mais cela n’est pas l’extrême-onction, ni les
saintes huiles.